Le Maître Stanley Kubrick

Démarré par MP, 22 Août 2007 à 17:37

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MP

Stanley Kubrick (26 juillet 1928-7 mars 1999)


Les novateurs sont rares dans le cinéma américain d'après guerre. Les moralistes aussi. Pour ne rien dire des philosophes. Kubrick est tout cele à la fois, et plus encore: un photographe, un maniaque de la perfection, un fou de technique, un maître de l'hypnose. Chacun de ses films, bâti comme une forteresse de beauté où rien n'est dû au hasard, provoque l'émoi, le refus, l'incrédulité, la stupeur, l'affolement, et pour finir l'allégeance: Kubrick, jusqu'à son dernier opus, nous aura vaincus, après nous avoir pris en tenaille d'un film à l'autre, sans nous lâcher, nous permettant à peine de respirer. La forterresse est en effet sublime, mais étouffante.

Encouragé par le succès de "Spartacus", Kubrick secoue le public avec "Lolita" et surtout "Docteur Folamour", dénonciation burlesque de la folie des états-majors et de leur bellicisme renforcé par la guerre froide: le film, ravageur, crée l'évènement. Le suivant, "2001: l'Odyssée de l'Espace", opéra du cosmos, crée un monde. De cet immense voyage en galaxies, qui mêle Richard Strauss, avancées de la technologie et trip psychédélique, naîtra tout le cinéma de science-fiction moderne.

L'homme égotiste et arrogant, lâche, imaginatif dans le Mal qu'y peint Kubrick, on le retrouve dans "Orange Mécanique", terrifiant tableau nocturne d'une jeunesse nihiliste, impitoyable et sans espoir comme dans "Barry London", probablement le plus beau, picturalement le plus exact et le plus inspiré de tous les films à costumes. L'extraordinaire richesse de la vision esthétique s'accompagne d'une démolition acharnée des valeurs du 18e siècle à mesure que le héros va vers sa chute; somptueuse déchéance, sur des airs de Haendelet  des landes à la Gaisborough.

Baroque, splendeur, horreur, qui culminent, ici, éclairent aussi les trois films suivants, moins ou plus aboutis dans leur représentation de nos erreurs, de nos faillites et de nos pauvres ambitions. Horreur, splendeur, baroque, signature d'un cinéaste trop tôt disparu après avoir tourné trop peu. Le génie épuise vite ceux qui ont la chance, et la malchance, d'en être dotés. Voici une présentation de quelques classiques du maître:

Lolita (1962)


"Comment ont-ils pu filmer Lolita?" demandait Vladimir Nabokov sur la bande annonce du film de Stanley Kubrick adapté de son roman à scandale. Kubrock éleva l'âge de Dolores Lolita Haze (Lyon) de douze à quatorze ans mais parvint à déjouer la censure tout en réalisant un film aussi érotique, absurde, obsessionnel, érudit et spirituel que le livre.Tourné en Grande Bretagne, "Lolita" n'a pas l'atmosphère vagabonde du roman, avec ses motels miteux et ses arrêts ludiques en bord de route, mais restitue admirablement les personnages. James Mason est remarquable en Humbert Humbert, universitaire quinquagénaire, poursuivi par une Shelley Winters grotesque en tenue de léopard, la mère de Lo pendant qu'il est lui-même amouraché de sa nymphette.

Le film s'ouvre sur un lendemain d'orgie et le meurtre par Humbert de son rival pédophile, le génie Clare Quilty (Peter Sellers), et passe de la farce (la lutte avec un lit pliant dans une chambre d'hôtel) à la tragédie (les sanglots d'Humbert se rendant compte qu'il n'a été qu'une passade pour l'adolescente). A la présence sournoise, effacée, paranoïaque de Mason répond celle de Sellers dans une succession d'incarnations, tel un Satan protéiforme, flanqué de sa muse silencieuse et macabre (Marianne Stone, dans le rôle de Vivian Datkbloom, anagramme de Vladimir Nabokov).

