Amused To Death...

Démarré par CrazyDiamond, 15 Septembre 2007 à 22:11

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roger keith

J'adore cette album, c'est le meilleur de Waters en tout cas bien que les autres soient très bons aussi. Des titres comme Amused To Death, It's A Miracle, Perfect Sense voir d'autres me laisse rêveur devant tant de perfections musical.

floydsmoke

Promis. je vais écouter et réécouter cet album, jusqu'à y voir quelque chose qui m'évoque le Pink Floyd que j'aime. Je l'ai acheté, écouté 2 fois et rangé dans ma CDthèque. J'avoue un peu honteux, après avoir lu tout le bien qui en est dit ici, que je n'ai jamais vu le lien avec LE Floyd que je connais par coeur, et qui, pour moi s'arrête à Animals, et rebondit sur Division Bell et On An island. Je m'en veux presque d'être passé à ce point à côté. Je réessaye de suite.

Fanbasdufront

ECLIPSE

BRAVO POUR TON TOPIC, CRAZY DIAMOND,

J'aime aussi beaucoup "amused to death" mais je trouve qu'il manque en rythme.Il y a des moments creux voir des rallonges de sons qui en font un ensemble lourd même si l'album comporte de véritables chefs d'oeuvre:"What God wants", "Perfect sense part 1 et 2","It's a miracle", "Amused to death", "Ballad of Bill HUBBARD","Three Wishes"...C'est toutefois un album riche car à chaque nouvelle écoute, on découvre quelquechose de nouveau.Par ex, écoutez bien après "Three Wishes" une femme qui se confesse à son psychiatre sur son état d'âme comme conséquence de son matérialisme:"Je voulais une grande boite, mais comme je n'avais pas assez d'argent, j'ai dû acheter une plus petite boite".Génial de souligner de cette manière l'absurdité de la société de consommation.Je crois d'ailleurs que Waters dénonce avant tout subtilement les travers de la société Américaine dans cet album."What God wants" n'est sur ce point pas un titre anticlérical mais plutôt une attaque de ceux qui expliquent tout ou prétextent leurs mauvais coups par une justification divine.Ce que les Ricains font souvent et particulièrement Bush.... D'autre part, tu as raison de signaler les coîncidences étranges entre ATD de Waters et DB EN 1994 des FLOYDS, à commencer par le fait que ce sont deux très bons albums. Ca me fait penser avec douleur la chose que ça aurait pu donner si à cette époque, les quatres bougres avaient travaillé ensemble!!!
Quant au fait qu'ATD n'a pas fait le succès commercial qu'il mérite, éclipsé (c'est le cas de le dire) par celui de DB des Floyds, il faut quand même noter que les tournées mondiales de WATERS depuis l'année 2000 ont plutôt bien fonctionné, mais cette fois, ironie du sort,probablement du fait de l'absence devenue définitive des FLOYDS!!!
Don't worry, it's only a lifetime....

Wulfnoth

Citation de: "ECLIPSE"Par ex, écoutez bien après "Three Wishes" une femme qui se confesse à son psychiatre sur son état d'âme comme conséquence de son matérialisme:"Je voulais une grande boite, mais comme je n'avais pas assez d'argent, j'ai dû acheter une plus petite boite".Génial de souligner de cette manière l'absurdité de la société de consommation.
Sauf que c'est beaucoup plus sinistre que ça. Ce passage continue à me faire frissonner à chaque fois que j'écoute Three Wishes.
C'est facile quand tu es gros au Japon.

ECLIPSE

Tu as sûrement raison, Meneldur.Roger WATERS peut pas passer de l'ironie au pessimisme le plus noir.C'est le lot des hypersensibles..

Quelques vidéos d'amused to death pour vous faire plaisir, piquées sur YOUTUBE.J'ai éclaté de rire dans la vidéo du titre amused to death (Bizarre non?) quand sur la phrase "We drove racing cars", on voit David GILMOUR, assis sur une voiture de course.Revanchard ce Roger quand même.

Au programme:

1)The ballad of Bill HUBBARD/What God wants(Avec Jeff BECK.)



