Notre première fois... avec Pink Floyd

Démarré par Eugène Dataxe, 27 Septembre 2008 à 22:18

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Jacqounet

Pour ma part, c'était il y a juste... ah 6 ans malgré tout. A mon échelle c'est pas mal, j'ai 17 ans.
J'ai découvert les Pink Floyd en regardant The Wall. Imaginez vous, quand on a pas de vraie culture musicale, c'est un début assez violent.

Bon après, j'ai fait comme tout le monde. J'ai cherché d'autres morceaux. J'ai voulu savoir qui était ces types et je me suis décidé à télécharger la discographie complète (discographie officielle j'entends).
Et je crois bien que l'album que j'ai le plus accroché à ce moment là, c'est Atom Heart Mother.
Voilà, voilà.
On peut très bien vivre sans la moindre espèce de culture. Quand Molière a écrit Hamlet, avait-il lu Rostand ? Non.

Neorossi

Idem, ma première approche de Pink Floyd, c'était The Wall. J'sais pas si vous vous imaginez ce que ça fait de voir un film pareil à 7-8 ans, mais j'peux vous dire que ça marque, ça choque même. J'me souviens ne pas avoir vu le film en entier, la scène des enfants qui passent dans le hachoir m'ayant fait comprendre que ce film n'était pas de mon âge (quand on voit le scénario, c'est clair qu'un gosse de mon âge, il y comprend pas grand chose XD). Bref, marqué, choqué à vie. A ça, vous ajoutez mon père qui adore (il les a vus à Paris en 72, vous pouvez pas savoir comme je suis envieux) et qui passait régulièrement Dark Side, et assez fort... Du coup, les cris de Speak To Me et le début de Breathe, On The Run, Time, Money ont fait partie intégrante de mon enfance. J'me souviens encore quand mon père passait Dark Side à fond sur la chaîne hifi, que je dormais et que j'entendais les cloches de Time...

Ensuite, j'ai eu un parcours un peu différent de vous tous. N'en déplaise à certains, j'ai découvert Pink Floyd grâce à U2. C'est en effet le concert à Chicago du Vertigo Tour, diffusé en fin d'année 2005 sur France 4, qui m'a fait aimer le rock. De là, j'ai cherché à en savoir plus sur U2, et je suis tombé sur le Live 8, où un certain groupe s'était reformé... Ayant voulu en savoir un peu plus sur ce groupe qui a marqué mon enfance, j'ai donc regardé leur prestation... Et suis tombé amoureux de Comfortably Numb. Et de là...
Shine On You, Crazy Diamond... :coeur:

stratocastor

mon premier souvenir incapable de dire l'age, je dirais 6 7 ans dans les alpes (non pas avec anette pour ceux qui connaissent y sont pas nombreux ) de nuit avec la premiere partie de cluster one de nuit en redescendant en bagnole avec les alpes et les lumières de la ville en contrebas
Magnifique c'est le genre de souvenirs qui vous marquent

Sinon pour the wall c'est plutot la scéne des fleurs qui m'a marqué plus que les enfants dans le hachoir je pense que je devrais pousser un cri pour regler ca


AAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH!!!!!
ouf ca va mieux
-Etes vous classé dans la catégorie humain?-
-Négatif je suis une mite en Pull-Over-

Meddler

Cette discussion me rappelle Thinkfloyd sur lequel elle figurait déjà [nostalgie nostalgie].

Je prends donc un grand plaisir à revenir une fois de plus sur ma (mes) rencontre(s) avec le seul groupe dont je sois réellement fan, accro, dingue etc.

Le tout début, pour ce que je m'en souviens, remonte à mes 8 ans (15 ans déjà !!!). Mes parents avaient le cd de wish you were here qu'ils écoutaient de temps à autre. J'avais associé cette pochette surprenante (à l'époque j'y voyais un vaisseau spatial) avec un musique merveilleuse. Et lorsque j'ai eu un lecteur cd portatif, j'allais chercher dans leur discothèque cet album que j'écoutais discrètement allongé dans ma chambre. Shine on m'avait fait craquer une première fois.

Puis oubli quasi total jusqu'à mes 15-16 ans. Un jour mon père est revenu avec 3 CD qu'il avait emprunté au CE. Division Bell, AMLOR et le live Is there anybody out there. J'ai bien aimé momentary lapse, j'ai adoré Division Bell et le live m'a rendu dingue !! Je me suis donc fait mes petites compiles avec ça. Puis idem avec le live Pulse.

