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Auteur Sujet: Inrocks spécial PF - Economisez 7,90 €  (Lu 6995 fois)

Kermit

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29 octobre 2011 à 22:30 M
« le: 29 octobre 2011 à 22:30 »
Les Inrocks, magazine dont je ne pensais guère de bien jusqu'ici, a sorti un numéro spécial sur PF. Un des articles (ci-dessous) est disponible sur le web. Autant le dire tout de suite : c'est une merde sans nom :vendredi13:. J'ignore si le reste est du même acabit ou s'il y a quelque chose à sauver du naufrage mais, rien que pour ce vilain chancre, je ne l'achèterais pas : selon le journaleux, le morceau Atom Heart Mother est "une bouse", Echoes souffre de "longueurs et de son étalage de compétences instrumentales un peu grotesque vu d’aujourd’hui", le groupe pâtit de "la virtuosité d’un Gilmour dont les guitares planantes empêcheront toujours d’aimer Pink Floyd à la folie"... j'en passe et des meilleures. Finalement, mieux vaut sourire de cet étalage de mauvaise foi, de mauvais goût et de stupidités.

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Pink Floyd: 40 ans de bouleversements de l'histoire du rock

Groupe gigogne qui a accompagné et souvent initié quarante ans de bouleversements dans le rock britannique, Pink Floyd reste une des grandes énigmes de la pop music. En conciliant avant-garde et succès de masse, il continue de fasciner et d’influencer des générations entières de musiciens, pour le meilleur et pour le pire. Un extrait du Hors-série Inrocks déjà en kiosque, "Pink Floyd, la grande odyssée".

Si elle continue de nous amuser comme si nous étions enfants, c’est sans doute parce que l’histoire de la pop music ressemble à un gigantesque jeu de Lego ou à un Meccano pour la mémoire et les oreilles. Il y a ainsi des groupes qui, à travers les âges et au-delà des clivages esthétiques arbitrairement érigés entre eux, finissent par s’emboîter à la perfection et former d’étranges chaînes musicales qui résistent à toutes les torsions. Un exemple? En bout de chaîne, disposons le pétaradant single de1997 des Chemical Brothers, Block Rockin’ Beats, véritable rouleau compresseur pour dancefloors.

Perdu au milieu de la chaîne, un groupe anglais méconnu ayant marié cold wave et funk tribal au début des années80, 23Skidoo, et un morceau fondamental, Coup, dont le gimmick fut dépecé et remonté sur des ressorts big beat par les Frères Chimiques. Quant à l’origine de la chaîne, il faut remonter le temps jusqu’à1968 pour la dénicher, dans le loop d’intro de Let There Be More Light, premier titre du second album de Pink Floyd, A Saucerful of Secrets.

Trois groupes, trois décennies, trois fortunes très diverses, et pour peu qu’on ait la curiosité d’emprunter ce tunnel spatiotemporel, on en ressortira avec l’étrange sensation que PinkFloyd a posé sans le savoir les premières pierres de la techno. Etonnant, non? Pour peu aussi qu’on soit venu à la musique à la fin des seventies, lorsque le même Pink Floyd maçonnait du haut de son Olympe de pacotille le terrifiant The Wall, bientôt transformé en navet sur pellicule par le tâcheron Alan Parker, on aura du mal à croire que ce groupe fut un jour autre chose qu’une entreprise de bâtiment mégalomane dotée d’une filiale son &lumières et tenue par quatre polytechniciens vils et cyniques.

Les défricheurs

Tout au long des années 70, Pink Floyd était le groupe préféré des matheux, des grandes soeurs babas cool et des vendeurs de chaînes hi-fi . Depuis le début des eighties, il ressemble à un conseil d’administration dont chaque membre se déteste mais fait en sorte de préserver les intérêts financiers de la boutique commune. Depuis toujours, Pink Floyd est surtout l’ami des comptables, lesquels frôlent chaque fois l’orgasme en entendant la litanie spectaculaire des chiffres du seul The Dark Side of the Moon: 45 millions d’albums vendus sur terre depuis sa sortie en1973, quatorze ans de présence non-stop dans les charts US… Bref, ce groupe ne provoque pas d’emblée un désir fou et on comprend ceux qui l’abhorrent ou le méprisent sans l’avoir jamais vraiment fréquenté que de loin et à travers le tamis forcément réducteur des transistors.

Pour (re)découvrir Pink Floyd dans le bon sens, sur la longueur et dans la profondeur, il convient d’oublier tout ce que l’on sait de la Floyd Inc., de la compagnie Waters & Associés. Il convient aussi de laisser à part le Pink Floyd originel fondé autour de Syd Barrett, qui ne dura qu’une paire d’années (1966-1967), mais dont le génie précurseur n’est plus à démontrer, pas plus qu’il n’est besoin de rappeler combien les premiers singles (Arnold Layne, See Emily Play…) et le premier album, The Piper at the Gates of Dawn, constituent d’inépuisables sources d’inspiration et de félicité psychédélique. Tout le monde sait ça. Ce que l’on sait moins, en revanche, c’est à quel point Pink Floyd continua encore bien des années après la mise hors service de son leader (fusillé par le LSD et retourné en position foetale définitive chez sa mère à Cambridge avant d’y mourir en 2006) à arpenter des terrains vierges et à inventer sans cesse des propositions musicales dont on entend depuis quinze ans l’écho à peine brouillé sur les albums de Air, Mercury Rev, Spiritualized, Godspeed You! Black Emperor mais aussi The Flaming Lips, Massive Attack, Archive, Radiohead, Tool et de dizaines d’autres encore.

