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conseils-musicaux:le-metal

Le Métal

Cette petite page n’a pas l’intention d’être ne serait-ce qu’un résumé car le métal est vaste. Ici donc seulement quelques courants (majeurs tout de même) de cette musique représentés à chaque fois par quelques groupes.

Les origines

Le métal est l’enfant du hard rock. D’ailleurs les chez les anglos-saxons les termes « hard rock » et « heavy metal » sont synonymes (d’où la présence ici de Deep Purple par exemple). C’est Led Zeppelin que retient la postérité pour l’invention du hard rock et, si cela n’est pas entièrement vrai, il est faux de dire comme on l’entend parfois que Led Zeppelin n’a rien inventé. Un morceau comme Communication Breakdown sur Led Zeppelin I (1969) est révolutionnaire : riff épileptique, voix haut perchée, rythmique écrasante, solo ultra-rapide. L’idéal hippie est alors en perte de vitesse, du coup cette musique violente séduit immédiatement une jeunesse avide de sensation forte. Led Zeppelin n’est d’ailleurs pas seul, Hendrix est déjà hard en 67 avec Are You Experienced? et d’autres groupes voient de grandes possibilités s’ouvrir. Parmi eux Deep Purple et Black Sabbath, ce dernier est d’ailleurs considéré pour avoir créer avec Judas Priest la forme pure du heavy metal, ce qu’on appelle aujourd’hui le heavy metal traditionnel.

Le Heavy Metal Traditionnel

Black Sabbath

Le père. Sans Black Sabbath il n’y aurait probablement jamais eu de Metallica ou de Iced Earth. Malsain, noir, ces mots ne définiraient pas le métal sans ce groupe. Ayant remarqué que les gens payaient pour aller voir des films d’horreur, les membres se sont dits qu’ils allaient faire la même chose avec de la musique. Et quelle réussite! Après trois albums considérés à juste titre comme majeurs, une perte de vitesse le temps d’un disque, et deux nouveaux classiques, cela devient moins intéressant, mais peu de groupes peuvent se targuer de posséder cinq disques entrés dans l’histoire.

Écouter Master of Reality (1971)

Deep Purple

Black Sabbath incarne le côté pesant et noir du métal, Deep Purple le côté rapide et ambitieux. Auteur d’une discographie avouons-le assez inégale, le meilleur est à chercher du côté du Mark III : In Rock, Machine Head et ce que certains considèrent comme l’archétype du live, Made In Japan. Le reste possède son lot de pépites, mais bien plus éparses. Plus hard rock que heavy metal.

Écouter Machine Head (1972)

Judas Priest

Au départ progressif (Rocka Rolla), le groupe a rapidement simplifié sa musique et a mélangé la vitesse de Deep Purple à la puissance de Black Sabbath ainsi qu’à sa science du riff. Il y a ajouté un élément décisif, les twin guitars, et a gardé quelques velléités progressives. Pendant huit ans, entre 1976 et 1984, Judas Priest va enchainer les disques quasi-parfaits avant de quelque peu sombrer puis de revenir en 1990 pour un nouveau sans-fautes. Après cela, c’est moins bon. A noter que l’esthétique cuir et clous dans le métal est due a ce groupe

Écouter British Steel (1980)

Iron Maiden

Prononcez le nom d’Iron Maiden et vous verrez apparaître Eddie, la terrifiante mascotte du groupe. Issus de la New Wave Of English Heavy Metal (nom sous lequel on regroupe les groupes de heavy apparus aux alentours de 1980). Sur le premier et sur le deuxième album du groupe, Paul Di Anno, au timbre punk « salit » les envolées métalliques donnant a penser que Judas Priest a rencontré les Sex Pistols. Lorsque Bruce Dickinson arrive pour le troisième album le groupe emprunte le chemin d’un métal « progressisant », mais nous y reviendrons.

Écouter Iron Maiden (1980)

Dio

Ayant pour fait d’armes d’avoir officié avec Ritchie Blackmore (guitariste de Deep Purple) dans Rainbow et chanté pour Black Sabbath (un C.V. sympathique), l’homme se lance dans une carrière solo réussie mais qui est tout entière éclipsée par son premier album.

Écouter Holy Diver (1983)

Mais aussi Accept, Motörhead, Ozzy Osbourne, Manowar, Hammerfall,…

Le Thrash Metal

Né en Californie de la volonté mélanger le heavy metal au punk, le thrash c’est aussi nourri du rock progressif, en tout cas pendant les années quatre-vingt, qui sont l’apogée du style.