Comme je sentais que ce groupe pouvait m'apporter davantage, j'ai été voir un peu les cd disponibles sur amazon et autres fnac. Et là je suis tombé sur des extraits de More (The Nile song) sur lequel j'accroche immédiatement (c'était aussi ma période heavy metal ^^). J'achète en même temps Ummagumma parce que la pochette m'attire et je vois qu'il y a encore un live. More m'a plu dans son ensemble avec quelques préférences (pas dur de deviner lesquelles). Pour Umma seules les deux morceaux que le groupe a repris sur scène m'ont plus. Par contre le live... Quelle claque là encore (surtout Eugene) !!

C'était décidé, il me fallait tous leurs albums !! J'ai donc acheté à l'unité ou par blocs toute leur discographie vers 2002 / 2003. Ce qui coïncide avec l'apparition de Thinkfloyd, fantastique site que je venais de découvrir alors.

A des degrés différents, j'ai aimé tous leurs albums. Et non content de cette discographie correcte en quantité, j'ai enchaîné avec les Boots grâce à Thinkfloyd. Le bonheur allait continuer encore et encore et encore...


Jusqu'à ma première fois.... en concert ! ^^ Bon c'était tout d'abord Gilmour / Wright puis Waters / Mason  le tout en 2006 (j'ai crié au désespoir en cet été 2005 lorsque je les ai vus tous réunis). Je n'ai pas honte de dire qu'ils font partie de mes plus grands moments de bonheur.

charlie le nain

Bonjour,

perso mes parents avaient des disques de Pink Floyd donc j'ai un peu baigné dedans avant même d'en être conscient ^^

Mais comme je l'ai déja dit ailleurs, le chuintement de chouette au début de Flaming dans The Piper m'a marqué gamin :-)

Et après naturellement, je m'y suis mis une fois ado.

barbarella

mmmh ca fait du bien d etre ici :) :amour:
 1986
Quand mon pere rentre du boulot, il aime bien s assoir par terre pres de la platine, fumer une petite roulee, et ecouter ses 33 tours. C est le moment qu il prefere
  moi je reste pres de lui, maman, elle, n aime pas beaucoup tous ses chevelus.. quoiqu elle en ait epouse un, elle claque la porte et nous laisse seuls, avec eux, j ai 6 ans.
      Pour moi c est tout naturel d aimer ces gens la, en plus ils font crier des cochons et des moutons et des chiens dans leurs disques et moi j aime bien ecouter les animaux qui crient dans le vent.

Plus tard, papa achetera a momentary lapse of reason et il s amusera a me faire ecouter le monstre du lac.. papa..

Hiver 95
 Quand je rentre de l internat, j aime retrouver Guilhem, il a une voiture. Guilhem est majeur, ca me plait bien.
Dans sa voiture, il y a un lecteur CD ! Alors, on s en va tous les 2, dans les montagnes, on roule vite, vite sur les petites routes mouillees..animals, the Wall, Meddle,Meddle
    Oh ! echoes dans la brume... il a de grosses enceintes.. on s arrete dans les bois humides, on laisse les portieres ouvertes et je fume mes premiers joints. en contre bas, dans les grands pres marrons, se posent de grands corbeaux , l air est humide. des marrons tombent sur le sol. poc ! Les moutons rentrent a la bergerie, la cloche du village sonne les vepres, il va faire nuit.. restons encore un peu..  
             oooh...
... i Wish you were there.    and..
              YOU ARE.

Thank you
We are One :coeur:

Eugène Dataxe

Certainement une des plus belles pages de ce topic.Bravo!!!

barbarella

We are One :coeur:

Shakey

J'aime toujours autant ta manière d'écrire :), merci Barbarella.

Blue-Berry

Barbilounette, c'est notre poéteresse à nous...
Merci Barbie ! :coeur:
I would have liked to be this
jewish
canadian
poet
who sings Love and its meanders so well.
But by this time I would be dead,
And I would never have
met,
known,
and, above all, loved
You.
So too bad if I'm not this
jewish,
canadian,
poet
It's all right.