2)What God wants (L'officiel):



3)Three wishes:



4)Amused to Death (petite intro musicale D'1mn de Jon ANDERSON):



5)The bravery of being out of range(Vidéo non officielle mais excellente du fait que les films correspondent à la guerre du golfe.):

http://fr.youtube.com/watch?v=ybHhq48b33Q&feature=related

Enfin, pour terminer sur une note souriante, je vous présente le plus jeune fan de Roger WATERS du monde, c'est à croquer:



GOODBYYYYE....
Don't worry, it's only a lifetime....

Narrow Way

La dernière est effectivement à croquer :amour:
"I like to think oysters transcend national bareers."

floydsmoke

Voilà, ça fait 2 jours que le CD tourne sur la platine, à la maison, dans la voiture. Je dois d'abord confesser une chose, j'aurais dû le faire avant. J'avais un peu trop vite classé l'affaire. Les grands albums ne se dévoilent souvent qu'au bout de plusieurs, parfois nombreuses, écoutes.
Celui là est en train d'entrer progressivement dans mes oreilles mais que c'est dur...
Et si j'ai pu progressivement écouter les premières plages (sauf la première, très accrocheuse), c'est parce que j'ai été happé par les dernières : Watching TV, 3 Wishes, It's a Miracle. J'avais toujours décroché avant la fin d'un album un peu long. Les collages sonores jusqu'à l'overdose, les rythmes binaires de batterie, le chant parlé, crié, murmuré, les criquets, les sons de TV entre les plages, les longueurs..., aaarrrggghhh, dur dur.....
Après de multiples écoutes, c'est nettement meilleur, mais il y a des choses qui ne passent toujours pas : What God Wants Part 1,2,3, The Bravery of Being Out of Range, Too Much Rope.
Perfect Sense Part 2  frise l'insupportable.
Il y a des plages que j'aime : The Ballad Of Bill Hubbard, Perfect Sense Part 1, Amused to Death,
et celles que je trouve excellentes : Watching TV, It's a Miracle, surtout 3 Wishes.

Ca fait peu pour un ensemble que d'autres Floydiens classent au niveau de Meddle, Wish You Were Here et Animals. J'ai beau réfléchir je ne trouve pas toutes les explications. J'en vois pourtant quelques unes évidentes. Ce que j'ai toujours écouté en priorité chez Pink Floyd, c'est la musique, au sens global. Il me semble que Pink Floyd est parvenu à résoudre l'équation du dosage musique/chant, l'équilibre parfait, à l'image de Echoes, de Shine On, de Dogs. Et lorsque je pense chant, je pense même voix, plus que paroles. Lorsqu'enfant j'écoutais Meddle, je ne comprenais pas un traite mot des paroles, mais pour rien au monde je n'aurais voulu qu'elles soient absentes, ou même traduites en français. Pink Floyd ne serait pas Pink Floyd sans les 3 voix de Gilmour, Waters et Wright. Aujourd'hui, mon anglais ne me permet toujours pas de saisir, sauf à les lires, le sens profond des paroles de Waters. Je n'en ai qu'une vague idée et je reconnais que ce n'est pas ce qui m'intéresse. Lorsque j'ai envie de belle poésie et de paroles bien torchées, alors j'écoute des auteurs qui parlent ma langue et que je peux apprécier dans les plus infimes détours comme Ferré, Brel, Souchon ou Lavilliers.

Une fois fait cet aveu sans doute rédhibitoire pour beaucoup, je vais me permettre un avis, et susciter des envies de meurtre chez les watersiens endurcis.
Je ne vois pas vraiment une composition de Amused to Death  à la hauteur des canons Floydiens. Je ne vois même rien qui sonne vraiment Pink Floyd, au mieux The Wall, ou The Final Cut. Beck fait de brillantes interventions dans son style très personnel, comme Clapton l'avait fait dans Pros and Cons mais cela ne suffit pas à faire monter la sauce au niveau du Floyd à quatre des 70s. Le rythme  martelé me rappelle les pires plages de About Face ou de Momentary Lapse of Reason (fucking 80s !), les moments calmes sont longuets, et les moments forts sont lourdingues. Où est dans cet album la musique promise, dynamique, planante, éthérée, brillante, intense, celle de Time, de One Of These Days, de Breathe, de Embryo, de Careful With That Axe...

