Set The Controls For The Heart of the SON : une étude du GENRE chez Waters

Démarré par Hereward_the_wake3, 03 Octobre 2011 à 16:33

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Hereward_the_wake3

En Anglais, le mot SUN soleil et le mot SON fils ont exactement la même prononciation [^], ce qui me laisse penser que la problématique de la relation mère-fils est déjà enracinée dans l'écriture de "Set The Controls For The Heart Of The Sun".

Pourquoi "déjà"?
1) Pour la marionnette épouvantable de sa mère dans The Wall
2) Pour la Lune, LE symbole par excellence de la féminité (rapport au cylcle) qui me fait lire entre les lignes du prisme, la "Face Sombre de la Femme". J'ai bien envie d'y revenir un autre jour dans ce même article.
3) Pour "Atom Heart Mother", étonnant cadavre exquis, sans parler des mamelles les plus célèbres du monde, immortalisées par Storm Thorgesen. 

Vous connaissez l'histoire personnelle de Roro: "Daddy's flown across the ocean/leaving just a memory/the snapshot in the family album/Daddy what else did you leave for me?" Je n'y reviens pas.


"Régler les Commandes du Coeur du Fils". Tout un programme. L'emprise totalitaire d'une mère castratrice sur l'amour de son fils, voilà qui n'est pas sans me rappeler le "Mother's gonna check out all your girlfriends for you/ Mother won't let anyone dirty get through" thématisé à la fin de "Mother".

Cependant, à la différence de la berceuse perverse de The Wall, "Set The Controls" assume une part d'érotisme dans sa musique d'inspiration Orientaliste et Païenne qui se conclut en Orgie Romaine. Que les paroles de "Set The Controls" traitent de sexe dans ce qu'il a de plus tabou et d'interdit, il faudrait être sourd ou niais pour ne pas le percevoir. Là où les choses deviennent intéressantes, c'est quand on y superpose la problématique Oedipienne présente dans le titre.

D'avance, je vous arrête si vous vous apprêtez à mettre un post à la con du genre "Oui mais on ne peut pas connaître les intentions de l'auteur": je m'en tape. Moi je vous parle du TEXTE et de la part d'inconscient qui s'exprime. On y va.

"Little by little the night turns around"
Petit à petit. Allitération délicatement chuchotée. Petit comme le petit enfant effrayé par la nuit interminable et son lot de SECRETS inavouables. Saucerful Of Secrets.

"Counting the leaves which tremble at dawn"
Très atmosphérique avec la consonance des 4 "T" de CounTing, whiCH, TRemble, aT. C'est un vers qui tremble de peur "at dawn" pour les horreurs que le jour va révéler.

"Lotus's lean on each other in yearning"
avec une insistance particulière sur l'accord (musique). Clairement sexuel, clairement lesbien. Deux Lotus couchés l'un sur l'autre. Le Lotus, fleur de Geisha, couleur blanche. "Yearning" renvoie l'idée d'abandon et donc de sexualité. Je ne cherche pas à projeter des noms sur ce fantasme. Je crois qu'il a surtout valeur en tant que tabou transgressé.

"Over the hills a swallow is resting"
L'oiseau désigne de coutume le sexe masculin. Rest, le repos, évoque la mort (R.I.P) qu'elle soit la Grande Mort ou la Petite Mort. The hills, les collines, on sent qu'il est question de sensualité. Tout l'ambiguïté réside pour moi dans le "Over" mais je ne crois pas qu'il s'agisse de l'Oiseau Mort de "Cirrus Minor" qui s'envole à jamais au Paradis. Là je vois plutôt le repos du mâle épuisé après la copulation. Il y a quelque chose du gamin qui regarde par le trou de la serrure et qui surprend ses parents au lit.

...et dans ce cas là:
"Set the Controls For The Heart of The SON"
...c'est l'enfant effrayé qui doit maîtriser les battements de son coeur avec un sentiment d'érotisme et d'horreur du danger. Roro joue sur son angoisse de castration.

"Over the mountains watching the watcher"
Voyeurisme, domination, le point de vue a-t-il changé dans ce second couplet? Est-ce la continuité narrative du premier? Je pense qu'il y a complémentarité dans la thématique. Regardez.

"Breaking the darkness WAKING THE GRAPEVINE"
Aaaah! La feuille de Vigne! Chère à Adam et aux sculpteurs Grecs, quand on la réveille, on sait ce que ça veut dire, n'est-ce pas? On passe dans le registre de la masturbation cette fois.

