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Auteur Sujet: Can  (Lu 604 fois)

martin

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06 septembre 2017 à 20:09 M
« le: 06 septembre 2017 à 20:09 »
Holger Czukay a rejoint le batteur Jaki Liebezeit mort il y a quelques mois et Michael Karoli le guitariste parti en 2001. De Can, ne reste donc qu'Irmin Shmidt... Un des groupes qui m'a le plus marqué depuis 1972 et que j'écoute encore régulièrement.
Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous conseille les plus audibles de leurs albums : Future Days et Ege Bamyasi Okraschoten.
RIP, Holger.

Blue-Berry

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06 septembre 2017 à 21:38
« Réponse #1 le: 06 septembre 2017 à 21:38 »
Et allez, encore un sur la liste. RIP...
Certains requins m'ont dit : "on va pas te manger,
Mais travaille ton crawl, ce sera plus prudent..."

manu

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08 novembre 2017 à 17:17
« Réponse #2 le: 08 novembre 2017 à 17:17 »
Moi aussi ils m'ont beaucoup marqué à une époque, surtout l'album Tago Mago de 1971. C'est celui que je conseillerais en premier personnellement.

Aaah le Krautrock... :amour:
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martin

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08 novembre 2017 à 19:10
« Réponse #3 le: 08 novembre 2017 à 19:10 »
Et oui... le krautrock ! Mon premier concert en 1974 fut Agitation Free, le deuxième Amon Düül 2. Et j'écoute toujours ces groupes, ainsi que Popol Vuh, Can, Ash Ra Tempel ou Gila. Grande époque musicalement parlant (entre autres) !

Kermit

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11 novembre 2017 à 13:49
« Réponse #4 le: 11 novembre 2017 à 13:49 »
Et oui... le krautrock ! Mon premier concert en 1974 fut Agitation Free, le deuxième Amon Düül 2. Et j'écoute toujours ces groupes, ainsi que Popol Vuh, Can, Ash Ra Tempel ou Gila. Grande époque musicalement parlant (entre autres) !

Peux-tu nous parler de ces concerts (ambiance de l'époque, public, niveau de popularité et prestations de ces groupes...). J'aime aussi beaucoup les groupes cités mais suis né trop tard pour les avoir vu sur scène.

martin

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13 novembre 2017 à 09:22
« Réponse #5 le: 13 novembre 2017 à 09:22 »
Pour ce qui est du public, c'était encore l'atmosphère hippie en France, cheveux longs, manteaux afghans, longues robes colorées... la panoplie, quoi ! Il commençait à y avoir beaucoup de petits concerts dans les facs et forcément le public se montrait enthousiaste, même si les prestations n'étaient pas toujours remarquables (Agitation Free a donné un excellent concert par exemple alors qu'Amon Düül a déçu pas mal de monde). Quant au niveau de popularité, le rock allemand disposait d'un noyau de fans, mais pas tant que ça, les gens étaient surtout curieux et venaient voir des groupes dont ils ignoraient parfois tout. L'essentiel était qu'il se passait des choses et qu'il ne fallait pas passer à côté. Je me souviens avoir assisté à un festival en pleine campagne, sous chapiteau, à l'automne 1975, qui a duré 2 jours et où se sont produits une bonne vingtaine de groupes dont Magma et autres groupes français de l'époque, il a plu tout le temps et on prenait l'eau dans nos duvets mais tout le monde s'en fichait... Une certaine forme d'insouciance qui a vite disparu.

