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Auteur Sujet: Un pape floydien !  (Lu 13860 fois)

roger keith

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25 février 2010 à 12:29
« Réponse #20 le: 25 février 2010 à 12:29 »
Je verrais plus un petit Fat Old Sun mais bon, pourquoi pas.

strum

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25 février 2010 à 12:59
« Réponse #21 le: 25 février 2010 à 12:59 »
Oh, moi, j'disais ça juste pour les cloches, hein, pas pour mon amour pour cet album ;-)

C'est sûr que je préferais aussi Fat Old Sun, version BBC 1971, bien longue, pour faire planer les fidèles...
"Without deviation from the norm, progress is not possible."

Frank Zappa

Blue-Berry

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25 février 2010 à 19:09
« Réponse #22 le: 25 février 2010 à 19:09 »
C'est marrant comme cette petite info de rien du tout fait causer ! Je ne m'attendais pas du tout à ça XD ...

Je ne pense pas qu'il établisse le moindre rapport entre le "message" (s'il y en un) de ce qu'il écoute de profane, et sa ligne de conduite spirituelle et philosophique.
Je pense par exemple aux nazis (je ne compare pas B16 à un nazi, attention) qui étaient capable de commettre les pires atrocités, et aussi bien de pleurer d'émotion en écoutant Wagner ou Liszt. Dans un registre proche un peu plus soft, j'ai connu des militaires qui étaient fans de Graeme Allwright, dont on ne peut pas dire que la sympathie pour l'armée soit débordante...

Ca veut dire simplement qu'entre les goûts musicaux et les options de vie personnelle, il peut y avoir une sorte de divergence, voire d'incohérence.
C'est tout le paradoxe de l'être humain...
Certains requins m'ont dit : "on va pas te manger,
Mais travaille ton crawl, ce sera plus prudent..."

Kermit

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28 février 2010 à 10:31
« Réponse #23 le: 28 février 2010 à 10:31 »
Cette info anecdotique montre aussi que le rock a vraiment perdu tout pouvoir subversif... Aujourd'hui, et depuis les années 80, c'est juste de la musique en tube, produite industriellement. Le look, les propos et les postures faussement rebelles ne sont que de la poudre aux yeux, une attitude convenue. Personne ne croit plus que cela aura un impact sur l'évolution de la société. La contre-culture rock n'existe plus.

Blue-Berry

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28 février 2010 à 13:09
« Réponse #24 le: 28 février 2010 à 13:09 »
Je suis assez d'accord avec toi, Kermit. On peut même faire remonter ça aux années 70. Pour une major, un artiste est un produit à vendre, rien d'autre. Et si pour vendre, il faut exploiter une image déjantée ou rebelle, on exploite cette image, même si elle est à contre-courant du système qu'elle semble dénoncer.
Et peut-être même d'autant plus.
Paradoxe et incohérence, disais-je plus haut...
Mais le fric met tout le monde d'accord.

CrazyFrench

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28 février 2010 à 13:14
« Réponse #25 le: 28 février 2010 à 13:14 »
Pourtant c'est tellement superficiel...
L'au delà, tout l'au delà est dans cette vie

Blue-Berry

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01 mars 2010 à 11:59
« Réponse #26 le: 01 mars 2010 à 11:59 »
Complètement.

CrazyFrench

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01 mars 2010 à 18:20
« Réponse #27 le: 01 mars 2010 à 18:20 »
Autant qu'on vive d'un un système monétaire, pourquoi pas. Après tout la monnaie permet la croissance, l'amélioration des condition de vie, elle amène la recherche et le développement ect.... Mais je trouve le système pourrit au possible, la crise n'ayant rien changer, où le seul but c'est de se faire le plus de fric possible, enrichissant quelque uns sur tout les autres, qui sont plus ou moins dans la merde car ils doivent toujours trouver de l'argent. Ce qui empêche de profiter totalement des bonnes choses de la vie comme la musique  :p

Ce doit être mon côté communiste qui ressort, pardon :D

Black Strat

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01 mars 2010 à 18:52
« Réponse #28 le: 01 mars 2010 à 18:52 »
DA Camarade, nous vaincrons ensemble le vilain capitalisme !
fait Gaffe Avec Ct'e hache Eugene !

Alistair

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04 mars 2010 à 10:26
« Réponse #29 le: 04 mars 2010 à 10:26 »
Cette info anecdotique montre aussi que le rock a vraiment perdu tout pouvoir subversif... Aujourd'hui, et depuis les années 80, c'est juste de la musique en tube, produite industriellement. Le look, les propos et les postures faussement rebelles ne sont que de la poudre aux yeux, une attitude convenue. Personne ne croit plus que cela aura un impact sur l'évolution de la société. La contre-culture rock n'existe plus.

