Et celle que vous aimez le moins ?

Démarré par My, 16 Décembre 2007 à 19:39

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RickFloyd

« Ňous trouvoήs beau ce qui ήous est assez iлdifférent pour ʼnous permettre de voir ce que лous vouloήs à la place. ». - Boris Viaň ^^
"Elvis a libéré les corps alors que Dylan a libéré les esprits..." - Bruce Springsteen

Seed's Lodger

Bon je relance le topic...

Je n'aime pas Bike, Julia Dream, If et Don't Leave Me Now...
"And everything under the sun is in tune
But the sun is eclipsed by the moon"

Walmour

Don't leave me now ? Je trouve que c'est une des seules choses à sauver de The Wall.

Pour moi, the biggest shit, c'est Learning to Fly avec Mother, One Slip, et Young Lust. Là y'a une belle brochette d'infâmes daubes.

Wulfnoth

J'ai longtemps eu du mal avec Don't Leave Me Now : trop... distordue. J'en suis venu à l'apprécier modérément, mais après un nombre d'écoutes qui aurait sans doute tué Alistair.

Par contre, Bike est marrante, j'ai adoré dès la première écoute :D « Here a man, there a man, lots of gingerbread men » :note:
C'est facile quand tu es gros au Japon.

Hommedisque

vera et bring the boy back home :-/

mihalis

bring the boy back home bien d'accord !!!!!

Wulfnoth

J'aime bien la version du film, pour celle-là : je la trouve très forte. (Mais bon, chuis un watersien à œillères ^^)
C'est facile quand tu es gros au Japon.

Seed's Lodger

Même étant Gilmourien je suis d'accord...merde ça y est je suis passé de l'autre côté :(

*fais chier*
"And everything under the sun is in tune
But the sun is eclipsed by the moon"

Kermit

Citation de: MP le 19 Décembre 2007 à 14:13
-"Sysyphus Part 4" (le seul point faible de "Ummagumma", ça sonne un peu comme du remplissage).

Se trouvera-t-il quelqu'un sur ce forum pour dire avec moi qu'il aime "Sysyphus Part 4" ? Je conviens que c'est quelque peu délayé, mais on peut dire la même chose de beaucoup de morceaux joués sur scène à cette époque par le Floyd. Cela contribue à créer une ambiance particulière. Quand j'écoute "Sysyphus Part 4", des images de paysages méditerranéens, de villages écrasés de chaleur à l'heure de la sieste, d'atmosphère estivale, me viennent rapidement à l'esprit. Et j'aime ça... ^^ Difficile de dire la même chose par contre d'un quelconque morceau du Floyd à partir des années 80, ça ne produit clairement pas le même type d'effet... :/

Blue-Berry

Je te rejoins sur ton appréciation de cette partie de Sysyphus qui se justifie totalement quand on connait la légende mythologique du type en question.
Cette partie, c'est le retour sur terre, peinard, de ce vieux roublard de Sysyphe qui pense avoir joué un bon tour aux dieux. Mais les dieux le rappellent assez brutalement à l'ordre, c'est l'accord bien dissonant avant la dernière reprise, progressive, du thème d'ouverture.
On pourrait de la même façon taxer de délayage  bon nombre de mouvements de grands morceaux de PF (le vent dans Echoes, Mind Your Throats dans AHM, et j'en passe), or ils ont leur place et leur signification dans ces suites de la même façon que cette 4ème partie de Sysyphus.
I would have liked to be this
jewish
canadian
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who sings Love and its meanders so well.
But by this time I would be dead,
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and, above all, loved
You.
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It's all right.

Kermit

Citation de: Blue-Berry le 30 Novembre 2009 à 14:46
On pourrait de la même façon taxer de délayage  bon nombre de mouvements de grands morceaux de PF (le vent dans Echoes, Mind Your Throats dans AHM, et j'en passe), or ils ont leur place et leur signification dans ces suites de la même façon que cette 4ème partie de Sysyphus.