IntheWall

Ca s'est passé au début des années 2000. J'avais une dizaine d'année (j'en ai 17).  En partant quelque part je ne sais plus où ^^ en week-end... Mon père sort la casette d'atom Heart mother et la met dans l'autoradio...Moi qui me cherchait un peu en musique, ce fut la révélation, ces sons, ces voix...Cette cassette d'Atom Heart est usé et ne fonctionne plus avec le nombre de fois que je l'ai écouté...Toujours dans la voiture, un autre moment, mon père sort Ummaguma, je suis fasciné par sa partie live (dont Careful et Saucerful...) puis c'est le tour de Dark side qui deviendra mon album préféré...Je les mets sur mon Mp3 (tout nouveau et pas encore à fond à la mode...). Après ce fut des recherches en autonomie. Je me suis mis à empreinter, acheter, "bootleger"...J'ai maintenant tous les albums + la bio de Mason qui m'a completement plongé dans l'univers floydiens. Niveau DVD, à la sortie de Pulse, je me rend dans une fnac pour acheter....le live à Pompei, je tombe sur Pulse et One of these days, un des meilleurs moment du live.......... OUUAAAOOO...pas assez d'argent, Pompei n'étant pas au même prix. J'achete Pulse quelques jours plus tard....MAGNIFIQUE. Pompei quelques semaines plus tard......Je suis FAN du Floyd.

barbarella

Oh merci mes amis ! :amour: merci :amour:
  Je suis en Israel en ce moment et je suis parfois prise de nostalgie..Alors,me connecter et vous lire me procure un grand reconfort ! Merci encore !
 J ai beaucoup rit en lisant quelques posts, beaucoup, et Dieu ! que ca fait du bien.
 Je suis dans le centre d Israel, dans une ferme, on prepare un rassemblement Rainbow pour ( et ce n est pas de coutume, les rassemblements commencent toujours a la nouvelle lune )la pleine lune d octobre, dans le desert.
  Ah mes amis.. le desert..... je prendrai un peu de temps pour vous le raconter si ca vous chante ;)
  j ai loupe mon avion ( j ai fait expres ) il y a une semaine et je me laisse flotter sur le courant de la Vie, je vais confiance a ma "destinee", a l ordre des choses... every day is the right day, no ? et nous sommes vivants ! avec ce fabuleux pouvoir de Creation

( soit dit en passant, je n ai pas d accents sur mon clavier Hebreu.. )

     Je pense a vous tres fort
   Des bisous, beaucoup, a tous !
We are One :coeur:

Eugène Dataxe

Bisous énormes Barbarella...que le vent te porte là où le bonheur se vit pleinement

Alain70

#33
1974, j'avais 13 ans:



Echoes=> je ne m'en suis toujours pas remis

good

bonjour a tous,
"un vieux" nouveau venu rejoindre votre communauté,
Le premier pink ? Un rendez-vous manqué d'une amie, en 1977 je crois, presqu'hier quoi ;-)  je sonne à la porte de chez elle, sa mère m'ouvre, m'informe que sa bougresse de fille n'est pas encore rentrée, mais m'invite et me présente son fils, on discute de tout et de rien, un peu de musique ? Tu connais ca ?
une pochette étrange : Meddle ca a été une vrai révélation, on a écouté l'album entier sans parler. Un vrai bonheur !!
je me souviens aussi de l'achat de mon premier lecteur Cd, direction le disquaire du coin, Hop re Meddle en version galette, branchement rapide, selection du 6ème morceau et hop le premier ping d'écho.... le second et rien entre les deux pas le moindre crachotis de poussière du pauvre 33 tours usé de l'avoir tant écouté... arghhh !!!!  le pied !!!!
Et quand bien même, l'humilité serait la source principale de mes aspirations, arrivé a mes fins j'en éprouverai un tel contentement que tout serait à recommencer.

Walmour

Oh Barbarella, shalom ma soeur, OoOoOoOoOo.

stratocastor

-Etes vous classé dans la catégorie humain?-
-Négatif je suis une mite en Pull-Over-