Je suis assez d'accord avec toi, Kermit. On peut même faire remonter ça aux années 70. Pour une major, un artiste est un produit à vendre, rien d'autre. Et si pour vendre, il faut exploiter une image déjantée ou rebelle, on exploite cette image, même si elle est à contre-courant du système qu'elle semble dénoncer.
Et peut-être même d'autant plus.
Paradoxe et incohérence, disais-je plus haut...
Mais le fric met tout le monde d'accord.

Cette liste confirme plutôt que c’est le rock institutionnalisé (toutes époques confondues) qui n’est pas subversif. Si ma culture n’est pas trop défaillante, le rock s’est découvert cette vocation à devenir passe partout (mainstream) à partir d’un certain Dark Side Of The Moon... :sifflote:

La contre-culture n’a jamais cessé d’exister. New wave, musique industrielle, rap, techno, metal alternatif, musiques électroniques… qui peut encore croire que les artistes intéressants sont signés par des majors ?

Quant au fait que le rock n’aura plus d’impact sur la société, c’est assez vrai, mais cela vient de la société, pas de la musique. Il n’y a pas de mauvaises décennies, juste de mauvais mélomanes.

Blue-Berry

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04 mars 2010 à 10:50
« Réponse #30 le: 04 mars 2010 à 10:50 »
Plutôt d'accord avec ce que tu dis, Alistair. "Rock institutionnalisé" est le terme qiu convient.
Mais je ferais remonter cette tendance à bien avant Dark Side.
Aux Beatles et aux Stones.

Kermit

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06 mars 2010 à 13:23
« Réponse #31 le: 06 mars 2010 à 13:23 »
La contre-culture n’a jamais cessé d’exister. New wave, musique industrielle, rap, techno, metal alternatif, musiques électroniques… qui peut encore croire que les artistes intéressants sont signés par des majors ?

Quant au fait que le rock n’aura plus d’impact sur la société, c’est assez vrai, mais cela vient de la société, pas de la musique. Il n’y a pas de mauvaises décennies, juste de mauvais mélomanes.

Je me souviens que dans les années 90 quelqu'un avait comparé Janis Joplin et Bjork. Il disait en substance qu'intrinsèquement la seconde n'avait rien à envier à la première, elle était même plutôt meilleure dans le domaine musical stricto sensu, mais que jamais elle n'aurait le même impact sur la société qu'elle. Question d'époque effectivement... Le dernier "mouvement" musical qui, l'espace d'un ou deux ans, a pu sembler subversif a été le punk, et cela remonte maintenant à une bonne trentaine d'années.

Quand François sur ce forum nous raconte dans quelle ambiance il écoutait Pink Floyd ou Quintessence dans le Paris de l'après Mai 68 avec ses amis freaks, il pensait certainement, naïvement certes, qu'une contre-société était possible et que cette musique pouvait en être une sorte de préfiguration. Rien de tel aujourd'hui avec, par exemple, Supersilent. Oui, ce groupe norvégien est très bien intrinsèquement (nettement mieux même techniquement que les groupes équivalents de l'époque dont nous parlons), oui c'est agréable à écouter chez soi en chausson sur son lecteur de compact disk, en mélomane délicat et averti. Mais cela s'arrête là. Cette musique n'est pas porteuse de la même charge émotive et des mêmes rêves que la musique de la période psychédélique.

ZeZapatiste

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06 mars 2010 à 15:39
« Réponse #32 le: 06 mars 2010 à 15:39 »
Le dernier "mouvement" musical qui, l'espace d'un ou deux ans, a pu sembler subversif a été le punk, et cela remonte maintenant à une bonne trentaine d'années.

Je suis un peu jeune pour m'en souvenir, mais il me semble que le grunge a eu une grosse place aussi au début des 90's ?
Je pense aussi que tous les groupes genre Offsprings et autres Sum 41 sont le symbole de la jeunesse américaine fin 90's/début 00's, non ? Il suffit de regarder tous les films à base de facs d'outre Atlantique pour s'en rendre compte. Même si bien sûr ça n'a pas grand chose de subversif
Let the sun shine in

CrazyFrench

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07 mars 2010 à 10:31
« Réponse #33 le: 07 mars 2010 à 10:31 »
J'écoute aussi Supersilent (4, 6 et 8. Je sais pas s'ils ont d'autres albums) et pour rebondir sur le propos de Kermit, dont j'approuve le propos, en partie.