"Knowledge of love is knowledge of shadow"
La Bible. La Genèse. Le péché originel. L'arbre de la connaissance. C'est très stéréotypé, tu t'es pas foulé Roger on aurait envie de dire. En même temps, c'est Biblique dans la forme et transgressif dans l'idée. L'amour n'est jamais perçu comme sombre et sale dans une société judéo-chrétienne, au contraire. Là c'est l'amour crade. Le cul. Les pulsions. Le jeune Mâle revendique le Mal en 68. On est en pleine libération sexuelle. Regardez More de Barbet Shroeder. Mine de rien, Pink Floyd ne passera pas dans les oreilles chastes. Bon pour la clientèle ado.

"Love is the shadow that ripens the wine"
Le vin en Cave s'affine dans les ténèbres. Métaphore pour réaffirmer ce désir de transgression. 
"Set The Controls For The Heart Of The Sun"

Avez-vous constaté la manière dont Roger est passé entre les 2 couplets d'un point de vue d'enfant de 5 ans plein d'Oedipe à l'adolescent qui se masturbe, c'est-à-dire le public de Pink Floyd en 68? Fort logiquement, le troisième couplet nous emmène au stade abouti de la maturité sexuelle. A force de self-control, The SON devient The MAN. The Heart c'est le monde des pulsions.


C'est ici que musicalement a lieu le crescendo sublime qui revient à une montée vers l'orgasme avec la batterie qui s'emballe et l'orgue qui devient fou. Puis dans le repos. Je ne parle pas d'érotisme pour le plaisir parler de cul: derrière, il y a l'idée de jouissance et de bonheur. Les Pink Floyds en 68 veulent atteindre le bonheur, devenir un groupe fécond alors qu'ils sont au bord de l'implosion: mais c'est une interprétation, donc on s'en cogne.

"Witness the Man who waves at the Wall"
4 W witness, who, waves, wall qui fouettent. J'y vois une allusion à La Grotte de Platon. L'homme dans sa Caverne qui n'a jamais vu le jour. Le "Witness" verbe à l'impératif (Voyez) est une interpellation à l'auditeur qui introduit la Morale de sa Fable.

"Making the shape of his questions to heaven"
Alliteration en "Sh" shape, queSTion. Platon la philo encore, mais allons plus loin. Cet homme dont il est question, c'est la personna. Heaven, le paradis, c'est un monde où le sexe est interdit,même pour les lapins. Je ne sais pas si Roger chercher à nous dire que c'est un pervers sexuel mais ce que je sais c'est qu'en s'exposant comme il le fait au travers de ce texte nuageux, il fait preuve d'exhibitionisme. Syd aurait pu écrire ça, lui qui a tant souffert de se retrouver exposé médiatiquement avec ses histoires de travestis (Arnold Layne).

"Whether the Sun will fall in the evening"
Voilà bien la seule question qu'un être humain ne devrait pas se poser. Derrière, peut-être l'angoisse d'un jour sans lendemain? Comme une carrière qui s'arrête brutalement? On s'en fout. La Référence à l'incipit du texte boucle joliment l'ensemble. Et puis the SON !!!! Tomber, comme tomber au combat, c'est l'idée de mourir. Avec l'emphase de l'accord. Met en scène la MORT DU FILS !!!!! Pour devenir un HOMME. MMMMM ! GRRR...
   
"Will he remember the lesson of giving"
Alors ça... alors ça.... alors ça ! C'est une enigme sur laquelle j'imagine des tas de connards dans mon genre on du donner leur avis. Perso, j'ai envie de la fermer là-dessus, mais par contre, je veux bien votre avis. Allez je me lance. "Giving", il y a une idée d'amour chrétien. Le sexe et l'amour: c'est nul.

Moi ce qui me fait tripper dans ce vers, c'est pas "giving", c'est "Remember", l'idée de la transmission, du culte et de la civilisation. Peut-être qu'il aurait pu dire "Will he GIVE the lesson of rememberance" donner la leçon du souvenir, et il a dit l'inverse. Qui dit Leçon dit Morale, vous croyez vraiment que Roger Waters le hippy insoumis de 25 ans en a quelque chose à battre de la morale? Non. D'où peut-être la vraie-fausse inquiétude qui sous-tend cette question en clôture d'un texte pompeux et lyrique: pour moi, et ce sera ma conclusion, "Set The CONTROLS for the Heart of The SON" traite de la transmission des valeurs de la Civilisation, de l'ordre, de la morale, de la chasteté et de ce moule psycho-sociologique qui faisait tout les hommes jusqu'à l'émergence d'une nouvelle espèce à la fin du vingtième-siècle. Ce sont les valeurs qu'incarnent la mère de Waters, garante de l'ordre dans la famille. Et donc il a choisi de traiter sa relation à sa mère sous un angle très politisé. C'est ce qu'on fait généralement pour éviter d'affronter les vrais problèmes; une transposition sur la société. C'est toujours la faute à la société. Roger fanfaronne sur scène alors qu'il ne sait pas s'il est un homme ou quoi. Maggie va par la suite incarner sa maman dans "the Final CUT", un coupage de cordon des plus douloureux.   