Kermit

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13 novembre 2017 à 13:09 M
« Réponse #6 le: 13 novembre 2017 à 13:09 »
Merci pour ces sympathiques souvenirs d'une époque hélas révolue, déjà lointaine dans nos esprits. La période 1966-1976 a effectivement représentée une sorte de parenthèse enchantée dans nos pays, du moins pour ceux qui étaient à même de profiter de la liberté ambiante et de l'explosion artistique de ces années-là. La contre-culture n'a concerné au final qu'une minorité de la population, assez jeune et éduquée en gros. Mais quand on compare les films ou musiques d'alors avec ceux d'aujourd'hui, il n'y a pas photo à mon avis...

martin

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13 novembre 2017 à 14:36
« Réponse #7 le: 13 novembre 2017 à 14:36 »
Merci pour ces sympathiques souvenirs d'une époque hélas révolue, déjà lointaine dans nos esprits. La période 1966-1976 a effectivement représentée une sorte de parenthèse enchantée dans nos pays, du moins pour ceux qui étaient à même de profiter de la liberté ambiante et de l'explosion artistique de ces années-là. La contre-culture n'a concerné au final qu'une minorité de la population, assez jeune et éduquée en gros. Mais quand on compare les films ou musiques d'alors avec ceux d'aujourd'hui, il n'y a pas photo à mon avis...
Assez d'accord avec toi, surtout sur le dernier point : j'archive beaucoup de cinéma et de musique, mais ces années-là sont finalement les plus représentées.
Pour ce qui est de la parenthèse enchantée, elle peut aussi être considérée comme illusoire, une forme d'inconscience de cette génération libérée de la guerre et séduite par les possibilités d'évoluer socialement. J'ai aimé ces années et en garde une certaine nostalgie qui se traduit surtout par l'écoute de ces musiques d'alors. Mais j'ai bien conscience que nous ne faisions que rêver et je comprends ceux qui aujourd'hui reprochent à ces générations leur manque de lucidité. Parmi tous les gens que j'ai côtoyés entre 1970 et 1975, bien peu étaient véritablement engagés dans des actions, la plupart se contentant de profiter le plus possible d'une liberté que les générations antérieures n'avaient pas connue.

bruno graphic

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13 novembre 2017 à 19:15
« Réponse #8 le: 13 novembre 2017 à 19:15 »
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...ceux qui aujourd'hui reprochent à ces générations leur manque de lucidit...

Parce que les gens d'aujourd'hui sont lucide !? Franchement, lorsqu'on observe avec objectivité nos comportements et la société actuelle, il y a vraiment de quoi être très dubitatif...  :/ :euh:
Pour en savoir un pichot plus sur lo gars http://bruno.dumen.pagesperso-orange.fr/

martin

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14 novembre 2017 à 10:41
« Réponse #9 le: 14 novembre 2017 à 10:41 »
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...ceux qui aujourd'hui reprochent à ces générations leur manque de lucidit...

Parce que les gens d'aujourd'hui sont lucide !? Franchement, lorsqu'on observe avec objectivité nos comportements et la société actuelle, il y a vraiment de quoi être très dubitatif...  :/ :euh:

Tout à fait d'accord avec toi, rien ne s'est arrangé, bien au contraire. Simplement, je voulais dire que j'ai souvent entendu les générations postérieures à la mienne reprocher l'état des choses actuel à la génération 68 (comme ils disent)...

Phegos21

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14 novembre 2017 à 10:46 M
« Réponse #10 le: 14 novembre 2017 à 10:46 »
Je vais parler en mon nom et non au nom de ma génération, mais si je peux "reprocher" quelque à la génération "hippie", c'est effectivement d'avoir rêvé à un moment où des choses plus concrètes auraient pu être faites. Après je suis complétement d'accord sur le fait qu'aujourd'hui, les gens ne sont pas plus lucides (endoctrinés la plupart par la télévision).

Après il est débile de reprocher les problèmes d'aujourd'hui aux ainés, les problèmes n'ont pas besoin de responsables, juste d'être résolus  ^^
Ce sont toujours les mauvaises nouvelles qui arrivent en premier... Je ne suis jamais en retard

bruno graphic

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14 novembre 2017 à 19:19
« Réponse #11 le: 14 novembre 2017 à 19:19 »
De toute façon, le fait de critiquer les générations précédentes a toujours existé. Il me semble que "les jeunes" de 68 et des 70's faisaient la même chose, non ?!  :sifflote:

martin

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15 novembre 2017 à 12:06
« Réponse #12 le: 15 novembre 2017 à 12:06 »
De toute façon, le fait de critiquer les générations précédentes a toujours existé. Il me semble que "les jeunes" de 68 et des 70's faisaient la même chose, non ?!  :sifflote:

Si, on critiquait les aînés, pas de doute. Mais il y avait quand même un respect pour eux derrière la critique, on avait surtout envie de ne pas suivre leur voie, de se "libérer" de contraintes que l'on jugeait obsolètes. Et je n'ai pas souvenir qu'on leur reprochait l'état de la société d'alors. Ils avaient connu la guerre et nous étions bien conscients de notre chance...

Kermit

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16 novembre 2017 à 20:48 M
« Réponse #13 le: 16 novembre 2017 à 20:48 »
Pour ce qui est de la parenthèse enchantée, elle peut aussi être considérée comme illusoire, une forme d'inconscience de cette génération libérée de la guerre et séduite par les possibilités d'évoluer socialement. J'ai aimé ces années et en garde une certaine nostalgie qui se traduit surtout par l'écoute de ces musiques d'alors. Mais j'ai bien conscience que nous ne faisions que rêver et je comprends ceux qui aujourd'hui reprochent à ces générations leur manque de lucidité. Parmi tous les gens que j'ai côtoyés entre 1970 et 1975, bien peu étaient véritablement engagés dans des actions, la plupart se contentant de profiter le plus possible d'une liberté que les générations antérieures n'avaient pas connue.

Le critique de cinéma JB Thoret, né en 1969, vient justement de réaliser un documentaire très intéressant à ce sujet, We Blew It :

Citer
Assassinat de JFK, Woodstock, guerre du Vietnam... et jusqu'à la Présidentielle de 2016 donc, qui agite alors les esprits: le film présente les USA en territoire déboussolé où se joue un bras de fer immémorial entre l'ombre et la lumière. Sans jamais rien sacrifier à la nuance, ni à la complexité de son sujet. Et donnant la parole à tous. Chronique de la fin d'un rêve, d'une immense vague d'espoir venue s'écraser sur le brise-lames amer des lendemains qui déchantent, ce portrait fragmenté aux enjeux extra-larges charrie un souffle épique, celui des grands espaces, arrosé, çà et là, de drôlerie lunaire.

" Le film a pour origine une citation d’Easy Rider qui m’a toujours fasciné. Autour d’un feu de bois, tandis que Dennis Hopper se prend à rêver d’un avenir meilleur, Peter Fonda le cueille à froid et lui lance : « We Blew it », qu’on pourrait traduire par « on a tout foutu en l’air »…. C’est une prophétie tragique de la fin de l’Amérique et de son cinéma alors que pourtant, tout semble baigner dans l’euphorie d’un recommencement. Moi l’Européen, cinéphile, je connais ça, la mythologie des seventies !

Mais je pensais que c’était surtout moi qui l'avait fabriquée. Or, quand on se promène aux Etats-Unis, on rencontre beaucoup cette profonde mélancolie, et les années 70 sont d’autant plus mystiques qu’elles sont constamment rapprochées d’aujourd’hui.

Reagan a sifflé la fin des années 1970, mais Trump en récupère une sorte de perversion. J’ai tourné le film pendant la campagne présidentielle américaine, et j’ai senti monter le vote Trump chez ces gens passés des expériences libertaires à la colère nationaliste et anti-système. Trump réincarne jusqu’à la caricature trois des principaux discours qu’on pourrait dire typiques des seventies : le franc-parler de l’Amérique jusqu’à la vulgarité, le « We the people » ; la désobéissance – « ma justice vaut plus que la loi » - et la suspicion à l’égard du système et du pouvoir fédéral qui « nous trompe ». Trump a réveillé ces mots profondément enfouis dans la nostalgie des années 70 : il est de ce moment la momie bouffie, artificielle et perverse. "

    Les séries sont aux films ce que le Canada Dry est au whisky.
 

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