Vous êtes ici : Accueil > Actualités > Mars 2007
Un lecteur du site m'a récemment demandé des informations sur le documentaire Die Jungen Nachtwalder d'Edmund Wolf. Ce documentaire sur le swinging london de la fin des années 60 est fort intéressant puisqu'il contient un passage où l'on voit Pink Floyd, filmé à l'UFO Club en 1967. La vidéo montre surtout les gens en train de « tripper » sur les improvisations du groupe et est à ce titre révélatrice de l'ambiance de l'époque !
Voir l'extrait avec Pink Floyd sur YouTube »
Vous la trouverez également sur le bootleg vidéo Missing Pieces sorti en DVD chez Psychedelic Closet Records (image ci-dessus).
Publié par manu 28/03/2007
Sources : article original, vidéo : Dirk2222 (en).
Le 24 avril prochain, la série Classic Album Under Review accueillera un nouvel épisode : c'est l'album Meddle qui sera traité. Au programme : vidéos inédites de Pink Floyd en concert & en studio, photographies inédites, analyses & critiques diverses etc. Le documentaire tient sur un DVD de 62 minutes.
Le communiqué de presse : Meddle : Classic Album Under Review - MVD.pdf
Publié par manu 28/03/2007
Sources : article original, informations tirées de l'article Floyd, Mott and Leonard Under Review (en) publié le 23 mars 2007 sur Anti Music (en) et de cette page du site officiel de MVD Entertainment (en). Image : MVD Entertainment (en).
Avis aux fans du Pink Floyd période Barrett, de nouvelles photos prises aux alentours de 1965 ont récemment fait surface ! Au total, 26 photographies ont été publiées sur cette page (en) du site floydien A Fleeting Glimpse (en).
Ci-dessous, deux morceaux de choix :
Publié par manu 28/03/2007
Source : article original, informations et photographies tirées de la page Rare gems, photos from around 1965 (en) du site A Fleeting Glimpse (en).
En début de mois est sorti un nouveau livre de référence sur Pink Floyd. Après In The Flesh, Glenn Povey remet le couvert pour Echoes : The Complete History Of Pink Floyd. Comme pour In The Flesh, le livre est principalement composé de dates de concerts & setlists (de 1962 à 2007) mais toutes ces informations ont été remises à jour ce qui en fait LA référence actuelle. Le livre propose également bon nombre de documents & photographies inédites, le tout imprimé sur 368 pages de papier glacé. Un bien bel ouvrage mais uniquement disponible en anglais pour le moment.
Ci-dessous, la table des matières :
Le livre est en vente sur cette page du site Amazon (fr) au prix de 54 €.
Publié par manu 28/03/2007
Sources : article original, information tirées de l'article Echoes: The Complete History Of Pink Floyd (en) publié le 24 janvier 2007 sur Brain Damage (en). Image : Amazon (fr).
Pour l'instant, cette nouvelle version du site est un véritable jeu de piste voir un sacré foutoir ! Voici donc de quoi vous y retrouver plus facilement avec cette liste des pages ou rubriques qui fonctionnent.
Rubriques :
Pages :


Publié par manu 25/03/2007
Article original, image : Yavanna Art (en).
Bienvenue dans la version 2 du site ! Au départ prévue pour la mi-2006, sa conception a pris du retard étant donné l'ampleur des modification effectuées. Il n'y a en fait plus grand chose de commun avec la version précédente :

La version actuellement en ligne est très incomplète et souffre probablement de bugs & autres imperfections. J'y travaillerai activement durant les jours qui viennent et publierai bientôt une liste des pages / rubriques fonctionnelles ; avec davantage d'explications.
En attendant, bonne visite à toutes et à tous
Publié par manu 23/03/2007
Article original, image : Patrick Heddles (en).
Lors d'un diner de gala pour la Coupe du monde de rugby, une guitare signée par les membres de Pink Floyd a été vendue aux enchères au profit d'une œuvre caritative. Il y avait visiblement des amateurs de Pink Floyd dans la salle puisqu'elle s'est envolée au pris de 37.000 $ soit 28.000 € !
Parmi les riches invités, on contait notamment le Prince Andrew et le millionnaire Eric Watson, ce dernier ayant remporté l'enchère finale. La somme sera reversée directement à la fondation Starship (en) qui s'occupe de la santé des enfants.