Si on saisit ici des pincettes en évoquant des “propositions musicales” plutôt que de la musique brute et solide, c’est parce que Pink Floyd n’a jamais vraiment réalisé après 1968 un disque que l’on puisse isoler comme un chef-d’oeuvre ou, tout du moins, comme une réussite manifeste et insécable. Chaque album publié jusqu’en 1977 (époque où les choses se gâtèrent pour de bon et où, de toute façon, il était grand temps d’aller voir ailleurs) possède des moments de fulgurance et des plages d’ennui ferme, des boursouflures risibles et de purs instants de grâce, des passages d’une créativité inouïe et d’autres qui évoquent une espèce de flatulence musicale à peine tenable. Hormis les Beatles du double album blanc et de la face deux d’Abbey Road, dont le Pink Floyd seventies s’évertua à prolonger et décliner les audaces formelles et sonores, personne dans la pop music n’aura aussi singulièrement fait se rejoindre l’avant-garde et le box-office, la marge et le centre, comme des têtes chercheuses roulant des pelles aux têtes de gondoles.

Mieux qu’un groupe, Pink Floyd sera un atelier, un laboratoire où la substance des sons environnants (la nature, l’organisme) comme celle des sons produits par les instruments (de musique, de cuisine, de torture ou de mesure) feront l’objet d’une dissection, d’une analyse et d’une transformation par accouplements, gre es, fusions et transfusions. Mais, contrairement à d’autres cellules de recherche concurrentes (Soft Machine, Gong ou Can), le labo Pink Floyd sera aussi doté d’une branche publicitaire, d’un générateur d’images et de concepts qui le rendront, sinon accessible, au moins rayonnant aux yeux du public, lui assurant des moyens et une notoriété suffisants pour prospérer sans entrave.

Les témoins

Avant qu’il ne décroche la lune avec The Dark Side of the Moon, Pink Floyd vendait en moyenne 250 000 exemplaires de chacun de ses albums, un peu moins de ses musiques de films pour Barbet Schroeder (More en 1969, Obscured by Clouds, B.O. du film La Vallée en 1972) ou Antonioni (Zabriskie Point en 1970). Mais il demeurait, malgré ces chiffres relativement modestes, le groupe le plus célèbre à avoir émergé du chaudron psychédélique anglais et l’un des rares à y avoir survécu sans dommage –Syd mis à part–, accompagnant au plus près le glissement d’une époque vers une autre, la mutation d’un moment furtif d’effervescence collective vers une période plus austère de réflexions et de questionnements métaphysiques.

Si Pink Floyd a incarné longtemps le groupe pop quintessentiel pour les élites artistiques (en dehors du cinéma intello-hippie, le groupe travailla notamment avec le chorégraphe Roland Petit), c’est non seulement parce qu’il est l’un des rares à avoir fait passerelle entre l’underground et la masse, mais surtout parce qu’il a donné l’illusion, à une époque très portée sur les jointures extrêmes, que le rock était un matériau à partir duquel on pouvait bâtir du désir sur du désordre, du beau sur des ruines, brouiller les pistes entre l’éphémère et le sacré. Ce n’est sans doute pas par hasard que Pink Floyd, en 1972, s’en alla se faire filmer jouant sans public dans le décor naturel de Pompéi, comme une prémonition de sa décadence certaine, pour ce qui reste comme l’un des carambolages visuels (et accessoirement musicaux) les plus sidérants de la décennie 70.

Pour le pire, Pink Floyd incarne donc jusqu’à l’abjection ce moment où le rock bascula dans le sérieux, où les disques longue durée supplantèrent les singles, où les gadgets stéréo prirent le pas sur les chansons, où la prétention opératique remplaça en Angleterre (les Who, Moody Blues et consorts) toute autre approche plus intuitive et innocente, adolescente et immature de l’écriture pop qui avait prévalu jusque-là.

Les expérimentateurs

Mais Pink Floyd, avant tout, c’est ce fabricant de musique pour tout le monde. Toutes les formes de musique, y compris les plus banales, traversent les albums de Pink Floyd, particulièrement jusqu’en 1973, un peu comme le rayon lumineux traverse la pyramide de The Dark Side of the Moon. Grand récupérateur, véritable aspirateur à sons (du blues claudicant des années 20 au folk Greenwich Village, de l’électroacoustique au jazz, de la musique concrète à la pop, tout y passe, tout se recycle), Pink Floyd va, de par les personnalités complexes qui le composent, fonctionner comme une usine à gaz pendant des années puis naturellement exploser lorsque le tout-à-l’ego remplacera l’étrange cohésion de contraires avec laquelle il avait appris à composer depuis le milieu des années 60.