par Hereward The Wake

"Baby, baby, baby oooooo, baby, baby, baby, oooooo"

Kermit

Le souci de ton interprétation est que Waters n'est pas l'auteur des vers que tu cites (mis à part, peut-être, du vers-titre : mais il est probable que même celui-ci soit en fait inspiré d'une de ses lectures). Tout le reste est directement pompé, de l'aveu même de Roger, dans un recueil de poèmes chinois du IXe siècle. Bon après, peut-être que ces auteurs chinois originaux faisaient des allusions à l'amour lesbien et à la masturbation, mais va savoir... :sifflote:

roger keith

J'aime beaucoup ton interprétation du morceau. Tu vas chercher assez loin.
Mais comme l'a écrit Kermit, Waters n'a quasiment rien écrit sur ce morceau (pourtant il deviendra excellent parolier). La vérité est peut-être ailleurs...

Hereward_the_wake3

Il y a pomper et pompeii...

Je trouve que j'y suis allé trop fort sur l'idée d'auto-érotisme à cause de Watching the Watcher. Le texte n'a rien de Narcissique au fond. Bon. C'est corrigé.
"Baby, baby, baby oooooo, baby, baby, baby, oooooo"

roger keith


Hammer666

"Pompé" est nettement exagéré! Roger s'est fort inspiré de ces poèmes mais n'en a pas recopié des phrases telles quelles. Globalement, STCFTHOTS est un très beau poème zen, et je sais de quoi je parle, et par essence les textes zen mélangent subtilement poésie et ambiguïté. J'oubliais, l'ouvrage en question s'appelle "Poems of the late T'ang".
"If I go insane, please don't put your wires in my brain"

ZeZapatiste

Pompé ou pas (certains vers le sont directement, ce n'est pas un secret, notamment les premières affirmations de chaque couplet), je crois qu'il est impossible d'analyser le texte, et d'autant plus ligne par ligne, sans passer par les spectre de la culture chinoise d'autour du Xè siècle, plutôt qu'une visée personnelle. Les textes mystérieux peuvent être analysés d'une multitude de façon, il ne tient qu'à l'auteur d'en trouver un point d'accroche et d'y chercher un rapport pour chaque ligne. Par exemple je pourrai chercher à faire le même exercice en parlant d'un crapaud prédateur, et arriver à convaincre tout le monde.
Let the sun shine in

roger keith

Citation de: ZeZapatiste le 05 Octobre 2011 à 11:36
Par exemple je pourrai chercher à faire le même exercice en parlant d'un crapaud prédateur, et arriver à convaincre tout le monde.

Ce n'est pas le sujet du texte qui est admirable c'est la recherche qu'il y a eu dérrière.

floydsmoke

Jean-Claude Van Damme, sort du corps de Hereward The Wake !!  :lol: :lol:
Whaaoouu ! Trêve de plaisanterie, je suis bluffé !
Dire que dans le Floyd, je me cantonne souvent à la musique, dont il y a déjà tellement à dire... Quelle erreur je fais !

ZeZapatiste

Citation de: roger keith le 05 Octobre 2011 à 12:37Ce n'est pas le sujet du texte qui est admirable c'est la recherche qu'il y a eu dérrière.
Ce n'est pas non plus le sujet d'une évolution oedipio-masturbatoire à visée moralo-néo-sapieno-sapientique, à ce que je sache :P
Edit : Blague a part, je reste persuadé que cette chanson traite du suicide. D'ailleurs le titre est sans équivoque.
Let the sun shine in

Hereward_the_wake3

Le Missionnaire est une femme

En balançant mon faisceau blanchâtre d'un angle inhabituel sur une arrête aigue du prisme de The Dark Side Of The Moon, je crains de le dénaturer. Mais comme je suis un petit pervers et que j'aime bien vous faire saliver, je m'en réjouis d'avance. Attendez, vous n'allez quand-même pas me soutenir que vous ne vous êtes jamais interrogé sur le décalage choquant entre la musique et le texte de Us and Them.
Je n'ai quand-même pas inventé le Sax ultra sensuel de Dick Parry qui ferait passé le gros organe de Barry White pour un petit minet? Et puis, la chanson commence par Us, nous, "me and you". Et puis avec l'écho, c'est pas comme si on en rajoutait des couches... Alors oui, je sais "We're only ordinary MEN"... ça calme tout de suite, mais à la fin de cet article, je vous promets que vous tomberez d'accord avec cette phrase du grand philosophe Patrick Juvet: où sont les femmes!
"Baby, baby, baby oooooo, baby, baby, baby, oooooo"