Docteur Folamour (1964)


"Docteur Folamour" est une brillante comédie noire qui fonctionne à la fois en tant que satire politique, farce à suspense, et fable visionnaire sur l'emballement technologique. Un général nord-américain fou à lier lance une attaque nucléaire sur l'U.R.S.S., et le président s'escrime a rappeler les bombardiers et à calmer les Russes, entouré de ses conseillers et d'un savant fou. L'intrigue à suspense est tirée d'"Alerte Rouge", roman dramatique de Peter George, officier de la RAF, Kubrick l'avait adoré, mais pensait que le public était tellement pétrifié par la menace d'anéantissement qu'il se réfugiait dans le déni et l'apathie quand on lui montrait un drame ou un documentaire sur le nucléaire. Il allait donc le forcer à réagir à la perspective réelle d'une extermination globale en usant d'un comique outrancier et provoquant, une excellente tactique.

L'action est cantonnée à trois lieux, dont chacun échoue à communiquer avec les autres. A la base aérienne de Burpelson, le général Jack D. Ripper (Hayden), obsédé par les fluides corporels et la conspiration rouge, court-circuite le protocole de sécurité et ordonne à une escadrille de bombardiers d'atomiser les Russkofs prenant en otage l'officier de la RAF Lionel Mandrake (Sellers). A bord du B-52, nom de code Léproserie, le major T.J. Kong (Pickens) et son équipage subissent une coupure radio et restent sourds aux tentatives frénétiques qui sont faites pour les rappeler à la base. Au Pentagone, dans la War Room, le président Merkin Muffley (Sellers), le général Buck Turdigson (C. Scott), l'ambassadeur soviétique de Sadesky (Bull) et le délirant docteur Folamour (Sellers) tentent en vain d'empêcher l'apocalypse.La triple interprétation de Peter Sellers est entrée dans la légende, mais l'ensemble du film est une succession magistrale de posture caricaturales et parfaitement synchronisées.

Deux images sont inoubliables: Kong à cheval sur la bombe H, hurlant de joie pendant toute la durée de sa chute, et le docteur Folamour, incapable d'empêcher son bras mécanique de faire le salut nazi. On découvre à chaque fois des dialogues tordants: le président Muffley décrochant son téléphone rouge pour expliquer au patron du Kremlin qu'un de ses commandants a fait une bêtise est un grand classique, Kubrick allait revenir sur la menace potentielle de l'informatique dans "2001", sur la violence politique et sociale dans "Orange Mécanique", et sur la folie sauvage iréelle de la guerre dans "Full Metal Jacket". Mais jamais plus il ne nous ferait autant rire dans aucun autre film.

2001:l'Odyssée de l'Espace (1967)


Un objet extraterrestre déclenche et accompâgne des étapes décisives dans l'évolution de l'homme, du singe au foetus astral. A l'aube de l'humanité, un mystérieux monolithe catalyse la transition des primates du charognard au cueilleur puis au chasseur équipé d'outils et d'armes. Des millénaires plus tard, un autre monolithe, découvert par des géologues sur la Lune, émet un troublant signal radio en direction de Jupiter. Discovery, un vol habité envoyé pour enquêter (les savants sont en stase pendant que veillent deux astronautes impavides, Dullea et Lockwood), est saboté par Hal l'ordinateur de bord psychologiquement perturbé. Bowman, le seul survivant, découvre un troisième monolithe en orbite autour de Jupiter qui le propules par la Porte des étoiles à travers le temps et l'espace. Il vieillit, meurt et renaît sous une nouvelle forme. C'est là un résumé possible d'un film réputé impénétrable.

Influent mais unique en son genre, froid, obsessionnel, prétentieux, consciencieux, sidérant, toujours fascinant, "2001: l'Odyssée de l'Espace" est tout ceci à la fois. Une chose est sûre: on est loin du projet initial de Stanley Kubrick de réaliser un bon petit film de SF à partir de La Sentinelle, une nouvelle d'Arthur C. Clarke, également coauteur du scénario. "2001: l'Odyssée de l'Espace" défie les conventions du genre et ne ressemble à aucun autre film de science-fiction réalisé auparavant. Visuellement, c'est un éblouissement. Primés par un Oscar, ses effets spéciaux (conçus par Kubrick) associent l'imagination et la science. Dans le premier acte du film, qui en compte quatre, une pantomine minutieuse et des prothèses innovatrices confèrent aux acteurs incarnant des singes un réalisme encore jamais vu à l'époque. Le film abonde en images inoubliables: l'os lancé dans les airs se transformant en satellite: l'alignement du Soleil et de la Lune au-dessus du monolithe: la valse orbitale de la station spatiale et de la navette lors de l'arrimage de cette dernière; l'habitat circulaire de Discovery.