Publié par manu 23/03/2007
Sources : informations reprises depuis l'article Pink Floyd guitar proves popular at World Cup gala (en) publié le 21 mars 2007 dans Stuff.co.nz (en). Image : Avenue des jeux (fr).
Seriez-vous prêt à débourser 50 $ par année pour sauver l'industrie de la musique, en échange de quoi vous auriez le droit de télécharger autant de chansons et de disques qu'il vous plairait ?
Cinquante dollars par année par mélomane, c'est le montant qu'a avancé Peter Jenner, patron de Sincere Management. L'ancien économiste devenu agent d'artistes (Pink Floyd, The Clash, Billy Bragg…) s'exprimait dans le cadre d'une conférence intitulée Réinventer les modèles de paiement pour la musique numérique, présentée il y a quelques jours dans le cadre du festival South by South West, à Austin, au Texas.
Cette somme, estime Jenner, pourrait au minimum absorber les pertes subies par l'industrie au cours des dernières années. Elle pourrait peut-être même remettre l'industrie sur une pente ascendante tout en rendant la musique encore plus accessible. Connu pour ne pas avoir la langue dans sa poche, l'économiste-manager ajoutait du même souffle qu'un tel modèle serait impossible à mettre en place à cause de la manière dont les grandes entreprises ont façonné l'industrie…
Publié par manu 23/03/2007
Sources : reprise intégrale de l'article de Philippe Renaud 50 $ pour sauver la musique (fr) publié le 19 mars 2007 sur CyberPresse (fr). Image : NRK (no).
Le groupe Hommage à Pink Floyd sera en concert le vendredi 6 avril 2007 à la Maison des Congrès de Clermont-Ferrand, rue Abbé de l'Épée (fr). Le concert débutera à 20 h 30 et vous pouvez réserver vos place sur cette page du site de la Fnac (fr)
J'avais été les voir pendant l'été 2005 et c'était formidable donc je vous les conseille vivement ! Ils avaient joué de superbes versions d’Echoes, Shine On You Crazy Diamond, Sheep, Comfortably numb etc. Un monstrueux solo vocal sur The Great Gig In The Sky et une chorale d'enfants sur Another Brick In The Wall ! Il y a une discussion du forum qui en parle.
Ci-dessous, quelques extraits musicaux d'un de leur concert de 2003. Ils ont fait pas mal de progrès depuis mais ça permet de se faire une idée
Vous trouverez d'autres extraits et informations complémentaires sur le site officiel d'Hommage à Pink Floyd (fr).
Publié par manu 23/03/2007
Sources : article original, informations tirée du site officiel d'Hommage à Pink Floyd (fr). Image : HPF (fr).
Ci-dessous, un article paru sur CCTV (fr) sur les concert de Roger Waters à Lima et au Pérou.
Le fondateur de Pink Floyd, Roger Waters, a ravi ses fans avec sa musique à Lima, au Pérou. Une foule de 14 mille personnes s'est rendue lundi sur le lieu du concert pour écouter le pionnier d'une musique qui a défini une génération.
Le public était aux anges alors que le musicien britannique vétéran s'est replongé dans ses anciens succès tels que Wish You Were Here et The Final Cut. Au cours de la conférence de presse qui a précédé le concert, la star a parlé de ses fans en Amérique du Sud :
« En Amérique Latine, les gens sont extrêmement passionnés pour leur musique. Et je suis donc très content de venir ici. »
L'un des maîtres créatifs de Pink Floyd, Waters a porté avec brio pendant ses 40 ans de carrière les titres de guitariste, bassiste, d'auteur-compositeur ou de compositeur. Après le concert au Pérou, Waters poursuit sa tournée latino-américaine au Chili, en Argentine et au Brésil.
Publié par manu 22/03/2007
Sources : reprise intégrale de l'article de Baiyun Roger Waters en Amérique latine (fr) publié le 16 mars 2007 sur CCTV (fr). Image : Republica (it).
En automne 2007, Joe Boyd sortira un livre intitulé White Bicyles - Making Music in the 1960s. Pour mémoire, Joe Boyd est un célèbre producteur des années 60-70. Il a notamment produit le premier single de Pink Floyd, Arnold Layne/ Candy and a Currant Bun, London 66-67 et a co-fondé le fameux UFO Club, là où Pink Floyd acquis ses lettres de noblesses. Il a également découvert et produit le génial Nick Drake dont l'album Five Leaves Left (1969) est à écouter absolument ! Boyd a aussi travaillé avec la belle Nico (sur l'album Desertshore, 1971), Soft Machine, Fairport Convention, Richard Thompson, The Incredible String Band etc. Il s'est également occupé du département musique de la Warner Bros. et a fondé son propre label, Hannibal Records.