Metallica

Incontournable. Une musique violente, un chant hargneux, une fougue de tous les instants mais aussi une composition brillante et une technique impressionnante au service d’une précision militaire font de ce groupe le meilleur groupe de thrash. Les quatre premiers albums sont excellents. Le groupe s’est malheureusement embourbé dans des considérations plus mercantiles qu’autre chose après un bon (mais décevant tout de même) cinquième album. Aujourd’hui une renaissance semble s’amorcer par l’entremise du dernier opus de l’orchestre : Death Magnetic.

Écouter Master of Puppets (1986)

Megadeth

Le second plus grand groupe de thrash. Dave Mustaine, son leader, a fait partie de Metallica, ce qui a enfanté une petite guerre entre les deux groupes qui, outre le fait qu’il est toujours amusant de lire les piques assassines lancées par presse interposée, a été des plus bénéfiques à la musique. Force est de constater que Megadeth n’a jamais sorti un disque parfait, ce qui le place en perdant. Mais il a sortit quatre très bons albums : Peace Sells…But Who’s Buying?, Rust in Peace, Countdown to Extinction et Youthanasia. Plus technique, plus rapide et plus hargneux que Metallica, avec également une meilleur production, Megadeth n’a jamais eu le talent de composition et la régularité de Metallica, avec en plus un côté brouillon récurrent. Les deux groupes ne doivent pas être considérés comme ennemis mais complémentaires. La voix de Mustaine est très originale et donne de l’intérêt à toute les pistes.

Écouter Rust in Peace (1990)

Slayer

Très violent. Ils sortent un brûlot en 1986, Reign in Blood, qui explose ce qui pouvait être imaginé en terme de hargne à l’époque. Mais qu’on ne s’y trompe pas, Slayer est un groupe de musiciens brillants qui n’hésitent pas à se remettre en question et qui sortent en 1990 ce qui est considéré par une partie de l’auditoire thrash comme le sommet indépassable du genre : Season in the Abyss. Sans aller jusque là, cet opus est tout de même magistral.

Écouter Season in the Abyss (1990)

Mais aussi Anthrax, Annihilator, Pantera, Sepultura,…

Le Glam Metal

Ou Pop Metal, ou Hair Metal, c’est quasiment synonyme. Cette dénomination a plus a voir avec l’esthétique qu’avec la musique mais puisqu’elle est restée… C’est certainement la branche la plus méprisée du metal et c’est vrai qu’il y a pas mal de déchets. Pourtant, même si c’est une musique ultra-commerciale il y a de très bons disques.

W.A.S.P.

Très inspirés des Who, très inspirés de Uriah Heep, très inspirés tout cours. W.A.S.P. peut se targuer de relever le niveau général du glam par une discographie solide et quelques coups de génie (le premier album et The Crimson Idol). Honteusement méconnus.

Écouter The Crimson Idol (1992)

Twisted Sister

La bande est surtout connue pour ses hymnes (au hasard I Wanna Rock), mais c’est tout a fait injuste étant donné que sa discographie est non seulement bonne mais en plus remarquable de régularité (mis a part le dernier, A Twisted Christmas, à éviter tout simplement, gageons qu’il ne s’agit que d’un simple faux pas). Les morceaux sont en général emmenés par de très bon riffs et surtout par un chanteur assez exceptionnel.

Écouter You Can't Stop Rock'n'Roll (1983)

Mötley Crüe

Un groupe ultra-connu qui n’aura sorti en réalité que deux bons disques : son premier, Too Fast for Love où les morceaux sont bien construits, cours mais dense, avec un sens du refrain évident, et Dr Feelgood, plus racé mais déjà moins bon et plus vraiment glam. Le reste de la discographie est une démonstration de l’effet conjugué de l’égo et des drogues dures, on hésite entre rire et pleurer. Quelques bijoux se trouvent tout de même (bien) cachés dans leurs nombreux albums.

Écouter Too Fast for Love (1981)

Mais aussi Kiss, Alice Cooper, Bon Jovi, Def Leppards, Poison, … Néanmoins méfiez-vous, tout (et loin de là) n’est pas bon à prendre chez ces groupes.

