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Actualités de septembre 2006

Les liens du son

Guitare Höfner modèle 173, 1963 Alors qu'une centaine d'instruments appartenant à des guitaristes célèbres sont exposés à la Villette, L'Expressmag a demandé à certains de ces musiciens, comme M, ou David Gilmour, des Pink Floyd, d'évoquer leur fascination pour cet « obscur objet du désir »

David Gilmour, 62 ans

« On me surnomme “la guitare chantante de Pink Floyd”. C'est vrai que j'ai passé ma vie à essayer d'obtenir de ma Fender Stratocaster toutes les couleurs et les inflexions de la voix humaine. Je voulais détruire l'image insupportable du guitariste électrique qui saoule le public par d'interminables solos nombrilistes truffés de notes et d'effets de style vides de sens. Je me voyais plutôt comme un peintre du son, un fabricant de paysages sonores abstraits. Pour ce faire, j'ai travaillé sur les réverbérations, les notes étirées… La plupart de nos chansons sont nées de mélodies composées sur ma guitare. Elles avaient pour but de créer des atmosphères visuelles, planantes et mystiques. On voulait laisser libre cours à l'imaginaire. On a réussi : le public affirmait “voir” notre musique. »

Publié par manu 29/09/2006

Source : extrait de l'article Les liens du son (fr), publié le 28 septembre 2006 dans L'Express (fr). Propos recueillis par Paola Genone. Image : L'Express (fr).

Retour du côté obscur de la Lune

Roger Waters Roger Waters n’a jamais pensé interpréter l’intégrale de Dark Side of the Moon en solo. Du moins, pas avant que les organisateurs du Grand Prix de France lui soumettent le projet au printemps. L’idée a non seulement fait fureur auprès de l’artiste, mais elle a donné naissance à une vaste tournée, d’abord européenne, puis nord-américaine, qui amène l’ex-Pink Floyd à Montréal jeudi.

Cofondateur, bassiste, chanteur et principal compositeur de Pink Floyd après le départ de Syd Barrett en 1968, Roger Waters fait carrière solo depuis 1986, une trajectoire dont il n’a dérogé qu’à une occasion, lors de la réunion du groupe au Live 8 de 2005. À 62 ans, le bassiste, qui avait manifesté son intention de ralentir ses activités après la création de l’opéra Ça ira, reprend néanmoins le collier.

« Quand on m’a proposé ce projet, je me suis dit pourquoi pas… Ce sera plaisant. Je savais que ça signifiait qu’il faudrait bâtir un nouveau spectacle, mais le défi me tentait. Je réalisais aussi que ce serait insensé de faire une seule représentation. J’ai alors demandé à mon entourage de voir ce qu’on pouvait faire et ils m’ont immédiatement organisé sept ou huit spectacles. L’idée de remonter sur scène m’a très vite enthousiasmé. Il est très plaisant de se tenir devant une foule », a confié l’artiste au magazine Classic Rock.

S’avouant plus près de The Wall — l’œuvre-synthèse de Pink Floyd à ses yeux — que de Dark Side of the Moon, Roger Waters a trouvé stimulant le défi de reprendre ce dernier, un album qui a été vendu à plus de 40 millions d’exemplaires dans le monde et qui est demeuré — un record de tous les temps — 724 semaines dans le top 200 de Billboard. Encore aujourd’hui, 33 ans après sa parution, le 24 mars 1973, l’œuvre mythique continue de vendre de 8000 à 9000 exemplaires par semaine.

« J’aime toujours Dark Side of the Moon, a encore laissé savoir le bassiste. Et le défi de le représenter m’emballe. Comme l’œuvre est devenue immortelle, je pense qu’il est important de coller le plus possible à la version originale de l’album. Les musiciens avec qui je travaille (dont son fils Harry aux claviers) sont tous excellents et je pense qu’on y arrive bien. Tout ce qui se retrouve sur The Dark Side of the Moon est relativement facile sur le plan musical, mais très prenant sur le plan émotif. Je suis très fier de cette œuvre, qui demeure toujours pertinente 30 ans après sa création. »

Lorsqu’il montait sur la scène du PNC Bank Center de Holmdel, au New Jersey, le 6 septembre, il y avait quatre ans que Roger Waters ne s’était pas produit en Amérique du Nord. Lorsqu’il a entamé les premières notes de Speak to Me/Breathe, première piste de l’album légendaire, il y avait une bonne douzaine d’années qu’elle n’avait pas été entendue de ce côté-ci de l’océan. La dernière occasion remontait à la tournée The Division Bell, qui avait vu Pink Floyd (sans Waters) reprendre lui aussi l’intégrale du disque.

Selon l’artiste, la pérennité de l’œuvre est attribuable à l’universalité des thèmes qui y sont traités.

« Les thèmes centraux de Dark Side of the Moon, qui sont définis largement par les paroles, sont à la fois naïfs et sophistiqués. C’est le choc de l’émotion à l’état pur d’un côté et de la description d’expériences humaines communes de l’autre, qui lui donne sa puissance. C’est très senti et direct. Et j’en suis toujours aussi fier. »

En même temps, cet album marquait en quelque sorte le début de la fin pour Pink Floyd. « Le succès de Dark Side of the Moon nous permettait d’atteindre certains des buts que l’on s’était fixés en tant que jeune groupe. Soudainement, ce qui nous tenait ensemble est devenu moins fort… », s’est rappelé le bassiste au sujet de ses relations tendues avec David Gilmour.

Publié par manu 18/09/2006

Source : reprise intégrale de l'article de Kathleen Lavoie Retour du côté obscur de la lune (fr) publié le 15 septembre 2006 sur Cyberpresse.ca (fr). Image : Cyberpresse.ca (fr).

Tant qu'il est encore chaud...

La maison de Syd Barrett Les 29 et 30 novembre prochains, les effets personnels de Syd seront vendus aux enchères par Cheffins Auctioneers (en). Les plus fortunés pourront enchérir à loisir sur le vélo qu'il enfourchait pour aller faire ses courses, sur sa guitare, ses livres, ses meubles et quelques peintures inédites. L'annonce a été rendue publique un mois et demi après son enterrement… Un mois et demi. Quelque chose se serait-il perdu en route ? Quelque chose comme… le Respect ? Et on ne fait pas les choses à moitié puisque l'emballage y passe aussi ! La maison de sa mère qu'il occupait depuis 25 ans sera elle aussi mise aux enchères ; prix de départ : 300.000 £. Dépêchez-vous, il n'y en aura pas pour tout le monde !

Quelques liens

Cheffins Auctioneers

Cambridge Property Database

Cambridge Evening News

Publié par manu 16/09/2006

Source : article original, informations recoupées depuis les liens ci-dessus. Image : Cheffins Auctioneers (en).

 

Dernière modification : 24/11/2008