C'est justement le rachat de son label par Rykodisc qui décida Joe Boyd à écrire White Bicyles. « Après avoir quitté Palm/Hannibal/Ryko en 2001, j'ai tout de suite pensé “Je vais leur montrer à ces salopards ! Je vais crée un autre label !” » explique-t-il. « Mais ensuite j'ai repris mes esprits et je me suis dit que ce n'était pas une si bonne idée que ça. J'avais presque 60 ans et 2001 n'était pas vraiment la période la plus excitante musicalement parlant. »
White Bicyles - Making Music in the 1960s est sorti en mai 2006 chez Serpent's Tail (en) et sa version française est à paraître en automne 2007 chez les éditions Allia (fr).
Ci-dessous, quelques extraits du livre en anglais, la version française n'étant pas encore terminée.
![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() |
![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() |
![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() |
Un CD-Audio est également sorti sous le titre White Bicycles: Making Music in the 1960's - the Joe Boyd Story et contient 23 titres produits par Joe Boyd :
Publié par manu 22/03/2007
Source : article original, informations tirées des articles 60s London's Gentle Hedons (en) publié par Dave Gil de Rubio le 14 mars 2007 dans le East Bay Express (en), le site officiel de Joe Boyd (en), Amazon (fr) et Wikipedia (en). Images : Amazon (fr).
Je suis tombé tout à l'heure sur la vidéo complète de La Carrera Panamericana. Cette vidéo, un documentaire de 1992 sur la course automobile, présente à priori peu d'intéret pour un non-amateur de sport automobile. Mais elle a ceci de particulier que la bande-son a été entièrement composée par Pink Floyd et contient bon nombre de morceaux inédits !
Autre particularité : Nick Mason, David Gilmour et Steve O'Rourke (manager de Pink Floyd aujourd'hui décédé) participent à la course. Et ces deux derniers (Gilmour en tant que pilote, O'Rourke était son co-pilote) ont eu la mauvaise idée de se crasher ! Plus expérimenté, notre Nick Mason s'en est bien sorti et termine la course en huitième position.
Ci-dessous, la liste des titres avec, comme vous pouvez le constater, beaucoup d'inédits :
Voir la vidéo de La Carrera Panamericana » (une heure environ)
La bande-son est disponible sur bon nombre de bootlegs dont Z-Point And Beyond ou encore le coffret A Tree Full Of Secrets.
Publié par manu 22/03/2007
Sources : Article original, vidéo trouvée dans l'article Carrera Panamericana documentary by Pink Floyd (en) publié le 12 mars 2007 sur http://www.classicrallies.com[Classic Rallyes (en). Certaines informations proviennent de l'article La Carrera Panamericana (en) publié sur Wikipedia (en). Image : Amazon (en), retouches : manu.
Comme annoncé au début du mois, le Live from Abbey Road, auquel a participé David Gilmour, est sorti dans le circuit bootleg et en qualité professionnelle ! Après plusieurs versions de qualité moindre, un dénommé PaulCook (en) nous a sorti la version « ultime » sous le doux nom de Live From Abbey Road PAL DVD Upgrade - DVB-T Source.
Contrairement aux autres versions, celle-ci est une copie de flux directe : il n'y a donc aucune perte de qualité par rapport à la source. Et comme la chaine diffuse au format MPEG2 (autrement dit du DVD), la qualité est stupéfiante !
Spécifications techniques :
Le débit est donc légèrement inférieur à celui d'un DVD du commerce mais pour voir la différence, il vous faudra une télévision sacrément hors-de-prix ! Jugez par vous-même d'après quelques captures d'écran que j'ai faites (cliquez dessus pour avoir une version haute résolution).
![]() | ![]() | ![]() | ![]() |
![]() | ![]() | ![]() | ![]() |
![]() | ![]() | ![]() | ![]() |
Le DVD est actuellement en téléchargement Bittorent depuis cette page (en) de l'excellent forum de Yeeshkul (en).