Le soucis c'est que la société s'individualise et ça se voit bien aussi au niveau de la musique avec l'absence de mouvement musical fort. Chacun écoute son truck et point. Je trouve que l'échange et la communication au niveau musical se résume, autour de moi, en majorité avec Bluetooth sur des tubs américanisés ou sans intérêt. Les personnes n'ont plus d'ouverture d'esprit pour tenter de s'intéresser à quelque chose, le découvrir, prendre le temps de l'écouter et voir ce qu'ils peuvent en tiré sur la durée. En gros c'est on veut tout, tout de  suite. Société de consommation...

A 16 ans (bientôt 17) j'ai l'impression d'être quasiment le seul dans mon entourage direct ou non, à écouter la musique que j'écoute. Soit le psychédélisme, le progressif, le krautrock, l'ambient, et tout les sortes de musiques expérimentales. Et dès que je fait écouter ça à des personnes, sauf 1 voir 2 dans mon club, on me prends pour un fou, vraiment.
Après, qu'on me prenne pour un fou, je relativise, mais je trouve vraiment dommage de ne pas pouvoir partager cette musique qui est pour moi très importante : elle est puissante, émotives, lourde de sens et de sensations et puis avec le surréalisme, elle fait partie des choses qui m'influence le plus au niveau de ce que j'appelle mon "schéma mental" et ma vision des choses

H2O

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07 mars 2010 à 11:49
« Réponse #34 le: 07 mars 2010 à 11:49 »
Le "s'était mieux avant", j'étais d'accord à un moment donné mais plus maintenant : les gens n'étaient pas plus tolérants (les années 30, tolérantes?), la violence partout (on s'étonne qu'on tue pour de l'argent mais rappelez vous qu'on se battaient dans des duels à mort pour un simple regard déplacé il y a encore cent ans).
Quant à l'absence de mouvement musical fort, ça doit être un lapsus, la période est metal, c'est évident : il n'y a qu'a regarder le succès fulgurant du Hellfest.

Kermit

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07 mars 2010 à 12:20 M
« Réponse #35 le: 07 mars 2010 à 12:20 »
Je crois que tu caricatures un peu nos propos. A titre personnel, je ne dirais certainement pas que c'était mieux avant d'une façon générale. En revanche, je dirais plus volontiers que la pop music a connu son véritable âge d'or à une période précise, qui dure de la fin des années 60 au début des années 70 (*). La plupart des sondages ou classements, qui valent certes ce qu'ils valent mais qui constituent malgré tout des indicateurs, montrent une nette sur-représentation des albums sortis dans ces années-là. Il y a une conjonction de facteurs qui peut expliquer cela mais tous ne relèvent pas de la musique stricto sensu mais aussi de phénomènes sociaux. A cette époque ce type de musique apparaissait porteur d'une espérance, de quelque chose de libérateur pour les jeunes gens de l'époque, une dimension qui a disparu ensuite.

Je me souviens d'une interview d'Arlo Guthrie où il disait en substance ue quelque chose s'était produit dans une partie de la jeunesse dans les années 1966/67, donnant naissance à un état d'esprit particulier qui n'a subsisté que quelques années (une génération, culturellement parlant, ne dure guère que 4 ou 5 ans). La période dite hippie a été un moment particulier dans notre histoire.

Les mouvements musicaux forts des ces dernières décennies, qu'ils soient "grunge" (phénomène que j'ai vécu en direct pour le coup alors que j'étais étudiant) ou "métal", correspondent juste à des tendances du marché, sans aucune perspective au-delà.

(*) Inversement, si l'on s'en tient à la seule pop music, à mes yeux, la pire période correspond à la seconde moitié des années 80.

H2O

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07 mars 2010 à 12:53
« Réponse #36 le: 07 mars 2010 à 12:53 »
Un age d'or oui, mais qui correspond aussi à la jeunesse de la génération du baby-boom. Il n'y a pas eu de mouvement d'identification aussi fort de la part des générations ultérieures. De là à dire qu'on juge plus un passé sublimé qu'une réelle qualité musicale il n'y a qu'un pas que je me refuse à faire, considérant également les 70's comme une période intense. Néanmoins, la question peut être posée, surestimons-nous les 70's?

A cette époque ce type de musique apparaissait porteur d'une espérance, de quelque chose de libérateur pour les jeunes gens de l'époque, une dimension qui a disparu ensuite.

On pourrait justement en dire autant du metal (sauf au niveau de l'espérance), apparut alors que le rêve hippie s'effondrait, révélant la naïveté d'une génération. C'est finalement cette libération qui a permit de s'éloigner des formats classiques, blues évidement, pour accoucher d'une réelle révolution musicale (cf Black Sabbath) qui n'avait rien de purement commerciale, même si effectivement elle se dirigeait dans le même sens que la société.

