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Résumé de la discussion

Posté par GilFrippMour
 - 23 Décembre 2010 à 07:54
The Pros and Cons of Hitch Hiking est vraiment l'album de Waters que je préfère (pour moi The Final Cut est bel et bien de Pink Floyd ;) ) parce qu'on y retrouve une fluidité qui manque à mon goût à Amused to Death (le jeu de Clapton y est sans doute pour beaucoup) avec en plus cette manie de Waters de monter subitement en intensité avec sa voix, j'adore! bon ça vaut pas les 2 explosions vocales de the Gunners Dream mais c'est quand même génial (il a plus de mal à le faire sur AtD) et puis en plus ce concept: :amour:
EDIT: mention speciale à Go Fishing qui arrive a mettre dans un même morceau In The Flesh, The Fletcher Memorial Home et Your Possible Pasts :applaudit:
Posté par strum
 - 20 Avril 2010 à 13:25
J'ai découvert cet album quand j'étais encore "tout jeune" (c'est-à-dire que j'avais juste pas 14 ans, The Wall en live venait de sortir)... Mon prof de sport de l'époque, après m'avoir chambré parce que lui il était à Dortmund le 18 février 1981 et pas moi, m'avait prêté "The Pros & Cons of Hitch Hiking"...

Je ne connaissait rien ou presque au Floyd, excepté The Wall...

Et j'ai tout de suite accroché, sans évidemment pouvoir le comparer au reste des Floyd ou de Waters en solisolo. Je suis assez d'accord avec l'idée du "blues du routier US" de Narrow, j'aime bien ce côté-là...

Et les montées en puissance à la Waters, ces explosions après le calme, comme dans certains morceaux de Final Cut...

Après j'ai découvert le reste de la production floydienne, ainsi que les autres albums solo de Wawa... J'aime effectivement mieux Amused to Death, et tout ce qu'il a fait en solo reste largement en-deça de Pink Floyd à mon goût, c'est vrai.

Néanmoins, j'aime bien me le réécouter de temps en temps, très fort dans le noir, et sursauter au bruit du camion qui passe très vite...
Posté par Narrow Way
 - 20 Avril 2010 à 13:17
J'ai du mal à le comparer à Amused to Death, l'ambiance est différente, mais je lui aime son côté blues du routier US ^^


J'ai rapidement accroché, mais ça dépend toujours de l'idée préconçue qu'on a d'un album, du moins c'est ce que je pense.
Posté par Black Strat
 - 19 Avril 2010 à 15:34
Après plusieurs écoutes.. J'adore cet album. Bien meilleur que KAOS ou que Amused to Death (pour moi)
Posté par petit_gg
 - 19 Avril 2010 à 15:26
J'ai acheté l'album à sa sortie, sans me soucier du "qu'en dira-t'on" puisque depuis The Wall je vouais déjà un culte inconditionnel à Waters.

J'ai été très déçu, et ce n'est pas faute d'avoir essayé de l'aimer.

Par la suite, j'ai beaucoup apprécié "Radio KAOS", et je n'hésite pas à parler de sublime pour "Amusement for death".

Alors, raté l'album "Pros and cons..." ?
Pour moi, globalement, oui.

Mais j'admets volontiers qu'il faille en passer par là pour prendre en main une carrière solo après avoir passé plus de 15 ans à participer à la construction d'un groupe comme Pink Floyd.
Posté par Blue-Berry
 - 23 Décembre 2009 à 12:43
On se demande...
Il était peut-être gay ?
C'est bien utile le rétroviseur parfois, s'pas ? XD
Posté par strum
 - 22 Décembre 2009 à 20:11
Moi une fois j'ai pris une fille en stop, elle avait pas (ou plus) de slip, et son sac à dos était noir... Ca compte quand même?   XD

C'était strange pasque y avait son mec avec... Je sais pas pourquoi, mais c'est lui qui s'est mis devant à côté de moi...
Posté par ECLIPSE
 - 22 Décembre 2009 à 15:50
J'ai jamais encore eu la chance de prendre une nana à poil en auto-stop, mais par contre d'en prendre une au moins simplement à poil!!