Tout à fait. Et c'est d'ailleurs pourquoi, à mon sens, aucun de leurs morceaux de l'époque n'est franchement mauvais. Il y en a beaucoup qui sur le plan de la composition ne cassent pas trois pattes à un canard, qui ne sont pas forcément bien interprétés par tous instrumentalement parlant, pas très bien enregistrés non plus, etc. mais dans pratiquement tous le quatuor arrive à installer des climats étranges, ou oniriques, ou mystérieux ou... grâce justement à ces moments de "délayage".

En revanche, plus tard, quand l'inspiration artistique fera défaut, là on peut parler de remplissage et de gimmick. Le Floyd utilisera alors de simples recettes mais sans parvenir à recréer la magie d'antan. Le charme n'opère plus, en tout cas sur moi mais je ne pense pas être le seul dans ce cas.

Et c'est pourquoi aussi je préfère certaines chutes de studio ou assimilées de l'Age d'or ("Fingal's Cave, Take 2" par exemple) à n'importe quel morceau de l'horrible AMLOR.

Blue-Berry

Oui, j'approuve. C'est vrai que Echoes, par exemple, sur le plan de la composition pure, c'est plutôt simple. Il n'y a pas de tarabiscotages mélodiques et harmoniques comme on peut en trouver dans des morceaux ultérieurs, dès Dark Side. Seulement voila, la magie opère. Même les petits ratages ou approximations en concert participent à cette magie. Si vous regardez de près une cathédrale, y'a plein de trucs qui sont de guingois, loin de la perfection, même la symétrie n'est pas rigoureuse, voire franchement tordue (Quimper par exemple). Et pourtant l'ensemble est un chef d'oeuvre qui défie le temps. Un morceau de PF de ces années-là, c'est pareil.
Dès que la composition se voudra plus "écrite", elle sera plus figée, et moins excitante. Et là on verra apparaitre du délayage.
Je vais me faire mal voir, mais dans "Shine On...", il y a pour moi beaucoup de délayage, notamment au début : 5 mouvements instrumentaux différents (synthé, puis guitare, puis re-guitare, puis re-synthé puis re-re-guitare) avant d'attaquer le chant, ben moi, je trouve que c'est un peu du remplissage qui ôte du punch au propos du morceau. Du remplissage bien foutu et très agréable, certes, mais du remplissage quand même. D'ailleurs ce n'est pas par hasard que Gilmour et Waters, chacun de son côté, raccourciront progressivement cette intro en 5 parties pour n'en conserver que 3. Les recettes que Gilmour surtout appliquera et usera jusqu'à la corde apparaissent déjà : du bon gros solo de guitare pour soulever les foules, comme dans Comfortably Numb, Sorrow ou On The Turning Away. Ce qui ne veut pas dire que je considère ces morceaux comme mauvais. mais je suis gêné par ces grosses ficelles répétitives qu'on ne trouve pas dans la première époque de Pink Floyd, où le son est dominé par Wright, tendant vers l'équilibre parfait avec Gilmour dès AHM, voire More, et y parvenant dès Meddle. En fait, tant que PF repose sur le trio Waters-Gilmour-Wright, on évite l'écueil des grosses ficelles. Dès que Rick s'éclipse progressivement (Wish you...), ces grosses ficelles apparaissent et on délaie.
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fouge

Pour une fois je vais contredire BlueB . Pour moi les premiers albums ne sont qu'une recherche , un apprentissage (et j'aime beaucoup ce qu'il en résulte) pour enfin parvenir aux trois chefs d'oeuvre que sont Meddle (à un degré moindre) , Dark side et Wish you . Ces albums sont, je trouve, tellement aboutis qu'il est difficile de parfaire leur exécution en concert et donc de sortir des sentiers battus . En revanche les versions album de Saucerful , astronomy.......sont bcp moins inspirées , ce qui a permis d'avoir des versions live d'anthologie . Je partage par contre ton avis quand tu dis que la mise à l'écart de Rick a été une lourde perte pour les Floyd . Déjà sur Animals le son a changé , le style lui aussi a changé.......et le déclin s'est amorcé .