Waters reste le génie créateur de Set The Controls, de Money, de Welcome to The Machine, de Pigs, le maitre du tempo, l'alchimiste du Floyd, le créateur de concept, le parolier, le faiseur d'émotion, mais à écouter ses albums solos, il me semble qu'il faut aller chercher chez Wright et Gilmour le génie de la mélodie, de la cohésion instrumentale, de la balance musicale.
Grand album ? Pas grand album ? Je ne sais pas. En tout cas pas un album tout à fait pour moi. Mon album préféré de Waters quand même, avec Pros and Cons.

Là je le crains, mon compte est bon...

Wulfnoth

CitationOù est dans cet album la musique promise, dynamique, planante, éthérée, brillante, intense, celle de Time, de One Of These Days, de Breathe, de Embryo, de Careful With That Axe...
Qui a promis ça, exactement ? Sarkozy ?

Plus sérieusement, je ne saurais pas définir un « grand album », mais il me semble clair qu'aucune production solo d'un ex-Pink Floyd ne peut s'y ranger. Si l'on enlève les plaisanteries sans grand intérêt (la « carrière solo » de Mason, le premier Wright) et les putasseries eighties (KAOS, Zee, About Face), il ne reste plus grand-chose, et rien qui soit de haute volée : Pros & Cons recycle son unique mélodie pendant 45 minutes, le premier Gilmour solo est aussi mou qu'une merde de chien sur du bitume un jour de canicule, Broken China est coulé par ses instrumentaux sans intérêt, Amused to Death est un pamphlet politique intéressant (quoique simpliste) qui n'aurait jamais dû être mis en musique... Barrett est à part, bien sûr, mais ses productions sont beaucoup trop erratiques pour atteindre une quelconque grandeur.
C'est facile quand tu es gros au Japon.

CrazyDiamond

Quand je fais remarquer le vide scénaristique du premier volet de "Star Wars" (celui des 70's), les quinquagénaires me disent : "Tu te rends pas compte du choc que ça a été à l'époque !"...
Et bien "Amused To Death" me fait ce même effet. Alors que je relisais les derniers posts, ravi qu'une chronique vieille de bientôt trois ans suscite à nouveau l'intérêt, je me suis réécouté l'album. Comment vous dire... j'ai décollé. Je me suis senti complètement partir, même si je notais ça et là (sur "What God Wants Pt. I", notamment, ou "Perfect Sense pt. II", qui me plaît moins qu'à l'époque) quelques baisses de rythmes. Mais sur les six dernières pistes, je n'ai eu qu'à fermer les yeux, et savourer. Cet album me parle plus qu'aucun autre album de Pink Floyd (quoique "Animals"...bref), et, je crois, plus qu'aucun autre album tout court. J'aime le message, j'aime l'ambiance, j'aime chaque sons, je suis totalement convaincu. Pour un taré dans mon genre, ce n'est pas seulement de la musique...

Mais il faut l'admettre, "Amused To Death" est devenu pour moi, par la force des choses, la symbolique de l'époque où je l'ai le plus écouté. Une époque particulièrement heureuse qui me revient par bribe (non pas que je vive une époque merdique non plus, je précise) quand j'écoute cet album. C'est magique, tout simplement. Alors oui, même watersien convaincu, je ne me permettrai pas de te reprendre sur ta critique, floydsmoke, tout est affaire de perception et si on avait tous les mêmes goûts on se ferait bien chier. Bien amicalement.

Merci à tous de me l'avoir fait réentendre. Ca faisait bien trois mois que je n'y avais plus touché (Bon Dieu c'était long...) :)
Un dictateur qui meurt... c'est une banque suisse qui ferme.