Le metal s'est d'ailleurs inscrit plus longtemps que n'importe quel autre genre de rock (mettons de 1980 avec la NWOEHM jusqu'à nos jours) car il correspond toujours à une société désabusée, qui a perdu foi en l'humanité. Il est fort car profondément actuel, comme pouvait l'être le psychédélisme dans les 60's.

Kermit

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07 mars 2010 à 13:25
« Réponse #37 le: 07 mars 2010 à 13:25 »
Un age d'or oui, mais qui correspond aussi à la jeunesse de la génération du baby-boom.

Effectivement, tandis que les années 80 correspondent à celles où cette même génération de baby-boomeurs a pris le pouvoir dans la société. De l'eau a coulé sous les ponts entre les deux périodes :euh:

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07 mars 2010 à 16:30
« Réponse #38 le: 07 mars 2010 à 16:30 »
Je crois qu'on a aussi tendance à idéaliser pour les gens de notre génération. Même si c'était d'une assez grande ampleur, toute cette génération rock était de la contre-culture, ce qui veut bien dire ce que ça signifie. Je suis d'accord avec H2O pour dire que le métal a pris durablement place dans la jeunesse d'aujourd'hui, ainsi que le rap. Et même si on peut le déplorer, le "R'n B" aussi. Et que ces styles sont représentatifs d'une frange de la population (que ce soit au niveau mode, façon de penser etc).
Je veux dire par là que c'est effectivement une "tendance de marché" comme tu le dis Kermit, mais on ne peut pas dire que toute la musique des années '60 - '70 était produite par pure philanthropie. Si cette musique sortait, c'est parce qu'elle était en phase avec la génération d'alors, on peut aussi dire que c'était une "tendance de marché". D'ailleurs on voit que ça n'a pas vraiment été inscrit dans la durée.
Je crois que le piédestal où l'on met la musique de cette époque avec des albums inscrits comme des références sont aussi témoins d'une envie de retour à ces années pour une frange de notre jeunesse (dont je soutiens qu'elles sont idéalisées, je pense que 9 "jeunes" sur 10 seraient incapables de vivre sans internet, téléphones portables et avec des TV en N&B). A une époque où on a plus que ce que nos ainés avaient, une paix relative plus renforcée, on se retrouve totalement désabusés (généraaaaaaaaaaation désenchantée, c'est plutôt nous je pense, peut-être à cause de grands changements que l'on sait à venir de notre vivant), et le métal et le rap sont représentatifs de tout cela, depuis une bonne vingtaine d'années. D'ailleurs ces styles ont assez peu évolué depuis.

Alistair

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08 mars 2010 à 10:43
« Réponse #39 le: 08 mars 2010 à 10:43 »
Le dernier "mouvement" musical qui, l'espace d'un ou deux ans, a pu sembler subversif a été le punk, et cela remonte maintenant à une bonne trentaine d'années.

La musique industrielle, le rap, la techno, le métal alternatif (dont le grunge fait partie) et certaines musiques électroniques sont fondamentalement des mouvements subversifs.

Quand François sur ce forum nous raconte dans quelle ambiance il écoutait Pink Floyd ou Quintessence dans le Paris de l'après Mai 68 avec ses amis freaks, il pensait certainement, naïvement certes, qu'une contre-société était possible et que cette musique pouvait en être une sorte de préfiguration.

Tu as tout à fait raison, mais faut-il regretter une époque qui n’a pas produit une musique meilleure (en terme de qualité et de diversité en tout cas), qui n’a pas changé les consciences et dont la « magie » est largement fantasmée ?

Je suis de ceux qui pensent que la musique est d’abord une expérience individuelle aux enjeux multiples, et qu’elle n’a pas besoin pour cela de participer d’un quelconque rêve collectif. Une contre-société ne naît pas d‘une espérance, elle découle d’une transformation de l’individu, et aucune euphorie collective n’accomplira jamais cette transformation. C’est une utopie.


Rien de tel aujourd'hui avec, par exemple, Supersilent. Oui, ce groupe norvégien est très bien intrinsèquement (nettement mieux même techniquement que les groupes équivalents de l'époque dont nous parlons), oui c'est agréable à écouter chez soi en chausson sur son lecteur de compact disk, en mélomane délicat et averti. Mais cela s'arrête là. Cette musique n'est pas porteuse de la même charge émotive et des mêmes rêves que la musique de la période psychédélique.

La musique de Supersilent est plus proche des transes immémoriales que du rock. C’est une musique forte qui parle au corps et à l’inconscient, pas une musique de salon. Le pouvoir du son à faire accéder à certains niveaux de consciences est connu, et il y a là quelque chose d’infiniment plus puissant que n’importe quel rêve collectif, qui n’est jamais qu’une projection des désirs et une machine à désillusions. 
 

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