Le second disque expérimental du double album Ummagumma, publié en 1969, offre un aperçu saisissant de la cacophonie floydienne: Barrett sorti du décor, c’est d’abord la désunion qui l’emporte, et chacun des membres aligne ses morceaux, expérimente en solo, trifouille ses machines sans se préoccuper du sens commun. A cet exercice, Roger Waters est le plus sobre (le mélancolique et acoustique Grantchester Meadows), Richard Wright le plus pompier (le concerto Sysyphus en quatre actes a pris un sacré coup de vieux), David Gilmour est le plus inspiré, mélangeant sur les trois volets de The Narrow Way guitares slide, friture électronique et dramaturgie pop, tandis que Nick Mason teste tout son set de batterie et tous les effets stéréo super-chouettes de l’époque sur son Grand Vizier’s Garden Party.

Une fois que chacun a fait mumuse dans son coin, les choses sérieuses peuvent débuter –et la décennie 70 aussi. Atom Heart Mother (1970) et Meddle (1971) sont deux albums inaboutis et admirables bâtis sur le même schéma: un long morceau démonstratif sur une face et des friandises plus digestes sur l’autre. Les deux mamelles d’Atom Heart Mother (l’album à la vache) vont nourrir pendant des décennies le meilleur et le pire du rock à venir. Le morceau titre incarne la matrice du rock progressif (roulements de tambour, cuivres de péplum, choeurs de requiem et longues digressions de guitares planantes). Bref, c’est une bouse, comme le souligne involontairement la pochette.

En revanche, la face allégée est une merveille insolite faite de bric et de broc, partagée entre ballades bucoliques et languides dignes des Kinks (If, Fat Old Sun), pop luminescente (la splendeur solaire de Summer of ‘68) et un mini-vaudeville en trois volets charmants (Alan’s Psychedelic Breakfast). Meddle (l’album à l’oreille) est encore plus inventif, quasi new-wave, plus proche de Brian Eno que d’Emerson, Lake and Palmer. One of These Days pourrait figurer sur le dernier Air, A Pillow of Winds, Fearless, San Tropez retrouvent quasiment la candeur originelle des chansons de Barrett, sans un gramme de mauvaise graisse. Et l’intrusion du kop de Liverpool chantant You’ll Never Walk Alone demeure une trouvaille toujours aussi épatante.

Quant à la pièce monumentale, Echoes, en dépit des longueurs et de son étalage de compétences instrumentales un peu grotesque vu d’aujourd’hui, elle est traversée d’une fièvre organique (la fulgurance électrique de Miles Davis est passée par là) qui remue toujours un peu les tripes. Avant le décollage de la fusée The Dark Side of the Moon, la musique du film La Vallée (Obscured by Clouds) est mieux qu’un exercice de commande, et on y trouve d’excellentes chansons concises (Burning Bridges), malheureusement étouffées par la virtuosité d’un Gilmour dont les guitares planantes empêcheront toujours d’aimer Pink Floyd à la folie.

Les modèles

En mars 1973, donc, Pink Floyd passe définitivement de l’autre côté du miroir avec ce Dark Side of the Moon qu’il est si convenable de détester en société (un album qui se vend autant est forcément suspect) mais si difficile à haïr totalement. Certes, on en voudra longtemps à tous les pénibles qui nous l’ont imposé de force pour épater la galerie, réveillant en eux le démonstrateur de chez Darty qui sommeillait et en nous le meurtrier potentiel lorsque, en musique, le son devient l’objet central du jugement. Mais une fois calmé ce vieux débat, il reste un disque qui, mieux qu’aucun autre, symbolise une époque par son outrance, sa suffisance, mais également par sa naïveté, son désir sincère d’élever l’auditeur vers des sphères jamais atteintes.

Dans sa croisade désormais affichée contre le matérialisme qui gangrène la société post-hippie, Waters donne naissance, à l’époque sans le vouloir, à l’album yuppie par excellence (combien de fois Money a-t-il illustré depuis les cours de la Bourse ?), ce qui n’arrangera pas ses névroses et notamment sa paranoïa grandissante. Boursouflé, boudiné, gorgé comme une outre de ces choeurs de femelles et plombé par un intolérable saxophone, The Dark Side of the Moon apporte toutefois des innovations (notamment les claviers space rock de Richard Wright et les effets de bandes magnétiques pilotés par Waters) qui influenceront durablement tous les bidouilleurs electro et les vagues successives de groupes néopsyché, de Cure à Spiritualized ou Mercury Rev –dont les albums respectifs Ladies and Gentlemen… et See You on the Other Side sont des descendants directs de The Dark Side of the Moon.

Après ça, Pink Floyd commence à ne plus sentir du tout la rose. Wish You Were Here (1975) est une sorte de testament mélancolique avec un retour en arrière quasi foetal sur les années Barrett. D’Animals (1977) en revanche, c’est encore la pochette qui accuse le moins l’érosion du temps, même si par-ci par-là se glanent à leur écoute quelques passages climatiques encore supportables. Il y aura ensuite cette pierre sur l’estomac et la conscience que fait encore peser The Wall trois décennies après sa construction, même si un courageux osera ici prendre la défense de ce disque monstrueux.