Mnzaou

"Amused To Death", la "madeleine de Proust" de CrazyDiamond =D
Bonzi Bonzi. Niam diboutou sa ka moudou matsi (Nzille)

floydsmoke

Meneldur,
Pour le coup, ton franc parlé très imagé, nappé de cynisme, est plutôt bien envoyé. C'est toujours extrême dans l'art de sanctionner, mais ça a le mérite d'être clair. J'essaye d'être plus nuancé dans mon jugement même si je ne prétends pas être exempt de parti pris. Globalement donc, avec ces nuances, je suis d'accord avec toi. Excepté pour Barrett : sans fétichisme aucun, rien ou presque dans sa production ne s'écarte vraiment du génial.
Waters, c'est aussi la part de sang, de sueur, de crachat, de passion, aussi contenu dans Pink Floyd, qui manque sans doute aux créations solos des autres membres, et qui font penser à quelque chose sur du bitume un jour de canicule. Mais il manque à Waters la puissance des belles harmonies de Wright, les respirations spatiales de Gilmour, les rythmes jazzy de Mason, l'inspiration divine de Barrett.

Crazy Diamond,
Je vois parfaitement ce que tu veux dire. Nous avons tous nos albums cultes. Ce sont ces choses que l'on aime, envers et contre tout, pour leurs qualités comme pour leurs défauts, pour lesquels rien ne nous fera jamais changé d'avis. Des albums rattachés à une période de notre vie ou à un moment de plénitude fugace.
Les créations solos de Waters sont tellement personnelles, tellement sans compromis, tellement en dehors des courants et des modes. Rien d'étonnant à ce qu'elles suscitent l'adhésion totale ou le rejet. On ne peut pas rester indifférent à Waters. C'est le contraire du « easy listening » ou de la musique d'ascenseur. Ce n'est pas dommage d'aimer plus Waters que Pink Floyd. Ce qui est dommage c'est de rien aimer avec passion.
Merci à toi de m'avoir poussé à découvrir cet album, je serais passé à côté de petites perles (3 Wishes et Watching TV sont vraiment superbes).

Alistair

Citation de: Floydsmoke...Waters, c'est aussi la part de sang, de sueur, de crachat, de passion, aussi contenu dans Pink Floyd...


Citation de: Floydsmoke...Mais il manque à Waters la puissance des belles harmonies de Wright,


Citation de: Floydsmoke...les respirations spatiales de Gilmour...


Citation de: Floydsmoke...et les rythmes jazzy de Mason...

CrazyDiamond

Si tu savais comme je te hais, Alistair... XD
Un dictateur qui meurt... c'est une banque suisse qui ferme.

roger keith

Je me suis tapé Three Wishes dans le train pour rentrer, c'est un super morceau.

Edit: Voyez où nous mènent les blagounettes de Blue-Berry :lol:.

Wulfnoth

Citation de: "floydsmoke"Pour le coup, ton franc parlé très imagé, nappé de cynisme, est plutôt bien envoyé. C'est toujours extrême dans l'art de sanctionner, mais ça a le mérite d'être clair. J'essaye d'être plus nuancé dans mon jugement même si je ne prétends pas être exempt de parti pris. Globalement donc, avec ces nuances, je suis d'accord avec toi.
Je ne pensais bien sûr pas vraiment ce que j'ai écrit :)

Ou peut-être que si, un peu, quand même ? Je pense être nettement revenu de mon admiration pour Waters (et pour le Floyd en général) ces derniers temps. La carrière solo de Roger conserve une place particulière dans mon cœur, pour diverses raisons plus ou moins logiques, mais loin de moi l'idée d'y trouver le moindre chef-d'œuvre (un épithète que je pourrais peut-être appliquer à quelques productions du groupe, Animals, Piper et Echoes en tête). Seulement des paroles finement ciselées, pas toujours, certes, mais qui atteignent assez souvent leur but, et quelques titres où une ambiance propre, personnelle, est méticuleusement ébauchée (je pense aux trois-quatre derniers titres d'Amused to Death et à des bouts de Pros & Cons). Rien de plus, mais c'est déjà ça.

(Par contre, et ça n'engage que moi, j'espère vivement que son prochain album studio ne sortira jamais. Il n'était déjà pas doué pour écrire des mélodies, mais dans Flickering Flame et Leaving Beirut il ne s'est même pas donné cette peine. Qu'il sorte un bouquin à la place.)
C'est facile quand tu es gros au Japon.

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