J'ai honte de celle-là. Elle était trop simple pour la rater.
Posté par Blue-Berry
 - 24 Novembre 2009 à 09:29
Pour se faire une idée impartiale de l'album, en fait, il faut prendre une nana à poil en stop et voir ce qui se passe après...
Ainsi seulement peut-on avoir une opinion valable sur cet album.
C'est mon avis et je le partage.

La question est : vaut-il mieux écouter l'album avant l'expérience de prendre en stop une nana à poil, ou l'inverse ?
Ayant opté pour l'inverse, je n'ai pas encore pu écouter l'album.
Posté par Wulfnoth
 - 24 Novembre 2009 à 01:56
Ce texte est à la fois un simple exercice de style et une réaction violente à ma récente dernière écoute de l'album, dont dire qu'elle m'a laissé de marbre serait encore exagéré dans la mesure où la pierre a encore des chances de connaître un mouvement quelconque sur le très long terme. En tout cas, il fournit un équilibre intéressant avec l'ancienne critique. Ça pourrait s'apparenter à du déboulonnage d'idole, bien sûr, mais je pense bien que personne ne peut (ni ne doit) totalement prendre ce texte au premier degré. Ni au second, d'ailleurs.
Posté par manu
 - 23 Novembre 2009 à 19:24
Ah tiens tu as revu ta copie finalement. Je préférais la première, même si tu écris toujours aussi bien. Non, tu as encore progressé en fait, félicitaschtroumpf ! J'aime moins les motivations qu'il y a derrière je suppose.

Une petite question à propos de ce passage :

Citation de: Wulfnoth le 23 Novembre 2009 à 18:50
Espérons au moins qu'un cancer bienvenu l'emportera avant qu'il ne puisse achever le foutu album qu'il projette depuis dix ans.

C'est un test pour voir si on lit jusqu'au bout ou bien tu le penses vraiment ?
Posté par Wulfnoth
 - 23 Novembre 2009 à 18:50
Il arrive parfois que la réputation d'un album tienne moins à son contenu qu'à des considérations largement annexes. Pochette à sensation, campagne de publicité savamment orchestrée, première excursion solo d'un musicien de groupe, rumeurs en tous genres, déclarations inattendues, critiques assassines... Le plus souvent, les albums bénéficiant de ce douteux traitement de faveur se révèlent décevants, tout simplement parce que l'énergie qui les entoure aurait bien mieux fait d'être consacrée à la musique elle-même, qui est bien la seule chose qui compte vraiment.

The Pros and Cons of Hitch Hiking en est un exemple presque caricatural. Le nom de cet album n'évoquera rien à personne, hormis aux plus acharnés des fans de Pink Floyd, et même ceux-là se limiteront le plus souvent à une réaction du genre « ah oui, le projet chelou qui était en concurrence avec The Wall » ou « tu veux dire, celui avec la nana à poil sur la pochette ? ». Roger Waters était trop persuadé d'être Pink Floyd à lui tout seul, au point d'oublier cette simple considération de bon sens que s'il avait effectivement été Pink Floyd à lui tout seul, il ne se fût point appelé « Roger Waters ». Mais pardonnons-lui cette réaction d'ego, bien compréhensible lorsqu'on a fait partie pendant plus de quinze ans d'un groupe aux personnalités et talents aussi effacés que Pink Floyd, et entrons donc dans le vif du sujet : le premier album solo de Roger Waters.

Qui dit Roger Waters dit concept-album, bien sûr. The Pros and Cons of Hitch Hiking n'est pas tant articulé autour d'un concept qu'il est « désarticulé » : face à cette narration non-linéaire des rêves d'un homme en proie au démon de midi et ces paroles pour le moins confuses, où l'on retrouve pêle-mêle Winnie l'Ourson, Yoko Ono et Jack Palance, il est aisé de comprendre pourquoi les compères de Waters ont sagement choisi The Wall lorsqu'il leur proposa ses deux démos, en 78. Si Roger a toujours su faire passer clairement ses convictions politiques ou sociales, le message qu'il souhaite transmettre à travers cet album est pour le moins difficile à déchiffrer, si tant est qu'il en vaille seulement la peine.