ZeZapatiste

Je suis totalement d'accord avec fouge, je pensais la même chose en lisant BlueB... C'est vraiment un parti pris de dire qu'avant c'est une atmosphère qui se mettait en place, et qu'après c'était juste pour remplir. Pour moi, Interstellar Overdrive (du moins en studio, en live c'est différent), c'est du grooooooos remplissage. Alors que Dark Side ou WYWH sont très structurés, bien construits (et pas forcément construits sur le même schéma, quoiqu'on en dise. On est loin d'AC/DC quand même), et chaque chose est à sa place.
Je ne veux pas dire que c'est forcément mieux, pour moi il y a du pour et du contre pour chacune de ces facettes. Clairement l'alchimie se fait mieux lorsqu'on avait tout le monde dans les passages éthérés, mais globalement les albums suivants disons dès OBC sont plus matures (certains diront "conventionnels") au niveau de la composition. Que ça plaise ou pas
Let the sun shine in

Blue-Berry

C'est vrai qu'avec "Interstellar Overdrive", question remplissage, on atteint des sommets !
Mais bon, c'est rigolo aussi !
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Kermit

Je suis d'accord avec un peu tous les intervenants, qui ne s'opposent pas en fait.

Citation... Meddle (à un degré moindre), Dark side et Wish you. Ces albums sont, je trouve, tellement aboutis qu'il est difficile de parfaire leur exécution en concert et donc de sortir des sentiers battus. En revanche les versions album de Saucerful , astronomy.......sont bcp moins inspirées, ce qui a permis d'avoir des versions live d'anthologie.

Oui, et c'est d'ailleurs pourquoi les (nombreux) bootlegs de Pink Floyd perdent de leur intérêt à partir de 1973, sans compter le fait que l'on possède des enregistrements officiels ultérieurs de ces morceaux, eux aussi globalement très fidèles aux versions studios originales. Alors que chaque prestation en public durant la florissante période 1968-1972, qui précède leur explosion commerciale, donnait lieu à autant de variantes, avec des durées, des improvisations et des couleurs uniques (plus ou moins intéressantes selon la forme du moment et les contraintes techniques).

Citationla mise à l'écart de Rick a été une lourde perte pour les Floyd. Déjà sur Animals le son a changé, le style lui aussi a changé.......et le déclin s'est amorcé.

Oui aussi. Mais même sans sa mise à l'écart, il faut reconnaître que lui et Mason n'étaient plus vraiment très créatifs. Objectivement, leur période créative était déjà derrière eux et ils n'étaient plus en mesure de peser sur l'évolution du groupe et au-delà sur celle de la musique pop. C'est la vie...

En fait, le son Pink Floyd était obligé d'évoluer lui aussi avec son temps. Mais justement je n'aime pas globalement le climat musical général des années 80. Qui ici d'ailleurs aime ce qu'ont fait à cette époque les groupes de la même génération que les Floyd, comme Genesis ou Yes ? (Au moins, les Floyd ne sont eux jamais tombés au même niveau de putasserie, je m'excuse de l'expression mais c'est celle qui convient le mieux).

A partir d'Animals, le son des Floyd devient plus rock, plus dur, plus incisif et perd par là même tout son pouvoir suggestif, onirique. Les émotions qui passent ne sont plus du tout les mêmes.

Force est de constater qu'en ce qui concerne la créativité artistique et musicale en général, les années LSD (1967-1973) ont été bien plus fécondes que les années cocaïne (qui pour Pink Floyd débute justement avec Animals).