Et si vous faites partie de la communauté d'échange du site, il y est également en téléchargement
Si vous captez la chaine Max TV (en) (Australie), le mini concert de David Gilmour y sera diffusé le 20 mai 2007. Une sortie commerciale est également prévue mais il n'y a pour l'instant aucune date officielle.
Publié par manu 22/03/2007
Sources : article original, informations recueillies depuis la page David Gilmour Live From Abbey Road PAL DVD Upgrade - DVB-T Source (en) publiée sur Yeeshkul (en) ainsi que le site de Sony BGM Australie (en). Capture d'image : manu.
Pour la première fois Pink Floyd sera en couverture du célèbre magazine rock, Rolling Stone. La revue anglaise consacre une grande partie de son numéro à l'histoire du groupe, en proposant notamment une réflexion intitulée How madness and excess destroyed the legendary band — Comment la folie et l’excès ont détruits le légendaire groupe.
Plus d'informations sont disponibles ici : Rolling Stone (en).
Publié par walmour 21/03/2007
Sources : Article original, informations tirées de l'article Pink Floyd Snags Our Cover (en) publié dans le magasine Rolling Stone (en) le 21 mars 2007.
Pendant le concert donné à Bogota, l'ex-leader de Pink Floyd avait fait installé, non sans ironie, un cochon volant (en référence à Animals) sur lequel était inscrit “Bush le mécène, bienvenue dans ton ranch colombien”. Cela confirme, une fois de plus, le dégout de Roger pour la politique du président des États-Unis. A travers ce geste, le bassiste démontre, d'une manière plus générale, qu'il est très impliqué sur les questions politiques et les enjeux majeurs du monde. Cet engagement est souvent la base de ces albums, on se souvient, par exemple, que dans The Final Cut il faisait de nombreuses allusions à Margaret Tatcher et à la guerre des Malouines. On peut ainsi dire qu'un Roger engagé et révolté est un Roger en forme !!!
Publié par walmour 12/03/2007
Sources : Article original, informations tirées du site Yahoo France
Roger Waters a récemment exprimé son désir de reformer Pink Floyd !
À propos du Live8, Roger Waters a déclaré : « Il était très important pour moi de faire le Live8, et c'était génial de se retrouver sur scène avec les trois autres. Il n'y avait que du positif et je n'hésiterai pas une seconde pour refaire quelque chose comme ça. Mais si cela devait être plus que pour quelques chansons, je pense qu'il y aurait certaines difficultés. »
Waters a également ajouté que les relations dans le groupe étaient essentiellement basées sur le travail.
« Je trouverai cela très cordial que l'on se parlent même si nous n'habitons pas le même monde, socialement parlant. Rick et moi n'avons jamais été de vrais amis. Dave et moi n'avons jamais été de vrais amis non plus. Alors le fait que nous ne soyons toujours pas de véritables amis n'a pas beaucoup d'importance dans nos vies respectives. »
Il admet également sa part de responsabilité dans la séparation du groupe.
« Je ne pense pas que l'un d'entre nous soit sorti fier de cette année 1985. C'était vraiment une sale période, très négative. En réalité, j'étais plus attaché à la philosophie et à la politique que les autres membres du groupe, particulièrement David. Quoi que j'ai pu faire, je l'ai fait pour protéger l'intégrité de ce qui me semblait important dans notre travail à nous quatre. Maintenant je réalise que c'était voué à l'échec. Pourquoi ai-je imposé mon point de vue sur notre travail alors que les autres ne pensaient pas comme moi ? J'ai eu tord de faire cela. »
Publié par manu 11/03/2007
Sources : traduction libre des articles Roger Waters wants Pink Floyd reunion (en), publié le 7 mars 2007 dans le New Musical Express (en) et Roger Waters wants Pink Floyd to reform for special events (en) publié le 6 mars 2007 sur The Rock Radio (en). Image : New Musical Express (en).
Ci-dessous, un article intéressant du Figaro sur la tendance actuelle de reformation des « dinosaures du rock » comme les Stooges, Police, Genesis et bien sur Pink Floyd !
On ne compte plus les grands groupes des années 70 et 80 qui succombent à la tentation de se reformer. Pur intérêt financier, démarche nostalgique ou réelle motivation artistique ? Enquête.