L’essentiel, à l’heure où paraît une nouvelle intégrale et plusieurs coffrets autour des albums charnières, c’est d’imaginer à quoi aurait ressemblé le rock moderne, voire le monde moderne, sans Pink Floyd. Y aurait-il eu le punk, qui s’est bâti en réaction à ces dinosaures progressifs dont ils étaient l’emblème absolu ? Quid de la new-wave, qui leur a emprunté tant de drapés sonores et tant de feuilletés de voix (de Cocteau Twins à Ride, cherchez bien)? Et l’electro qui, de KLF à TheOrb (qui ont parodié jusqu’à leurs pochettes), de Massive Attack à Archive, a toujours montré une bienveillance coupable pour ces reliques d’un autre âge? Et le postrock? Et l’industrie de la pyrotechnie? Et les fabricants de cochons volants? Et les vaches? Et le BTP? Et la centrale électrique de Battersea à Londres, qui aurait sûrement été réduite à un tas de gravats si Pink Floyd n’en avait pas, grâce à la pochette d’Animals, fait un monument historique? Et Dieu dans tout ça? Et Darty?

Christophe Conte

En kiosque, le hors-série Inrocks, "Pink Floyd, la grande odyssée", 98 pages, 7,90 euros.

GilFrippMour

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29 octobre 2011 à 23:34
« Réponse #1 le: 29 octobre 2011 à 23:34 »
Le raprochement entre Echoes et Eno fait sourire quand même.
Comme la réduction du prog à des cuivres et de la guitare planante.
Ou encore associer PF à étalage de compétences instrumentales.

Mais bon écrire quelque chose de cohérent véridique et correctement argumenté c'est pas donné à tout le monde. Mais alors vraiment pas.
"Imagines-toi une œuvre si gigantesque que le monde entier s’y reflète"
" Si l'on savait comment Mahler nouait sa cravate, on apprendrait plus qu'en trois années de conservatoire"

dteuz

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29 octobre 2011 à 23:58
« Réponse #2 le: 29 octobre 2011 à 23:58 »
je me demande ce qu'il lui est arrivé à ce type qui a écrit ça ?
petit, il est tombé sur la tête car sa mère, pendant le sein, faisait de la "air guitar"pendant les 20 mn de atom ?
s'est fait renvoyer de la maternelle, car sa maitresse était fan de Clare Torry ?
son école primaire a été détruite, pas comme la centrale d'animals ?
en 6° il s'est fait casser la gueule par un grand 3° qui chantait "we don't need no educ..." ?
son grand père rêveur  était postier pendant la guerre ?
sa 1° petite amie la quitté  en apprenant a voler ?
son avocat a baclé son divorce pour aller voir le concert de chantilly ?
il a du changer son nom et rajouter TE ?
Over the rainbow, I am crazy....

Que se passe-t-il quand tu écoutes un disque de country à l'envers ?
Tu sors de taule, ta femme revient, ton chien ressuscite et ton camion se répare tout seul.

roger keith

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30 octobre 2011 à 00:14
« Réponse #3 le: 30 octobre 2011 à 00:14 »
:lol:

Kermit

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31 octobre 2011 à 17:25
« Réponse #4 le: 31 octobre 2011 à 17:25 »
Ou encore associer PF à étalage de compétences instrumentales.

Oui. Personnellement, je n'ai rien contre une analyse critique du phénomène Pink Floyd. Au contraire, car je n'aime pas l'esprit "groupie". Mais je veux lire des critiques pertinentes quand on entend me les vendre 7, 90 €, alors même que de nos jours on peut en lire gratuitement à gogo sur le net (les journalistes n'ont plus le monopole de la parole publique, il serait temps que certains d'entre eux l'intègrent réellement !).

Des critiques journalistiques payantes doivent donc apporter quelque chose de plus qualitativement que des critiques gratuites d'internautes (parfois très bien d'ailleurs). Or ce Christophe Conte maîtrise mal son sujet (moins que n'importe lequel d'entre nous ici) et surtout affiche une attitude/un style de gros con parisien snobinard branchouille aux avis aussi tranchés que merdiques.

Un exemple de questionnements pertinents si l'on aborde ce thème des compétences instrumentales : comment PF est-il parvenu à percer et à connaître un succès durable alors même que : ses membres sont justement plutôt limités en tant qu'instrumentistes (et en tant que chanteurs aussi) ; à l'époque de leurs débuts, à la grande époque du rock progressif où la virtuosité technique était pourtant prisée, PF avait pour concurrents des groupes nettement meilleurs sur ce plan ?

Cela conduirait à rechercher les véritables raisons (et à dissiper les malentendus) de leur popularité, particulièrement dans la France des années 70.

Alistair

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31 octobre 2011 à 21:48 M
« Réponse #5 le: 31 octobre 2011 à 21:48 »
Bon article. Provocateur dans le style mais clairvoyant sur le fond. Ce n’est pas une analyse mais un portait, sans concessions certes, mais soucieux de maintenir un équilibre entre le pour et le contre. Je pense qu’il s’agit de l’édito du numéro en question et que si analyses il y a, c’est 7,90€ pour les lire.