Si au moins la musique pouvait compenser ! Mais il est bien sûr inutile d'espérer cela de Roger Waters, qui se contente de recycler des idées musicales déjà avancées sur The Wall, à croire que les deux cassettes de démos de 78 étaient en fait identiques en-dehors des paroles. Ainsi, la mélodie qui parcourt tout l'album (elle doit se sentir bien seule, la pauvre) est en fait une simple copie du riff d'In the Flesh. Tout l'album est englué dans une ambiance morne et mollassonne, qui correspond certes à la thématique « un homme dort et rêve », mais qui a une fâcheuse tendance à susciter le même état chez l'auditeur. Waters a beau nous user jusqu'à la corde son gimmick habituel consistant à alterner moments de calme et explosions de bruit, ça ne prend plus guère. Eric Clapton fait ce qu'il peut pour sauver les meubles, mais il n'a guère d'occasions de briller (une exception : Sexual Revolution), à l'opposé du saxophoniste David Sanborn, qui semble bien décidé à noyer l'auditeur sous des tonnes de mélasse. L'album s'anime un peu sur la fin, avec la chanson-titre calibrée FM suivie d'une ballade minimaliste vaguement émouvante, mais c'est bien tard.

En somme, rien de surprenant ici. Waters était plus intéressant musicalement sur The Wall, et il le sera plus lyriquement sur Amused to Death. Entre les deux, ce disque, petit frère bâtard du double blanc des Floyd, ne manquera aucunement à votre discographie. Les pamphlets de Waters ont beau se révéler pénibles à force, il semble bien qu'il ne soit bon à rien sorti de cette niche. Espérons au moins qu'un cancer bienvenu l'emportera avant qu'il ne puisse achever le foutu album qu'il projette depuis dix ans.
Posté par lilloou
 - 06 Mars 2009 à 13:50
album aussi bon que the wall et dire qu il les a ecrit ensemble et que la maison de disque a choisi the wall ,un phenomene ce waters
Posté par franckPF
 - 18 Janvier 2009 à 17:44
Très belle description pour un album très sympa.
Posté par manu
 - 18 Janvier 2009 à 17:16
Moi aussi j'ai l'édition "foutage de gueule" avec le livret tout moche :sueur:

Elle est superbe ta chronique, toutes celles que tu écris je les adore de toute façon :coeur: La citation et le premier paragraphe sont une des meilleures introductions de chronique que j'ai lu !
Posté par roger keith
 - 08 Juin 2008 à 10:16
Moi je l'ai lu et je peux te dire qu'il est très bien. Je n'ai pas eu le temps de poster une réponse. Franchement bien, je l'ai lu d'une traite et je ne l'aurai pas mieux décrits.
Posté par Wulfnoth
 - 08 Juin 2008 à 01:55
Post-scriptum tardif, même si tout le monde s'en tape : cette chronique a été écrite grâce à l'ami Deezer, qui m'a fait découvrir ce bel album et m'a donné envie de le commander (l'est pas cher sur Amazon en ce moment). L'ironie naturelle des choses me l'a fait recevoir... le jour même de l'écriture de cette chronique, avec le courrier. Bref, tout ça pour dire que le livret est l'un des plus minables qu'il m'ait été donné de voir : paroles reproduites en caractères noirs moches sur fond blanc, et rien d'autre. Heureusement qu'il reste Internet pour profiter des caricatures de Gerald Scarfe, mais pour le coup, je l'ai assez mauvaise.
Posté par Wulfnoth
 - 02 Juin 2008 à 08:21
(titre facile...)

« ... but basically it was just a record about sex. » (R.W.)

The Pros and Cons of Hitch Hiking, c'est avant tout le choc de la pochette. Sans même aborder le paysage uniformément mauve et la route rectiligne vaguement bleue qui s'en détache, l'œil est immédiatement attiré par le sac à dos écarlate de l'auto-stoppeuse du premier plan, avant de descendre sur son fessier rebondi... et nu. Considérée comme pornographique par certains, cette image se verra censurée dans certains pays à l'aide d'un pudique rectangle noir apposé sur l'arrière-train de la demoiselle. L'œil abandonne à regret ses formes enjôleuses pour se fixer sur les caractères rageurs à droite, d'une écriture scarfienne qui rappelle aussitôt The Wall... mais ce n'est pas le nom de Pink Floyd qui figure en bas à droite. Nous sommes en 1984, bienvenue dans la carrière solo de Roger Waters.