Le 11 février dernier, en jouant les premières notes de Roxanne, Sting, Andy Summers et Stewart Copeland rompaient plus de vingt années de silence. Marquant le coup d'envoi de la 49e cérémonie des Grammy Awards, qui récompense le meilleur de la production musicale de l'année écoulée, la prestation de Police à Los Angeles a éclipsé ce soir-là le reste des prestigieux invités. Trente ans après sa formation, le groupe créait à nouveau l'événement en annonçant une gigantesque tournée mondiale : les Etats-Unis au printemps, l'Europe à la rentrée. «Il y a encore trois mois, vous m'auriez dit que nous allions nous reformer, je vous aurais traités de dingues», déclarait Sting à la presse le lendemain. Depuis qu'il a largué ses camarades afin de se consacrer à une carrière solo à succès, le bassiste-chanteur avait toujours assuré que réformer Police ne l'intéressait pas. Entre ses albums de jazz-rock gonflés de prétention et sa mission de sauveur de la planète, cet ancien prof soignait son profil d'homme respectable. Pourtant, et même s'il lui aura fallu plus longtemps que bon nombre de ses contemporains, Sting a fini par succomber à son tour au syndrome qui se propage parmi les rockers de sa génération : la reformation. Un phénomène qui s'explique autant par le besoin d'argent et/ou de reconnaissance des artistes que par la pression des maisons de disques et des organisateurs de tournées. En particulier à l'heure où l'industrie musicale s'interroge sur ses sources de revenus.
Avant Police, Paris accueillera cet été Genesis avec Phil Collins (au Parc des Princes) et les Who (à Bercy) - sans parler des Rolling Stones au Stade de France. D'ici là, un nouvel album des Stooges aura paru, les premières séances en studio des Eagles depuis 1978 auront commencé, Rage Against the Machine et The Jesus and Mary Chain auront repris du service. Sans oublier un possible retour de Guns N'Roses… N'en jetez plus ! Chaque jour ou presque, un groupe séparé depuis lurette revient aux affaires. Simple effet de mode ou illustration d'un besoin de repli du public vers des artistes familiers, façon madeleine de Proust ? La tendance s'est amorcée à la fin des années 80, mais elle connaît son pic d'intensité aujourd'hui. Il sera bientôt plus facile de recenser les groupes qui ne se sont jamais reformés… La mort elle-même n'est plus un obstacle : deux des trois survivants des Doors ont repris la route en remplaçant Jim Morrison par l'obscur Ian Astbury (The Cult), sous le nom de Riders on The Storm. Robbie Krieger, leur guitariste, avance une explication sur le succès de ces initiatives de résurrection : « Si le public nous plébiscite, c'est parce que la musique produite aujourd'hui ne vaut pas grand-chose. En venant nous voir, les gens en ont pour leur argent. » Soit, en résumé : « C'était mieux avant. »
En se posant comme valeur-refuge d'une société en crise, les quinquas et sexagénaires du rock jouent à fond la complicité avec une population de baby-boomers qui refusent de vieillir. Au passage, leurs labels en profitent pour écouler des milliers d'exemplaires de leurs albums de référence - ce qui est nettement moins coûteux que de financer le lancement d'un nouveau disque -, tandis que les agents négocient des partenariats en béton avec des marques d'automobile ou des organismes de crédit. De leur côté, les assureurs blindent l'affaire, en espérant que les papys résisteront et, surtout, qu'un public nombreux mordra une énième fois à l'hameçon.