Le Metal Progressif

Le metal est quasiment né dans le prog (Black Sabbath et ses compositions à tiroir, Judas Priest et ses digressions épiques (Victim of Change, Deceiver) mais une certaine branche s’est détachée de l’arbre heavy, avec comme ambition un succès égal aux géants du progressif des 70’s.

Iron Maiden

Iron Maiden à été loin dans cette voie pendant les années quatre-vingt. En reprenant les recettes classiques (le couplet du début du disque répété à la fin par exemple pour Seventh Son of a Seventh Son) et en baignant sa musique dans les synthétiseur, le groupe donne un souffle épique grandiose à sa musique (Seventh Son of a Seventh Son déjà cité et Somewhere in Time). Si on rajoute à cela une capacité intacte à trouver le riff qui tue et toujours les cavalcades des twins guitars, on a jusqu’en 1988 un sans-faute et un album sorti en 2006, A Matter of Life and Death, très bon aussi.

Écouter Somewhere in Time (1986)

Dream Theater

Dream Theater est un cas difficile. Soit on les considère comme des génies, soit comme des imposteurs. Techniquement, ce sont des extra-terrestres, ils le prouvent sur chacun de leurs disques, comme par exemple le très bon Train of Thought. D’un point de vue inspiration, c’est… contrasté. N’hésitant pas à pomper allègrement pour certains, rendant des hommages flamboyants pour d’autres, Dream Theater prend en tout cas des libertés avec les morceaux des autres. Chacun a son avis, le débat n’est pas près d’être clos.

Écouter Metropolis Part II (1999)

Puisque le progressif est plus une façon d’enrichir la musique qu’un genre propre, il peut être trouvé un peu partout : Metallica, Queensrÿche, Symphony X, Pain of Salvation , Tool, le dernier Judas Priest…

Le Metal Alternatif

Cette dénomination est un peu fourre-tout, disons qu’elle désigne une musique, un métal, qui c’est enrichit par d’autres influences (comme le funk, la musique industrielle,…)

Rage Against the Machine

Groupe immensément talentueux. Proposant un metal funky au groove irrésistible, fortement politisé, le premier essais éponyme est à juste titre un album culte. Le groupe ne se remettra d’ailleurs jamais vraiment de se coup de maître car la qualité des disques va décroissante.

Écouter Rage Against the Machine (1992)

Nine Inch Nails

Metal insustriel, parfois même noisy. C’est le groupe d’un seul homme : Trent Reznor. On peut se perdre un peu dans une discographie vaste et possédant des remix de ses propres albums. Peut de chose à jeter et un album, The Downward Spiral qui fait figure de mètre-étalon.

Écouter The Downward Spiral (1994)

Faith No More

Le groupe qui fit connaître Mike Patton. Jouant un métal assez groovy, parfois un peu déjanté (mais moins que ce que Patton fait avec Mr Bungle par exemple), le groupe à réussis à imposer plusieurs single (par exemple Midlife Crisis). Assez jubilatoire et pas de mauvais album.

Écouter Angel Dust (1992)

Mais aussi Mr Bungle, Primus, Tool, White Zombie, Alice In Chains, Killing Joke…

Autres styles

Il existe beaucoup d’autres style, pour ne pas surcharger la page, je vous propose la formule un style = un groupe.

Le Doom Metal

Rythme très lent, voir pachydermique, descendant direct de la chanson Black Sabbath.
Ex : Reverend Bizarre.

Le Black Metal

Ultra saturé, très polémique aussi (pas mal de groupe d’extrême droite). Si vous pensiez que le thrash était violent…
Ex : Darkthrone.

Le Death Metal

En gros il s’agit de thrash extrême généralement plus rapide, plus technique et plus sombre.
Ex : Death.

Le Stoner

Metal mâtiné de grunge, au son sec et sale et à la section rythmique répétitive pour donner un effet hypnotisant.
Ex : Kyuss.

Le Metal Symphonique

Plutôt métal avec orchestre que musique réellement symphonique, avec souvent une chanteuse très douée au chant clair, des riffs lorgnant vers le doom et une absence de solo.
Ex : Whitin Temptation.

Le Speed Metal

Heavy tendant vers le trash au rythme accéléré.
Ex : Running Wild.

Le Neo Metal

Heavy à la fois plus sombre et plus pop. Appelé aussi Nu Metal.
Ex : Korn.



Auteur de la page : H2O.

conseils-musicaux/le-metal.txt · Dernière modification: 27/06/2011 à 12:36 (modification externe)