Je me délecte toujours autant de la réaction des fans vexés qui attaquent l’auteur sur sa personne ou déforment ses propos ^^. D’ailleurs, il ne compare pas Echoes à Eno, mais dit que Meddle se rapproche plus d’Eno que d’ELP. De même, il ne réduit pas le progressif aux cuivres/chœurs/digression mais les désigne comme la matrice. Quant à Gilmour, ses interventions ont plus d’une fois été la solution clé en main pour colmater des disques un peu chiches en idées. Si c’est dans ce sens qu’est utilisé le mot « étalage », j’y souscris.

 
Un exemple de questionnements pertinents si l'on aborde ce thème des compétences instrumentales : comment PF est-il parvenu à percer et à connaître un succès durable alors même que : ses membres sont justement plutôt limités en tant qu'instrumentistes (et en tant que chanteurs aussi) ; à l'époque de leurs débuts, à la grande époque du rock progressif où la virtuosité technique était pourtant prisée, PF avait pour concurrents des groupes nettement meilleurs sur ce plan ?

Cette question serait pertinente s’il y avait un lien entre compétences instrumentales et succès, or il n’y en a pas. Aucun disque progressif ou notablement technique n’a explosé au box office dans les années 70. Les grosses ventes s’appelaient Beatles, Stones, Led Zep, Who, Elton John ou ABBA. Lorsque DSOTM est sorti, le disque le plus vendu était Tapestry de Carole King il me semble (du folk). 

Le succès de masse s’explique par trois facteurs. La promo, le caractère accessible/accrocheur de la musique vendue et un contexte favorable. PF réunissait ces trois facteurs, tout comme Michael Jackson 10 ans plus tard.

Kermit

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31 octobre 2011 à 22:33
« Réponse #6 le: 31 octobre 2011 à 22:33 »
il ne réduit pas le progressif aux cuivres/chœurs/digression mais les désigne comme la matrice. Quant à Gilmour, ses interventions ont plus d’une fois été la solution clé en main pour colmater des disques un peu chiches en idées. Si c’est dans ce sens qu’est utilisé le mot « étalage », j’y souscris.

En fait, le journaleux rejette en bloc le rock progressif : "Le morceau titre incarne la matrice du rock progressif (roulements de tambour, cuivres de péplum, choeurs de requiem et longues digressions de guitares planantes). Bref, c’est une bouse, comme le souligne involontairement la pochette." Visiblement, pour lui, le rock doit être sautillant, ne pas aller au-delà de 2-3 accords comme dans le punk et ne pas dépasser le format radio de 4-5 mn...

Toujours d'après lui, c'est le morceau Echoes qui ferait (le plus) "étalage de compétences instrumentales un peu grotesque vu d’aujourd’hui". Pourquoi grotesque ? En quel sens ? Et où se trouvent les performances instrumentales ?

A mes oreilles, c'est simplement un des très rares morceaux de cette longueur (25 mn quand même) à tenir la distance, à n'être à aucun moment ennuyeux mais au contraire à donner toujours l'impression d'avancer. Bref, Echoes apporte toujours à l'auditeur beaucoup de plaisir aujourd'hui comme il y a 40 ans et comme certainement dans 40 ans encore. cela restera comme une réussite de la musique populaire de la seconde du 20e siècle.

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Cette question serait pertinente s’il y avait un lien entre compétences instrumentales et succès, or il n’y en a pas.

Je suis bien entendu d'accord sur ces facteurs du succès (promo, caractère accessible/accrocheur de la musique vendue et contexte favorable). C'est ce qui a permis (particulièrement aux USA) à Darkside of the Moon de se vendre comme des petits pains. Mais est-ce pour ces raisons que toi Alistair tu es sur Seedfloyd ce soir, et moi aussi Kermit, et que les Inrocks font un numéro spécial 40 ans après ? Pourquoi sommes-nous encore nombreux en 2011 à aimer ce groupe alors qu'il a existé depuis (et déjà à l'époque pré-Darkside) quantité de meilleurs instrumentistes, meilleurs chanteurs, groupes ayant bénéficié de plus de promo, ayant sorti des mélodies plus accrocheuses et des textes plus au goût du jour ? Qu'est-ce qu'on trouve chez PF qu'on ne trouve pas ailleurs de la même manière ? Voilà, c'est ce que je voulais dire plus précisément.

GilFrippMour

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01 novembre 2011 à 00:24
« Réponse #7 le: 01 novembre 2011 à 00:24 »


D’ailleurs, il ne compare pas Echoes à Eno, mais dit que Meddle se rapproche plus d’Eno que d’ELP.


Ah zut! Et moi qui était persuadé d'avoir utilisé le mot "rapprochement"...

Le raprochement

Ah bah si finalement.

Et il n'a pas utilisé "étalage", mais "étalage de compétences instrumentales", ce qui sous entend clairement du démonstrationisme, ce qui est plutôt approximatif.