Enfin, bienvenue... Façon de parler. Au fond, la carrière solo de Waters a sans doute commencé un an plus tôt avec The Final Cut, voire dès 1979 avec The Wall. The Pros and Cons of Hitch Hiking s'inscrit clairement dans la continuité de ces deux albums, ce qui est normal lorsqu'on sait qu'il est né au même moment que The Wall : Waters présenta les deux projets au groupe, qui estima que cette histoire de mur avait un potentiel plus intéressant. Le deuxième resta donc dans les cartons, servant parfois de répertoire à idées (le riff de In the Flesh provient de là), jusqu'à sa sortie en 1984.

Continuité, certes, mais une continuité particulière, et essentiellement musicale. Sans surprise, ladite musique est ici particulièrement faible : la poignée de mélodies qu'on trouve ici, reprises comme des leitmotivs tout au long de l'album, lui procurent certes une certaine unité (concept album oblige), mais témoignent surtout d'une pauvreté criante, et les invités prestigieux, Eric Clapton en tête, n'ont guère d'occasions de briller (le solo de Sexual Revolution reste cependant un grand moment). L'arsenal d'effets sonores déployé ne pallie que partiellement cette faiblesse mélodique, mais permet toutefois d'instiller une atmosphère feutrée pas déplaisante, et d'évoquer dans l'esprit de l'auditeur le moins imaginatif des images fortes.

Mais après tout, c'est de Roger Waters qu'on parle, n'est-ce pas ? Et qui dit Waters dit concept album, avec des paroles incisives et acerbes sur le monde pourri dans lequel on vit, les dirigeants sans cœur obsédés par le pognon, la guerre que c'est pas bien, et... et bien non. Le concept de The Pros and Cons of Hitch Hiking est sans doute le plus bizarre et le moins engagé qui soit jamais sorti de la tête du bassiste, puisqu'il s'agit de raconter la nuit d'un homme moyen, à travers ses rêves décousus et apparemment dénués de lien, hormis les problèmes avec le sexe opposé et... l'auto-stop (d'où le titre de l'album, « Avantages et inconvénients de l'auto-stop »). Chaque chanson de l'album correspond ainsi grossièrement à un rêve, et leurs titres sont horodatés : l'album se déroule ainsi presque en temps réel, démarrant à 4 h 30 du matin pour s'achever un peu après 5 heures (idée si simple et si bien trouvée qu'on s'étonne que personne n'y ait pensé avant). Le caractère éminemment absurde des rêves rend la progression de l'album quelque peu chaotique, et il est parfois difficile de distinguer le souvenir du rêve et le rêve de la réalité.

L'album forme donc un tout très uni, et en extraire des chansons se révèle périlleux. Néanmoins, quelques titres se distinguent clairement : le premier titre, Apparently They Were Travelling Abroad, n'est que douceur, puis explose en devenant Running Shoes ; l'alternance temps fort/calme reste la marque de fabrique de Waters, que l'on retrouve un peu plus loin sur l'ouverture de Arabs with Knives and West German Skies. Plus loin, Go Fishing se révèle sans doute la clé de voûte de l'album : une ode au retour à la terre au final déchirant de rage et de douleur (et ce saxophone !). La chanson-titre détonne, par sa rythmique rapide, mais se révèle très bonne au final, quoique surpassée par la suivante, Every Stranger's Eyes, un véritable hymne, puissant et très émouvant. L'album se termine même sur une petite tranche de bonheur brut, The Moment of Clarity, petite ballade acoustique qui marque le réveil du dormeur et la victoire finale de l'amour. Mais toutes les chansons possèdent un petit quelque chose qui les sauve, hormis  Dunroamin, Duncarin, Dunlivin, reprise tout à fait gratuite du thème principal.

Peut-être le meilleur album de Roger Waters, en fin de compte, selon que l'on considère sa forte homogénéité comme un point positif ou non (Amused to Death contient également de très belles choses en nombre, mais les Late Home Tonight et Too Much Rope gâchent quelque peu l'ensemble). En tout cas, un très bel album à  l'atmosphère plaisante, plein d'espoir, et d'une sincérité d'un genre inhabituel pour l'ancien bassiste de Pink Floyd, plus enclin à ressasser la douleur de l'absence ou les méfaits de la guerre que les problèmes et les joies simples de l'amour. De quoi revoir la définition de Waters comme « le cynique sinistre de Pink Floyd ».