ZeZapatiste

Let the sun shine in

Hereward_the_wake3

Il s'agit pas non-plus de vous prendre pour des jambons. Quand il y a écrit :

"Haven't you heard it's a battle of words"
"The poster-bearer cried"
"Listen SON, said the man with the gun"
"There's room for you inside"

bien évident qu'il s'agit d'un militant pacifiste avec sa pancarte qui se fait alpaguer par un recruteur de l'armée légèrement goguenard sur les bords. U.S. si ça vous chante... Je ne vais pas vous dire le contraire. On sait aussi comment ça a été écrit, Zabriskie Point, les trucs qui pètent, les manifs et Rick qui sort son morceau de sa manche en total décalage avec les images. OK, il y a l'aspect sociétal, d'institutions vieilles qui avec leur belle morale conduisent en réalité à la dégénérescence de la société. Je vais vous faire une confidence: j'en ai rien à cirer. Parce que moi, ce qui m'intéresse dans la vie, c'est le CUL !
"Baby, baby, baby oooooo, baby, baby, baby, oooooo"

Hereward_the_wake3

Je crois avoir suffisamment insisté, dans l'article précédent, sur la dualité de sens du mot SUN chez Pink Floyd, qui peut aussi s'entendre phonétiquement SON, fils. Aussi, j'ai la naïveté de croire que ce SON de "Listen Son" est plus qu'une simple interjection paternaliste à l'instar du "Stand still Laddy" (bouge pas garçon). Qu'est-ce qui m'empêche de le prendre au premier degré et d'y voir une scène beaucoup beaucoup plus intimiste. "Listen son said the man with the gun". Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, la psychologie de bazarre, c'est mon truc et l'homme avec le canon, ça me parle et vous? Non? Le canon, c'est le sexe du monsieur, l'origine de son pouvoir, menaçant pour le petit garçon. Je ne sais pas vous mais moi, quand j'entends "There's room for you inside" (il y a de la place à l'intérieur), sous-entendu de l'armée, spontanément je pense à autre chose, au vagin par exemple. Bon, vous aviez été prévenu, je suis un petit pervers! Donc, pour résumez, cette scène entre le militant pacifiste et le militaire est à lire entre les lignes comme une scène d'inceste. ça collerait avec l'idée de dégénérescence de cette société du début des années 70 où les vieux de la guerre ont le pouvoir
et ça tourne et ça tourne (round and round and round).

"Up and down"

Le pouvoir. Dominant, dominé.

"With without"

Le pouvoir. Avoir. La castration au sens Freudien du terme.

Notez qu'à la fin, comme un juste retour des choses, "The old man died". Puni. Et on passe tout de suite à autre chose!
 
Et si ce "Us" céleste était une représentation du lien père-fils? Le général en retrait (from the rear) serait le père contemplatif de son soldat de fils qui accomplirait son devoir... national ou conjugal.

Mais j'avais une autre idée à l'esprit en commençant cet article et je m'en vais vous la livrer dans quelques instants, le temps pour moi de reposer mon cerveau fécond avant qu'il ne tourne round and round and round !
à tout de suite!
"Baby, baby, baby oooooo, baby, baby, baby, oooooo"

Hereward_the_wake3

L'hypothèse du dialogue père-fils semble bien coller avec le contexte militaire de la chanson. "We're only ordinary men" prend son sens. La thématique de la transmission colle. Peut-être avez-vous noté l'opposition entre "the rear" les lignes arrières et les lignes avant "the front". Je ne suis certainement pas le premier à assimiler la scène de bataille à une scène de coïte: the rear c'est ce que Roger a dans le fond du crâne, son père absent, et the front la ligne de front (donc de défense) qui s'écroule, pour moi, c'est un signe de stérilité, pour ne pas dire d'impuissance.

"Money" et "Us and Them" sont deux titres ironiques à leur manière qui ont en commun d'avoir pour thème central la virilité. Les deux ont une partition de Saxophone d'ailleurs, instrument mâle s'il en est. Alors que Money met en scène un monstre de sexe (l'argent comme objet de fascination et de débauche), Us and Them semble apaisé mais angoissé par la notion de paternité.

à ce sujet, savez-vous si Roger Waters a eu un enfant durant la conception de Dark Side Of The Moon entre 1972 et 1973? Je n'en serais absolument pas surpris, par rapport à Speak to Me et Breathe qui sonnent comme une naissance.