Le type qui a écrit ça n'avait probablement aucunement l'intention que ce qu'il a écrit soit appréhendé de manière totalement objective et littérale.

Et montrer son désaccord par rapport à une "critique" qui n'est ni plus ni moins qu'une provocation bâtie sur de l'air dégazé (une provocation peut être bien construite après tout), ce n'est pas forcement un comportement de fans vexés, attention aux amalgames. Bon il y a aussi des fans vexés.

dteuz

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01 novembre 2011 à 07:21
« Réponse #8 le: 01 novembre 2011 à 07:21 »
Bon article. Provocateur dans le style mais clairvoyant sur le fond.
ce n'est que de la provocation, j'en suis sûr que même P Maneouvre qui n'est pas tendre avec le prog en général serait dire au moins UN aspect positif sur l'ensemble de la carrière  de PF...
je ne m'amuse pas à discuter du dernier album techno a la mode(à moins que la mode ai déjà changé) car mon discours ne serai être impartial, ce qui est la base de la bonne foi (et du journalisme)

roger keith

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01 novembre 2011 à 09:36
« Réponse #9 le: 01 novembre 2011 à 09:36 »

je ne m'amuse pas à discuter du dernier album techno a la mode

Si tu parles de la daube qui passe à la radio, c'est bien loin de la techno.

dteuz

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01 novembre 2011 à 10:01
« Réponse #10 le: 01 novembre 2011 à 10:01 »

je ne m'amuse pas à discuter du dernier album techno a la mode

Si tu parles de la daube qui passe à la radio, c'est bien loin de la techno.


critique pas la daube heing, la viande que j'utilise est extrabonne, je le sais , c'est moi qui l'élève...

sinon j'ai rajouté la la parenthèse car j'ignore tout des mouvements de mode musicale.

Alistair

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01 novembre 2011 à 20:40
« Réponse #11 le: 01 novembre 2011 à 20:40 »
En fait, le journaleux rejette en bloc le rock progressif : "Le morceau titre incarne la matrice du rock progressif (roulements de tambour, cuivres de péplum, choeurs de requiem et longues digressions de guitares planantes). Bref, c’est une bouse, comme le souligne involontairement la pochette." Visiblement, pour lui, le rock doit être sautillant, ne pas aller au-delà de 2-3 accords comme dans le punk et ne pas dépasser le format radio de 4-5 mn...

Les Inrockuptibles est un journal d’opinion. Ils défendent une certaine idée du rock (tout à fait respectable) et méprisent le reste (c’est leur problème). Une fois qu’on sait ça et qu’on a dépassé sa susceptibilité, je pense qu’on peut y trouver un point de vue iconoclaste non dénué d’intérêt.

Toujours d'après lui, c'est le morceau Echoes qui ferait (le plus) "étalage de compétences instrumentales un peu grotesque vu d’aujourd’hui". Pourquoi grotesque ? En quel sens ? Et où se trouvent les performances instrumentales ?

Les inrocks sont attachés à une utilisation plus spontanée, plus sobre, de la guitare. Pour eux, c’est un instrument d’accompagnement (blues, folk, rock indé) ou bruyant (punk, noise, shoegaze). On comprend donc qu’un guitariste comme Gilmour soit encore trop ostentatoire, trop héroïque, et que le fait de vouloir émerveiller par une performance soliste leur paraisse naïf ou grotesque. Dans la mesure où les solos de guitare en général me rasent, je comprends un peu ce point de vue.

Pourquoi sommes-nous encore nombreux en 2011 à aimer ce groupe alors qu'il a existé depuis (et déjà à l'époque pré-Darkside) quantité de meilleurs instrumentistes, meilleurs chanteurs (…) ayant sorti des mélodies plus accrocheuses et des textes plus au goût du jour ?

Des groupes vieux de 40 ans toujours écoutés et appréciés aujourd’hui, il y en a plein. Certains sont moins accessibles/accrocheurs, moins bons musiciens et surtout moins bien promotionnés. Du coup, ta question pourrait s’étendre à eux aussi et ne concerne pas spécifiquement Pink Floyd.

Ah zut! Et moi qui était persuadé d'avoir utilisé le mot "rapprochement"...

Il rapproche Meddle d’Eno plus que d’ELP (voilà la partie importante) pour le différencier du progressif orthodoxe et souligner sa sobriété. C’est même élogieux car on peut y comprendre qu’Echoes préfigure l’ambient pour l’auteur. En résumé, pour lui, PF vieillit mieux que d’autres mais reste par certains aspects le produit de son époque. Et je souscris à ça, aussi. 

(…) une "critique" qui n'est ni plus ni moins qu'une provocation bâtie sur de l'air dégazé (…)

Tu t’enfonces.

roger keith

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01 novembre 2011 à 20:58
« Réponse #12 le: 01 novembre 2011 à 20:58 »
Oh Alistair :amour:
XD

GilFrippMour

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01 novembre 2011 à 22:02
« Réponse #13 le: 01 novembre 2011 à 22:02 »

Tu t’enfonces.

Où ça ?
Après je suis conscient que je peux creuser profond, t'inquiète pas.