"2001: l'Odyssée de l'Espace" peut être interprété comme une aventure mystérieuse, un sermon ou une hallucination (le trip suprême pour hippies sous LSD) mais, même pris simplement comme un grand spectacle, il reste inégalé. Il faut le voir sur grand écran pour l'apprécier à sa juste valeur. Le film est aussi tout simplement un combat haletant entre l'homme et la machine, sa rigueur et sa sérénité visuelle et, par-dessus tout, son émerveillement rhapsodique devant le ciel, la terre et l'infini au-delà.

Orange Mécanique (1971)


Film le plus controversé de Stanley Kubrick, "Orange Mécanique" fut interdit au Royaume Uni à la demande du réalisateur peu après sa sortie, et ce en dépit d'un succès phénoménal, accompagné, il est vrai, de très violentes critiques. Devenu légendraire, il ressortit près de trente ans plus, après la mort de Kubrick. Cette fable sociale futuriste toujours aussi percutante est une transposition audacieuse du roman d'Anthony Burgess, lui même accueilli à sa parution en 1959 par un mélange d'éloges et d'opprobre et longtemps jugé impossible à adapter à l'écran. Jeune délinquant malin et pédant, Alex De Large (McDowell) aime la pornographie, Beethoven et mener ses Droogs en chapeau melon et salopette blanche dans des virées d'ultra-violence durant lesquelles ils parlent en rimes dans leur propre jargon, hybride de russe et d'argot cockney. Lors de la première partie du film, un passage très cru reviendra ensuite hanter Alex assagi: après s'être introduit dans une luxueuse demeure, le gang mutile le mari (Magee) et viole son épouse (Corri) pendant qu'Alex chante Singin In The Rain en rouant les malheureux de coups de pied du bout de ses godillots à bout en acier.

Il est intéréssant qu'on se souvienne du viol comme d'une scène particulièrement pénible alors que Kubrick ne montre que l'instant ou Alex découpe la combinaison rouge moulante de sa victime. Lors d'une autre virée, Alex fracasse le crâne d'une femme avec un phallus géant, crime qu'il lui vaut son arrestation. Son retour à la liberté est un désastre: trahi par ses anciens camarades, qui, ironiquement, sont entrés dans la police, il est retrouvé par une de ses ex-victimes traumatisés qui se venge lors d'une certaine rencontre aussi hilarante qu'angoissante.Certains détails de cette vision d'un avenir pas si lointain ont pris un côté désuet (les disques en vinyle, la machine à écrire d'Alex) et la violence tant décriée à l'époque paraît bien discrète par rapport aux critères actuels.

Mais l'image de voyous désoeuvrés tuant leur ennui par des actes d'une brutalité gratuite est plus que d'actualité, tout comme le vrai thème du film: la fragilité de l'individu et de ses droits personnels quand ils ne se conforment pas aux désirs de l'Etat. Esthétiquement superbe et souvent très drôle, avec une bande sonore délirante, Orange Mécanique reste aujourd'hui plus efficace que les nombreux films qui s'en sont inspirés.