Chaque membre du groupe, pris individuellement en tant qu'auteur-compositeur-interprète, a toujours été plutôt limité, limites qui se retrouvent dans leurs œuvres produites en solo. Mais pris ensemble, ils avaient une qualité particulière : l'art de créer une ambiance. De fait, tout le savoir-faire du groupe consistait précisément à tisser, par petites touches, un climat particulier, et, partant de là, à générer chez ses auditeurs des images, des émotions, des souvenirs, etc. Son véritable talent collectif se résumait à cela. Sur tous les autres plans (virtuosité instrumentale, performances vocales, intelligence et profondeur des textes, etc.), d'autres groupes ont fait mieux. Il ne serait ainsi guère difficile de citer, parmi les musiciens de l'époque, des batteurs plus puissants, plus véloces, plus précis et d'une plus grande maîtrise technique que Nick Mason (même en France : prenez Pierre Moerlen de Gong dans le même genre space rock ou bien sûr Christian Vander), des claviéristes plus virtuoses que Rick Wright, etc.

En revanche, pour ce qui est d'installer en seulement quelques notes des atmosphères tour à tour envoûtantes, hypnotiques, mystérieuses ou irréelles, aucune autre formation pop-rock n'a, à mon sens, réussi jusqu'à nos jours à faire aussi bien. Je ne connais de ce point de vue rien de meilleur que l'intro de CWTAE sur le live d'Ummagumma ou la partie centrale de Sets the Controls du Live at Pompeii.

CitationPour moi, Interstellar Overdrive (du moins en studio, en live c'est différent), c'est du grooooooos remplissage.

Pour moi aussi mais on est là à leurs tout débuts où, de leurs propres aveux, ils étaient tous très mauvais.

CitationJe ne veux pas dire que c'est forcément mieux, pour moi il y a du pour et du contre pour chacune de ces facettes.

On ne peut pas dire le contraire. A partir de DSOTM, le Floyd maîtrise parfaitement le travail en studio, la production devient excellente (véritable saut qualitatif sur ce plan), les textes globalement meilleurs de même que l'interprétation vocale et instrumentale (pour les passages les plus difficiles, ils font appels à des musiciens extérieurs, y compris Gimour pour une partie acoustique d'un morceau de The Wall, ce qui règle définitivement le problème)... mais pour moi cela ne compense pas ce qu'ils ont perdu au passage et qui faisait leur intérêt essentiel.

Des chansons de 4-5 minutes avec quelques paroles bien balancées et un riff ou un solo de guitare électrique accrocheur, j'en connais des centaines. L'industrie musicale en a produit à jets continus. Des morceaux qui créent en quelques secondes des ambiances sonores comme ceux évoqués plus haut, nettement moins...

Blue-Berry

J'approuve globalement ta plaidoirie, Kermit.
Tu fais parfaitement ressentir pourquoi je suis assez indécrottablement attaché aux années 67-73, et moins à la suite.
C'est une période extrêmement brouillonne, mais formidablement créatrice et spontanée. Même les couacs et les ratés sont marrants.
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HGBDC

Je suis assez d'accord avec le post précédent: je trouve que les chansons du Floyd 70-73 étaient très attachantes, sur les bootlegs de cette époque, même si le titre était le même la tournure des chansons était différente, il y avait un gain de rebondissements qui disparaîtra malheureusement au fil du temps...
De mon côté la chanson que je n'écoute jamais car je ne l'aime pas, c'est "San-Tropez", trop mole, sans fond...berk!  :euh:

Blue-Berry

Ah, dans San Tropez, y'a quand même cette belle montée à la slide-guitare, très très floydienne. Dommage qu'elle soit si courte...
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roger keith

#79
Kermit, merci de ne pas avoir décendu A Momentary Lapse of Reason :). A part Syd, il ne me semble pas qu'un autre membre ait été quelque peu consommateur régulier de LSD. A partir de 1968 c'est plutôt :cigarette:. Les histoires de cocaïne chez Pink Floyd commencent vraisemblablement avec Rick en 1975. Après, on sait ce qu'il se passait pendant la tournée AMLOR (voir Another Lapse) ;) (j'ai du mal à les imaginer le faire cependant  :neutre:).

San Tropez se laisse particulièrement bien écouter.

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