Et puis en plus certains bouts de morceaux d'ELP ont beaucoup de points communs avec certains bouts d'Echoes. Donc je maintiens que ma remarque.

dteuz

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01 novembre 2011 à 22:58
« Réponse #14 le: 01 novembre 2011 à 22:58 »
Les Inrockuptibles est un journal d’opinion. Ils défendent une certaine idée du rock (tout à fait respectable) et méprisent le reste (c’est leur problème). Une fois qu’on sait ça et qu’on a dépassé sa susceptibilité, je pense qu’on peut y trouver un point de vue iconoclaste non dénué d’intérêt.

tout est dit, ils méprisent le reste. dans ces conditions pourquoi faire un article voire un H-Serie?
si il en font un, c'est pas crédible

point de vue ? je n'ai vu la que des attaques concernant le succès des disques, la couleurs des pochettes, les auditeurs, l'égo des membres etc...
dans cet article, le peu qui est écrit sur la musique de PF ne renseignerait personne sur celle-ci, ce qui est le principal(pour pas dire la moindre des choses) lorsque on écrit sur ce thème.

ha sinon, pas crédible un journal qui vend des scooters= pop up d'entrée de site.
sur la page d'accueil, rien qu'un petit encart sur leur top 50, le reste des actus générale.

" Nous avons toujours voulu que Les Inrocks soit en mouvement permanent, réfractaire au sur-place et aux institutions, fidèle à son esprit d'insoumission, en quête de nouveauté et tourné vers l'avenir. Nous avons réussi.  "

ce journal donc, est de mèche avec un groupe (banque lazare) , leur esprit d'insoumission = de la pure hypocrisie .


Space_punkadelic

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01 novembre 2011 à 23:10
« Réponse #15 le: 01 novembre 2011 à 23:10 »
"Et l’industrie de la pyrotechnie? Et les fabricants de cochons volants? Et les vaches? Et le BTP? Et la centrale électrique de Battersea à Londres, qui aurait sûrement été réduite à un tas de gravats si Pink Floyd n’en avait pas, grâce à la pochette d’Animals, fait un monument historique? Et Dieu dans tout ça? Et Darty?"

J'aime lire les critiques cyniques, ca me dérange pas de voir parfois une attaque sur Pink Floyd, les Beatles, les Stones, Led Zep, Hendrix, Deep Purple (pour ne parler que des plus célèbres) tant que c'est expliqué, argumenté. Chacun ses goûts.

Mais quand je lis un type critiquer autant, parler d'un "intolérable saxophone", sortir le mot Darty je ne sais plus combien de fois, je trouve que c'est lui qui s'enfonce...

Ca reste mon avis, c'est très personnel et peut être très étroit d'esprit, mais la dernière phrase de son article m'a définitivement convaincu de ne pas dépenser
7e90 pour ce mag...
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floydsmoke

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02 novembre 2011 à 13:54 M
« Réponse #16 le: 02 novembre 2011 à 13:54 »
Eh ben moi je l’ai acheté ce numéro des Inrocks parce que un numéro complet sur Pink Floyd, par un magazine qui est reconnu comme « culturellement de haut niveau », ça ne se rejette pas d’emblée.

J’ai rapidement compris que les articles étaient le fait de journalistes pour qui la musique du Floyd ne fait pas partie de l’univers musical qu’ils goûtent. Il semble qu’ils ont une certaine idée du rock, et pour eux le rock progressif est quelque chose de catastrophique. C’est en effet un magazine d’opinion, semble t-il. En lisant leurs lignes, j’imaginais ce qu’ils pourraient écrire sur Genesis ou sur Yes, et me disais que le Floyd était finalement assez épargné.

A partir de là j’ai poursuivi la lecture avec détachement, curieux de lire ce que des journalistes qui se réclament « d’un esprit d’insoumission, en quête de nouveauté, tournée vers l’avenir, réfractaire au sur-place et aux institutions », auxquels il faut reconnaître un verbe leste, une culture étendue, des références élargies, ont comme arguments à charge et à décharge.

Il y a des articles où, ça et là, ils parviennent à dire de belles choses sur le Floyd. Il y a des analyses de la discographie plutôt intéressante. Mais je vous le donne en mile, les albums les mieux défendus sont, il fallait s’y attendre, ceux qui sont les plus sujets à débat. Et les albums les plus emblématiques de l’institution sont, évidemment, coupables des pires défauts. Dark Side, « plombé par l’intolérable saxophone », « boursouflé de cœurs de femelles ». L’un d’eux est même parvenu à trouver l’intervention de Clare Tory exécrable. Magazine d’opinion… quitte à flirter avec des opinions sectaires.

Après avoir lu ça, on est partagé. On comprend l’intention de remettre en cause l’institution, de provoquer, de donner à réfléchir. C’est louable, ça permet de prendre du recul. Pour autant est-ce juste, pertinent ? Est-ce que l’iconoclasme consiste à défendre ce que la pensée dominante minimise, et à considérer malodorant ce qu’elle encense ? Sans être de l’élitisme, c’est une forme de populisme à l’envers. C’est de l’ « élitimisme » (ah ah, j’invente n’importe quoi moi)… Faut-il être à contre courant pour être pertinent ?

