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In the Wake of Poseidon

Scan de la chronique de l'album In the Wake of Poseidon (King Crimson) par Paul Alessandrini, parue dans Rock & Folk en juillet 1970.

Scan de la chronique d'In the Wake of Poseidon

Transcription

Un premier disque, mais surtout un morceau, “21st Century Schizoïd man”, avait suffi à imposer ce groupe, et à en faire l'un des espoirs de la new pop anglaise. Puis, le groupe s'est séparé; aussi ne reste-t-il dans ce deuxième disque que Robert Fripp, Greg Lake et l'auteur des lyrics, Peter Sinfield. L'aventure musicale qui devait se prolonger avec ce deuxième disque semble s'arrêter ou prendre d'autres chemins. Si l'on sent que c'est là l'œuvre de musiciens intelligents, inventifs, le climat devient rapidement mélodramatique, presque gentil, comme une parfaite illustration de ce qui nous gêne dans la pop musique anglaise: des compositions qui refusent le balancement rythmé, où le feeling est rarement présent, et où les parties musicales ne sont là que pour mettre en valeur de “beaux textes”. La musique se veut douce, apaisante, avec des montées lyriques, très proches de la musique de variétés. Pourtant, un certain humour transparaît, dans un morceau comme “Cat Food”, où la voix du chanteur n'est pas sans rappeler celle de John Lennon; bien plus: le morceau entier ne serait pas déplacé dans l'œuvre des Beatles. “Pictures of a city” n'est pas sans points communs, avec “21st Century Schizoïd man”, peut-être même peut-on dire qu'il est, dans la lignée, une sorte de remake affadi, et qui n'atteint pas le grandiose de la première œuvre. Mais ceux qui acceptèrent le premier disque dans sa totalité, n'auront pas l'impression d'être trahis, bien que la progression de l'œuvre ne se soit pas confirmée.



Auteur de la page : Alistair (scan), Sydalie (transcription)

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