The Shining (1980)


Grâce à l'ingénieuse adaptation de Stanley Kubrick du roman de Stephen King, "Shining" apporta non seulement la célébrité du romancier et au metteur en scène mais propulsa aussi Jack Nicholson dans le royaume des acteurs stars. Son cri à glacer le sang "Voilàààààà Johnny!" est devenu l'un des moments les plus mémorables de l'histoire du cinéma. Jack Torrance (Nicholson), alcoolique en voie de guérison, emmène sa femme Wendy et son jeune fils Danny vivre à l'Overlook, palace des Rocheuses désert hors-saison dont il doit être le gardien. Au fil des semaines, chaque membre de la famille souffre d'hallucinations sous une forme ou une autre. Danny est le premier à avoir la vision de meurtres sanglants commis à l'hôtel des années plus tôt. Jack entame ensuite une lente et inexorable descente dans la folie. Bien qu'il refuse de reconnaître vraiment ce qu'il lui arrive, son comportement devient sans cesse plus violent et déroutant. Préoccupée par le renfermement de Danny et la conduite irrationnelle de Jack, Wendy est la dernière à succomber. Finalement, elle prend conscience du danger et, bien que frôlant l'hystérie, réussit à survivre avec son fils.

C'est un film sombre et troublant dans lequel Kubrick démontre toute sa maîtrise en créant un climat de terreur. Choisissant avec soin angles de prises de vues et rythmes, il nous entraîne dans la peur. Comme tous les chefs-d'oeuvre, "Shining" transcende son statut d'adaptation pour devenir non seulement du Kubrick-avec des plans aériens spectaculaires, une utilisation symbolique de la couleur, des images labyrinthiques, le tout rehaussé par une musique mémorable et les décors inoubliables de Roy Walker-mais un classique du cinéma d'horreur moderne.

Curieusement, Stephen King ne fut pas particulièrement satisfait de cette interprétation de son histoire de désagrégation de la réalité et de descente progressive dans la démence. En 1997, il collabora avec Mick Garris sur une mini-série télévisée qui suit son roman presque à la lettre.

Full Metal Jacket (1987)


Basé sur le roman autobiographique de Gustav Hasford, "Le Merdier", avec une contribution au scénario de Michal Herr (auteur des textes en voix off d'"Apocalypse Now"), "Full Metal Jacket" est à la fois impitoyable, comique, terrifiant et émouvant, une représentation de la guerre telle qu'on l'a rarement vue au cinéma. Une longue première partie est située entièrement dans le centre d'entraînement de Parris Island. Après un montage parallèle où des jeunes gens aux cheveux longs sont rasés et deviennent des drones chauves guère plus identifiables que les habitants du futur dans "THX 1138" de George Lucas, l'étonnant R. Lee Ermey prend les commandes du film dans le rôle du sergent instructeur Hartman dont les insultes obscènes et toujours renouvelées sont censées briser complètement les larves pour mieux en faire des machines à tuer.

L'ironie terrible de cette séquence (qui établit un parallélisme avec l'entraînement des gladiateurs dans "Spartacus") est qu'elle aboutit très logiquement à la transformation d'un nigaud grassouillet en un de ces primates grotesques au regard furieux qui rappellent "Orange Mécanique" ou Jack Torrance (Nicholson) dans "Shining". La première chose que fait le marine nouvellement fabriqué est de tuer son créateur-tourmenteur avant de se suicider. Après cela, les séquences au Vietnam sont presque un soulagement; le soldat Guignol (Modine), un journaliste, se détend un peu, mais se trouve très vite confronté à des individus encore plus déments. Quand il lui demande comment il peut tuer des femmes et des enfants, un mitrailleur d'hélicoptère lui fournit une réponse aussi technique que brutale, tandis qu'un colonel lui assène: "Fils, tout ce que je demande à mes marines, c'est qu'ils obéissent à mes ordres comme ils obéiraient à la parole de Dieu".

Le sommet du film est une escarmouche dans les décombres de Huê, au cours de laquelle le peloton de Joker se heurte à une tireuse vietnamienne embusquée. Personne ne s'en sort vainqueur, et les marines s'en iront en groupe dans la nuit en chantant la chanson du Mickey Mouse Club. Seul Kubrick pouvait oser accommoder Disney de cette façon.