Pour ma part, je n’ai pas la mauvaise fois de ne pas comprendre ce que ces journalistes ont voulu dénoncer : les boursouflures, l’étalage, la démonstration, les chœurs, les mouvements emphatiques, etc…. Tout ça caractérise la musique du Floyd. C’est précisément le savant dosage et le parfait équilibre de tout ça qui fait que c’est si bon !! Même après un dénigrement volontaire, après réécoute des instants les plus douteux, après comparaison avec des albums de rock aux accents opposés, je ne parviendrai pas à adhérer à l’opinion exprimée par les Inrocks. Ce qu’ils dénoncent ne sera jamais que ce que, pour ma part, je recherche. Ne faut-il pas les plaindre au fond de ne pas être envoutés par la guitare aérienne de Gilmour ?

Et puis il y a quand même des phrases de ce genre : " Groupe gigogne qui a accompagné et souvent initié quarante ans de bouleversements dans le rock britannique, Pink Floyd reste une des grandes énigmes de la pop music. En conciliant avant-garde et succès de masse, il continue de fasciner et d’influencer des générations entières de musiciens". ça peut être pris comme un hommage...

Le plus étonnant est qu’ils aient eu envie de consacrer tout un numéro au Floyd. Est-ce pour des tentations salement mercantiles ? Non, je n’ose l’envisager…

Kermit

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02 novembre 2011 à 15:50
« Réponse #17 le: 02 novembre 2011 à 15:50 »
ce que ces journalistes ont voulu dénoncer : les boursouflures, l’étalage, la démonstration, les chœurs, les mouvements emphatiques, etc…. Tout ça caractérise la musique du Floyd. C’est précisément le savant dosage et le parfait équilibre de tout ça qui fait que c’est si bon !! Même après un dénigrement volontaire, après réécoute des instants les plus douteux, après comparaison avec des albums de rock aux accents opposés, je ne parviendrai pas à adhérer à l’opinion exprimée par les Inrocks. Ce qu’ils dénoncent ne sera jamais que ce que, pour ma part, je recherche. Ne faut-il pas les plaindre au fond de ne pas être envoutés par la guitare aérienne de Gilmour ?

Voilà. Dans un documentaire, Ron Geesin disait en substance que Waters, la tête pensante du groupe, n'était pas un grand bassiste mais que ce n'était pas nécessaire pour la musique que PF entendait faire. En revanche, Waters était selon lui un maître du timing, sachant à quel moment précis telle ou telle chose devait être faite => il faut faire ce bruit, taper sur ce gong... à tel moment, pas 3 secondes avant ou 3 après. Je pense que l'on tient là, dans cette pertinence des agencements, un des facteurs du succès du groupe.

Dans la période pré-Darkside, le groupe crée une ambiance, avec un schéma d’accords restreint, par la répétition de phrases musicales, une montée en puissance et des changements de la dynamique plutôt qu’à partir d’une mélodie. Les paroles, ou ce qui en tient lieu (récitations cabalistiques, bruits de bouche, cris...), font alors office de mélodie. Cette succession de tensions, d'explosions et de relâchements musicaux, que l'on retrouve dans la musique savante contemporaine (Xenakis par ex), est l'une de leurs marques de fabrique à l'époque.

Tensions, explosions et relâchements, tout cela est assez sexuel à y penser. Est-ce pour cela que les versions live de Careful With That Axe, Eugene sont si jouissives au final ? :rougit:

Et pourtant, autre chose que notre journaleux aurait dû relever, PF est certainement l'un des seuls groupes très gros vendeur (le seul même ?) à n'avoir pas exploité directement le registre amoureux/sexuel, ainsi que déjà dit sur Seedfloyd. Vendre plus de 200 millions de disques, sans aucun titre de chansons contenant les mots "love", "want you", "girl", "woman", etc., cela me semble assez remarquable en soi...

Bref, il y aurait eu beaucoup d'analyses à faire mais Mr Conte préfère nous parler longuement des établissements Darty :euh:

Parsons Project

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02 novembre 2011 à 18:35
« Réponse #18 le: 02 novembre 2011 à 18:35 »
Je viens tout juste d'acheter ce numéro car :

1) Ils vendaient également le programme tour de '74/'75 (celui avec les BD dedans) => Exceptionnel ! Extra pour un collectionneur !

2) Il parlent de ZEE dedans !  :D Brièvement ,mais bon..

3) Discographie imagée du groupe ET des membres solos ! Idéal pour un mec (comme moi) qui ,lors de brocante aux disques,veut montrer l'album rare qui souhaite acheter ! ^^
 
4) De belles photos,dont quelques unes jamais vues ! oO

5) Du textes à lire...

Pour être tout à fais franc,je me tape du texte,je voulais surtout le fac similé du programme  :cool:
"Je ne suis pas un numéro ! Je suis un homme libre !.."

Kermit

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03 novembre 2011 à 16:12
« Réponse #19 le: 03 novembre 2011 à 16:12 »
Il parlent de ZEE dedans !

Et ça leur plaît, ça ? :sifflote: :sueur:

 

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