En fait, l'album entier parle de virilité qu'elle soit maladivement exacerbée dans le rock de Money ou étouffée voire frustrée dans Time: "Home, home again", voilà pourquoi j'aime à penser que la Face A est la Face FEMELLE et que la Face B est la Face MALE. La pochette en elle-même est un fétiche: un triangle dirigé vers le haut sur fond noir, ce qui est pour beaucoup dans le succès phénoménal de l'album.   

"Black and Blue"
"And who knows which is which and who is who"

La phrase a du vous laisser perplexe à moins que vous n'ayez quelques connaissances en peinture. Depuis la Renaissance, le bleu est la couleur que l'on attribue à la Virginité, alors que le noir est une couleur virile. Ce vers miroir est selon moi la clef qui fait basculer le texte.

"Baby, baby, baby oooooo, baby, baby, baby, oooooo"

roger keith

C'est un peu trop capilotracté pour que Waters ait pensé à ça durant la conception de l'album.

Hereward_the_wake3

Voilà notre Roro adoré perdu. Un peu comme Syd qui se demandait qui écrivait le texte de Jugband Blues, le voilà qui se demande qui sont les gentils, qui sont les méchants, qui est bleu (femelle) et qui est noir (mâle). Vous me voyez venir gros comme une maison... Je vous avais dis que je vous convertirais à Patrick Juvet, c'est pas pour rien qu'il y a un arc-en-ciel sur la pochette :cigarette: "Aliéné" est le terme qui conviendrait à ce genre de perte d'identité. Ma question est la suivante (ça veut dire accrochez-vous, ça va décoiffer):

Qui est "the man with the gun" dans la famille Waters?

autrement dit, qui est celle qui 1) a le pouvoir sur son fils SON, 2) TRANSMET l'éducation et 3) porte la culotte?

Réponse: Maman Waters !!!!


'ttendez, 'ttendez, c'est pas fini ! "The General sat"... ça vous fait penser à quoi dans ma scène de bataille coïtale? J'ai parlé de missionnaire pour le jeu de mot mais en réalité, il s'agit de la position d'Andromac dans laquelle la femme s'assoit sur son partenaire allongé pour recevoir son pénis. La tension violente contenue dans la musique à cet instant me laisse imaginer ce genre de scène choquante. ça pourrait être n'importe quelle femme me direz-vous, mais on ne l'appellerait pas le Général, bon dieu. "The lines on the map moved from side to side"... il y a de quoi vaciller. Papa, Maman, Roro, le triangle des interdits est complet.

(au passage, vous remarquerez que la rime sat et map font Sam, comme Uncle SAm)

Et alors? Vous avez remarqué que j'ai beaucoup parlé de US et très peu de THEM et encore moins du rapport entre Us et Them. On est dans une logique de point de vue _qui n'est pas sans me rappeler l'oeuvre de Francis Ford Coppola (Le Parrain, Apocalypse Now, Bram Stoker's Dracula) et surtout d'exclusion.

"Down and out" exclure
"With (us) without (us)" exclure

Si le narrateur dégouline de bons sentiments quand il dit: "God only it's not what we would choose to do", moi derrière ce (nous) qui exclut (them), j'entends poindre une problématique de la fusion et donc, de la relation de Roger à sa mère, qui, je le pense, était fusionnelle et complexe au delà des apparences, d'où toute cette amertume qui s'exprime dans "Dark Side Of The Moon", un disque dont l'utopie est le seul point de sortie.

Si je vous dis que l'instru de ON THE RUN traite de la difficulté à couper le cordon, vous me prendrez pour un taret? Tant mieux, parce que je vais vous le démontrer prochainement au même endroit. Merci pour vos comments très sympas et à la prochaine!




   



"Baby, baby, baby oooooo, baby, baby, baby, oooooo"

Hereward_the_wake3

Citation de: roger keith le 09 Octobre 2011 à 21:01
C'est un peu trop capilotracté pour que Waters ait pensé à ça durant la conception de l'album.

Normal, c'est son inconscient qui s'exprime.
"Baby, baby, baby oooooo, baby, baby, baby, oooooo"

roger keith

Mon inconscient ne serait pas capable de telle chose pour ma part :sueur:.

Hereward_the_wake3

Citation de: ZeZapatiste le 09 Octobre 2011 à 18:10
Comment expliques-tu les choeurs féminins, alors ?

Tu poses une question déterminante à laquelle je répondrai quand j'écrirai sur "The Great Gig In The Sky".
"Baby, baby, baby oooooo, baby, baby, baby, oooooo"

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