Voilà je sais, c'est très long, mais vous n'êtes pas obligé de tous lire :D, prenez seulement ce qui vous intéresse ;)

Quant au texte, certains passages sont de moi, et d'autres proviennent d'hebdomadaires cinématographiques ou d'ouvrages sur le cinéma, j'essayerais de les noter également, si ça peut intéterresser :)

Je n'ai pas mis tous les films du maître Kubrick, seulement quelques uns. Mais vous pouvez aussi parler des films de lui qui vous ont marquez ;)
Yoko Ono: "John, tu veux bien descendre la poubelle?"
John Lennon: "Naturellement chérie!" (5 minutes avant de mourir)

Gotta Be Crazy

mdr Full Metal Jacket, ce film m'a fait rire et m'a fait peur aussi. dingue, ce récit c'est impresionnant, j'ose imaginer que ses autres films sont pareil :)
Tapette !

MP

Citation de: Nova Lepidopteramdr Full Metal Jacket, ce film m'a fait rire et m'a fait peur aussi. dingue, ce récit c'est impresionnant, j'ose imaginer que ses autres films sont pareil :)
Si tu as aimé "Full Metal Jacket", je te conseille également "Docteur Folamour", "Les Sentiers De La Gloire" et aussi "Shining" :)
Yoko Ono: "John, tu veux bien descendre la poubelle?"
John Lennon: "Naturellement chérie!" (5 minutes avant de mourir)

Blue-Berry

Oui justement MP : "les Sentiers de la Gloire", j'aimerais bien te lire sur ce sujet.
Perso, je trouve ce film bouleversant, et l'interprétation magistrale de K. Douglas n'y est pas du tout étrangère.

Mais à toi d'en faire une relation ! T'as bien commencé !
(J'ai tout lu sans m'ennuyer. Bravo !)
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Gaya

Lolita et The Shining, je ne les ai pas vu, je me suis contenté de les lires, et ça vaut le coup, en tout cas.

Docteur Folamour, pas vu. Hélas.

2001:l'Odyssée de l'Espace, je l'ai vu. J'ai lu le livre d' A.C. Clarke, aussi. Et bien... C'est différent, c'est sûr. Les images du film sont vraiment hallucinante pour la dernière partie, mais le livre est plus complet.

Orange Mécanique, je n'ai pas pu le voir en entier. Trop "dur". Mais le livre est magistral. Je le recommande. Surtout que j'ai entendu dire que Kubrick s'était inspiré de la version américaine censurée du livre, où il manque le dernier chapitre, là où le livre prend tout son sens.

Full Metal Jacket, je l'ai vu un soir, et c'était génial. Franchement, c'est un film qui m'a retourné. Magnifique.

Blue-Berry

Folamour, c'est culte ! Répare vite cette lacune !

Et les Sentiers.... Ah la la... les mots me manquent...
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MP

Citation de: Blue-BerryOui justement MP : "les Sentiers de la Gloire", j'aimerais bien te lire sur ce sujet.
Perso, je trouve ce film bouleversant, et l'interprétation magistrale de K. Douglas n'y est pas du tout étrangère.

Mais à toi d'en faire une relation ! T'as bien commencé !
(J'ai tout lu sans m'ennuyer. Bravo !)
Merci, je vais essayer de faire un chapitre sur "Les Sentiers De La Gloire", j'ai des documents sur lui (Im a Kubrick Fan :cool:), mais il faut que je le revois, ça fait une éternité que je ne l'ai pas vu :D
Tu as parfaitement raison "Les Sentiers De La Gloire" est un magnifique film antimilitariste qui a fait un énorme scandal en France, on a du attendre 1971 pour le voir chez nous (soit 14 ans après sa sortie :euh:)

Un autre film dont je n'ai pas parlé et que je peux fortement conseillé, c'est son dernier film: "Eyes Wide Shut" ;)
Yoko Ono: "John, tu veux bien descendre la poubelle?"
John Lennon: "Naturellement chérie!" (5 minutes avant de mourir)

Shakey

J'aime The Shining , un super film , un peu gore mais tellement mignon :humour:
Il est pas trés long je trouve , ils auraient pus le faire en version 5heures :)
ok ok je sort , mais j'aime THE SHINING quand-même :super:

Blue-Berry

Moi j'aime bien ton avatar, Shakey. Sheki au fait ?

MP, oui, il faut que tu le revoie. Si tu veux, je le mets en partage sur Tribal et tu viens te servir.

J'ai un ami de la région de Saumur qui s'occupait d'un ciné-club dans les années 70. Il l'a projeté alors, et y'avait quelques "cadre noir".
Ca a été un peu chaud !