Il n'y a pas de raison : tant que Mick Jagger (64 ans cette année) et les autres gesticuleront sur scène, leurs contemporains venus les applaudir auront toute raison de croire que le temps n'a pas de prise sur eux et que l'heure de la retraite est loin. Le chanteur des Stones fut d'ailleurs lui-même un des premiers à constater les vertus du rétropédalage. Au milieu des années 80, il se lança en solo, pour mieux rivaliser avec les pop-stars de l'époque (Madonna, Prince), plus jeunes et branchés que lui. L'échec de son escapade le conduisit vite à faire amende honorable et à relancer la multinationale Rolling Stones : il est certes plus facile de vendre le même produit sous une marque connue qu'en changeant l'étiquette…
A la même époque, David Gilmour réactivait Pink Floyd, le temps d'une tournée des stades qui battit des records de fréquentation, alors qu'il ne remplissait que l'Olympia l'an passé sous son seul patronyme, avec quasiment la même formation. Avoir un groupe de rock n'est plus l'apanage de la jeunesse. Ce n'est pas Iggy Pop, 60 ans cette année, qui dira le contraire. Défiant à lui seul les lois de la gravité et de la souplesse, le chanteur originaire de Detroit n'a jamais quitté la scène, malgré de fréquents passages à vide. Voici une poignée d'années, après avoir longtemps écarté l'hypothèse, Pop a rappelé ses anciens complices des Stooges, le groupe qui lui mit le pied à l'étrier à la fin des années 60. On disait alors le chanteur atteint par des problèmes de santé, soucieux d'engranger des bénéfices afin de pouvoir financer son coûteux traitement - une hypothèse à mettre en parallèle avec la multiplication des lucratifs «pension tours», censés assurer aux vénérables rockers les moins fortunés un capital qui leur permettra de passer leurs vieux jours à l'abri, faute de retraite. Les frères Asheton, qui avaient vécu dans l'ombre et sans le sou pendant trente-cinq ans, se retrouvèrent ainsi du jour au lendemain à accompagner dans des salles pleines celui qu'ils avaient connu à ses tout débuts. Après moult tournées, le groupe annonce aujourd'hui la parution de The Weirdness, premier album depuis 1973. Une véritable étrangeté, au sens littéral. Car même s'ils sont nombreux à monter des tournées de retrouvailles, bien peu de groupes se reforment avec l'objectif de produire du neuf.
Le Velvet Underground, qui devait en 1993 faire un disque après une tournée de retrouvailles, en fut empêché à cause du caractère acariâtre de Lou Reed, trop habitué à être son propre patron depuis vingt ans pour accepter de partager le processus créatif avec d'autres. Evidence : souhaitée ardemment par les membres qui en ont le plus besoin, aussi bien sur le plan de la notoriété qu'en termes financiers, la reformation est parfois mal perçue par une superstar ayant appris à se débrouiller sans ses anciens camarades. Après vingt années de refus catégorique, Eric Clapton a consenti en 2005 seulement à renouer avec ses anciens complices de Cream, alors ruinés et accablés par des problèmes de santé exorbitants. Trente-sept ans après leur dernier concert, le power-trio a surpris en mettant la musique et elle seule au centre de l'affaire, lors de six shows à Londres et New York. Aucune suite n'ayant été donnée, l'expérience n'a pas pris les allures de la juteuse opération commerciale qu'elle aurait pu constituer, tant les offres de tournée mondiale ont dû être alléchantes de la part de tourneurs décidés à prendre leur part au passage.
Faire du neuf après des années de séparation, voilà aussi l'objectif de la réunion de Roxy Music. Même si le groupe n'a jamais vraiment cessé d'exister, il n'a rien enregistré avec Brian Eno depuis 1973, en dépit des annonces successives de Bryan Ferry à chaque sortie d'album solo (2007 n'échappant pas à la règle…). Les Who, eux, auront mis vingt-quatre ans pour livrer Endless Wire, un album qui peine à mobiliser l'auditeur plus de dix minutes. Mais que les fans se rassurent : la tournée qui va suivre fera l'impasse sur le disque pour se concentrer sur le répertoire historique du groupe.
Les formations des années 60 et 70 ne sont aujourd'hui plus les seules à recycler leur passé à grands coups de réunions éphémères. Depuis que les Sex Pistols, qui pourfendaient les habitudes des vieux dinosaures, y ont eux-mêmes sacrifié, toute une génération de musiciens a été décomplexée. C'est ainsi qu'on put revoir les Pixies, fleuron du rock indépendant américain des années 80, remettre le couvert en 2004. Interrogé sur la motivation de ces retrouvailles, le leader Franck Black fut franc et direct : « Just for money. »
Pour autant, l'argent ne saurait être considéré comme le seul moteur des projets de reformation. Quel intérêt financier supplémentaire Sting peut-il trouver à une tournée avec Police plutôt que seul ? De même, les Stooges ne permettront sûrement pas à Iggy Pop de remplir de plus grandes salles qu'en solo. A ce stade de notoriété et de fortune, les artistes sont d'abord animés par le plaisir. La nostalgie aussi, sans doute, afin de vérifier qu'il est possible de retrouver les mêmes sensations qu'à leurs débuts. Et enfin, surtout, le bonheur de porter à nouveau le répertoire qui les a propulsés au sommet. Ils ne sont pas si nombreux à pouvoir le faire…
Publié par manu 11/03/2007
Sources : reprise intégrale de l'article d'Olivier Nuc Les phénix du rock (fr), publié le 3 mars 2007 dans Le Figaro (fr). Image : Le Figaro (fr).