floydsmoke

Eh bien moi la première fois avec Pink Floyd, c'est pas très clair. J'ai pas un souvenir précis. J'en ai plusieurs. Je me souviens d'un oncle offrant Meddle, qui venait de sortir, à mon père. Je me souviens de l'avoir entendu en boucle sur la platine et d'avoir été intrigué par la pochette. J'étais trop jeune pour vraiment avoir eu un déclic mais One Of These Days et le passage au milieu de Echoes, où les spectres hurlent à la Lune (certains y entendent des mouettes, c'est selon...), me fascinaient. Mais pour être honnête, j'ai plus grandi en entendant du Floyd qu'en l'écoutant, Wish You Were Here, Animals, curieusement très peu Dark Side. Devenu jeune ado, vers 1980, j'ai un jour mis The Wall sur la platine, et mis le casque sur mes oreilles. C'est mon souvenir le plus précis. Le déclic. J'ai été fasciné par cette tonalité de téléphone entre les morceaux, par ces cris qui traversaient la musique, par cette violence contenue, par ce son de guitare incroyable (je n'étais pas encore musicien), par cette voix de Waters tour à tour intimiste et hurlante. The Wall m'avait capté. Mais pour autant par encore Pink Floyd. Je me suis vraiment immergé dans la musique au travers de Genesis, dès l'âge de 10 ans, au casque, la nuit, dans le séjour déserté par mes parents. Le déclic définitif, je l'ai eu à la fac, par un pote guitariste qui jouait les solos de Dogs sur une vieille Washburn, et surtout par le type qui animait une émission spéciale 70's sur Radio Campus de la fac de Lille 1 (1986) et qui possédait une collection phénoménale de bootlegs du Floyd sur vinyl et cassette audio. J'ai vraiment et définitivement été happé par le Floyd en découvrant les longues versions de Careful With That Axe, de Saucerful of Secrets, de Echoes, des bootlegs des années 70-71-72. Là je suis tombé raide dingue, et ça ne s'est jamais arrêté depuis. Du coup, j'ai vraiment compris le Floyd au travers de cette musique là, j'ai ensuite assimilé More, Atom Heart Mother, Ummagumma, Dark Side, jusqu'à l'usure, et je me suis mis à rejetter injustement The Wall, sans même parler de The Final Cut, qui me semblait bien loin de ce je j'aimais du groupe. Ensuite il y a eu la sortie de Momentary Lapse of Reason, qui sentait bon le miracle pour les afficionados du Floyd. Certes, ce n'était plus le même Floyd, mais ceux qui ont assisté aux concerts de la tournée Delicate Sound of Thunder seront certainement d'accord pour dire que c'était magique. Le Floyd était de retour. J'ai eu la chance de voir 3 concerts (Versailles, Villeneuve d'Ascq, Werchter) et chaque fois ce fut un moment d'une force incroyable, une expérience quasi spirituelle. Depuis, la passion ne s'est jamais éteinte. Bien sûr il y a des accalmies, mais le plaisir se renouvelle sans cesse. C'est une chose assez inexplicable.

Blue-Berry

Beau témoignage, FloydSmoke.
C'est marrant que toi aussi le virus te soit venu surtout à l'écoute de bootlegs de 70-72. Le meilleur du Floyd était bien sur scène à cette époque, et non sur disque.
I would have liked to be this
jewish
canadian
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who sings Love and its meanders so well.
But by this time I would be dead,
And I would never have
met,
known,
and, above all, loved
You.
So too bad if I'm not this
jewish,
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It's all right.

floydsmoke

En effet Blue berry le Floyd des années 69-70-71 n'était pas représenté sur disque au niveau de ce qu'il méritait (du moins je dirais jusqu'à Meddle). Un seul live officiel, excepté Ummagumma, pour un groupe qui a fait autant de concert. Le comble d'ailleurs c'est qu'il existe des bootlegs meilleurs que Ummagumma. Ce qui fait aussi que le groupe est passionant, est qu'il existe 2 groupes différents : le Floyd de studio et le Floyd de la scène. L'un maitrise les techniques d'enregistrement, peaufine les moindres détails, multiplie les ajouts sonores, superpose les lignes de clavier, de guitare, de basse, et produit une musique impossible à reproduire sur scène telle quelle. L'autre produit une musique spontanée, largement improvisée, quoique très structurée, où chacun des quatre occupe l'espace musical à part égal. En live, ils étirent les morceaux, n'hésitent pas à produire des sons incroyables (la version de Saucerful of Secrets de Interstellar Filmore en est un exemple). On a parfois l'impression qu'ils sont plus que 4 sur scène. Après Meddle, sans doute à partir de Dark Side, les choses changent. Les morceaux sont beaucoup plus structurés, et autorisent moins les digressions et les délires sonores. Les versions live de Dark Side, Wish You Were Here et Animals font encore la part belle aux extensions et aux improvisations controlées. Par la suite, les shows devenant de plus en plus théatraux et minutés, les versions live sont beaucoup plus proches des versions studios. C'est ce qui rend encore une fois aussi passionants les bootlegs des années 67 à 77, souvent pleins de surprises. On dit souvent que leur musique est architecturale. Pour moi elle est plutôt narrative et picturale. Les morceaux ont une chronologie, ils sont traversés d'effets sonores qui provoquent des images. Ils ont un début, un milieu, une fin. Ils peignent des tableaux et suscitent des sentiments, même sans comprendre les paroles.

Bon j'arrête là ma pseudo intellectualisation, limite masturbation de l'esprit. Je ne parviendrai pas ici à expliquer le pouvoir de la musique.

Dis donc, Blue berry, t'as t'on déjà dit que ton fils Gwenael ressemble à ..... Blueberry jeune (celui des premiers albums de Charlier et Giraud) ? Ah ah !

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