N'empêche, et c'est pas hors sujet, tout près de chez moi, il y a un monument aux morts réellement anti-militariste. L'armée a refusé de l'inaugurer ! C'est à Saint-Martin D'Estreaux (42 mais presque en 03).

Il y en a très peu en France.
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MP

Citation de: Blue-BerryMP, oui, il faut que tu le revoie. Si tu veux, je le mets en partage sur Tribal et tu viens te servir.
Oui, mais il y a juste un problème, je n'ai jamais rien compris à Tribal et je n'ai jamais su m'en servir :D

J'ai honte....... :rougit:
Yoko Ono: "John, tu veux bien descendre la poubelle?"
John Lennon: "Naturellement chérie!" (5 minutes avant de mourir)

Blue-Berry

Eh ben tu le charges, tu t'inscris, ensuite tu nous dis quel pseudo tu tes choisi (si c'est le même qu'ici ça simplifie bien les choses) et on t'envoie alors une invitation (une par gugusse). Et après on est dans la liste l'un de l'autre, et tu peux venir te servir. N'oublie pas de paramétrer tes partages (c'est un explorateur, rien de sorcier).
Y'a "Psychedelic" qui l'a actuellement de façon permanente (Les Sentiers)
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MP

Mon topic ne fait pas venir beaucoup de monde :/
Yoko Ono: "John, tu veux bien descendre la poubelle?"
John Lennon: "Naturellement chérie!" (5 minutes avant de mourir)

Thelonius

Un de mes réalisateurs préférés.
Tu as oublié de parler de Eyes Wide Shut, même s'il est décrié puisque Kubrick ne l'a pas monté de ses propres mains (pour cause de... décès :pleure:), qui est excellent, et aussi et surtout de Barry Lyndon.
Shining, il serait vraiment bien s'il n'y avait pas quelques fioritures (la scène avec la femme :euh:, plus de Shining, moins de gore gratuit...)
Et puis 2001, quoi, enfin.
Turn on, Tune in, Drop out.

MP

Oui je sais Thelonius, j'ai oublié de parler de "Eyes Wide Shut", mais je te laisse l'occasion de poster quelque chose dessus ;)

Je tiens tout de même à corriger ton erreur, Kubrick a bel et bien fait le montage de "Eyes Wide Shut", même si le film est sortit après sa mort! L'avant-première de ce film a eu lieu le 1er mars 1999, Kubrick était présent, il est mort une semaine après, le 7 mars :pleure:
Yoko Ono: "John, tu veux bien descendre la poubelle?"
John Lennon: "Naturellement chérie!" (5 minutes avant de mourir)

RickFloyd

Eyes Wide Shut, ce titre est mythique! Rien que la musique que ça produit quand on le prononce, puis le jeu de mots qui est présenté. Les Yeux Grand Fermés, génial pour un objet cinématographique, en plus. Il faut que je le voie, je me le dis depuis déjà longtemps! :)
« Ňous trouvoήs beau ce qui ήous est assez iлdifférent pour ʼnous permettre de voir ce que лous vouloήs à la place. ». - Boris Viaň ^^
"Elvis a libéré les corps alors que Dylan a libéré les esprits..." - Bruce Springsteen

Comfortably Floyd

Il passe très très bientôt sur France 3 et en PRIME !
A ne pas louper donc.

Thelonius

Et en FRANCAIS !
Bouhouhouh... :pleure:
Turn on, Tune in, Drop out.

Blue-Berry

Une hérésie, en effet...
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RickFloyd

Faut erradiquer la VF de la surface de la Terre :D
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"Elvis a libéré les corps alors que Dylan a libéré les esprits..." - Bruce Springsteen

Blue-Berry

Je n'irai pas jusque là.
Mais il y a des cas où coller du français à la place de la langue originale, c'est un crime. Dans Fellini, pour prendre un exemple entre 1000.

En revanche, pour un Star Wars, un Indiana Jones ou un Seigneur des Anneaux, ça ne me dérange pas si c'est fait avec talent (et ça l'est bien souvent !)
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