Le dernier single de Roger Waters, sera disponible, seulement en téléchargement, le 26 Mars. La chanson, intitulée Hello, I love You est extrait de la bande sonore du film The Last Mimzy, qui sera à l'affiche le 23 Mars. La chanson a été écrite en collaboration avec le producteur James Guthrie qui avait déjà travaillé avec Pink Floyd, notamment sur le film The Wall et l'album The Dark side of the Moon. Roger Waters a déclaré ceci à propos de cette chanson : « je pense qu'ensemble nous avons monté une chanson qui capture les thèmes du film - le désaccord entre les meilleurs et plus mauvais instincts de l'humanité, et la façon dont l'innocence d'un enfant peut gagner le jour. »
Le clip de la chanson est disponible sur cette page : Clip, "Hello, I Love You"
Ajout du 23/03/2007 : le clip de Hello I Love You est visible sur YouTube »
Sources : Article original, informations tirées des sites Uncut (en) et ShowBizz (en). Vidéo : teuba (en).
Depuis la mi-décembre 2006, un concours de la plus belle reprise d’Arnold Layne a été lancé sur cette page de MySpace (en) et le site officiel de David Gilmour (en). Le vainqueur a été sélectionné par les internautes ainsi que David Gilmour lui-même.
Le résultat est tombé il y a quelques jours, il s'agit du groupe israëlien Rockfour (en). Les petits veinards ont gagné une journée d'enregistrement dans les studios d'Abbey Road, là où furent enregistrés bon nombre d'albums de Pink Floyd. Mais ce n'est pas tout puisque le groupe gagne aussi un logo dessiné par Storm Thorgerson (le principal concepteur des pochettes de Pink Floyd avec son compère Aubrey Powell).
Sur cette page du site officiel de Gilmour (en), vous pourrez écouter toutes les versions qui ont été envoyées et il y en a plus de 500 !
Ecouter la — très belle — version de Rockfour, qui doit sortir son neuvième album en avril prochain, intitulé Memories of the Never Happened.
Publié par manu 07/03/2007
Source : article original, informations tirées des articles Israeli band wins Pink Floyd competition (en) publié le 4 mars 2007 sur Yedioth News (en), l'article Arnold Layne Winner (en) publié le 2 mars 2007 sur le blog de David Gilmour (en), la page officielle du concours (en) sur le site de David Gilmour (en) et la page officielle sur MySpace (en). Image : MySpace (en).
David Gilmour, né le 6 Mars 1946, fête aujourd'hui son soixante-et-unième anniversaire. Notons également que son dernier album solo, On A Island, souffle lui sa première bougie. Souhaitons un heureux anniversaire et une bonne continuation à David !
Publié par walmour 06/03/2007
Source : article original. Image : Tafn (en).
Le 29 août dernier, David Gilmour enregistrait 6 morceaux pour la série documentaire Live from Abbey Road : On An Island, Take A Breath, Smile, The Blue, Astronomy Domine et une version acoustique d’Echoes !
3 morceaux seront diffusés à partir de demain sur les chaines de télévision anglaises Channel 4 et More 4 (filiale numérique de Channel 4) : On An Island, Take A Breath et Smile. David Gilmour est accompagné de Rick Wright, Jon Carin, Guy Pratt, Steve Di Stanislao et Phil Manzanera.
Sur le site officiel du Live from Abbey Road (en), vous pouvez regarder un court extrait de Take A Breath.
Alors bien sûr, la majorité d'entre nous ne captent pas les télévisions anglaises. Mais More 4 émettant en numérique, on peut faire une copie parfaite grâce à un ordinateur équipé d'une simple carte TV. Remercions donc d'avance tous les petits anglais qui cliqueront sur leur bouton “Record” pour nous sortir de jolis DVD disponibles dans les jours qui viennent sur Internet
Publié par manu 02/03/2007
Source : article original, informations recoupées depuis l'article David Gilmour Remembers That Night And Abbey Road With Live Sets (en) publié le 27 février 2007 sur ChartAttack (en) et plusieurs autres articles publiés sur le blog officiel de David Gilmour (en) en janvier et février 2007.
Dernière modification : 24/11/2008.
Seedfloyd 2002-2007 | Photographie du lac Mono © Tim Gavin, tous droits réservés.