Les floydiens et le cinéma

Démarré par lunatic91, 16 Novembre 2007 à 18:52

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ZeZapatiste

Bon, ça fait un peu flood, mais z'avez qu'à mettre ce que vous regardez aussi :p

Je viens de voir "Sam, je suis Sam".
Sean Penn double plus bon, Dakota Fanning dans sa première apparition triple plus bon, une histoire plutôt originale (et non tirée d'un bouquin, merci), traitée avec beaucoup d'émotion mais aussi un regard particulier. Avec comme trame de fond les Beatles. Ca faisait un bout de temps que j'avais pas versé une larme devant un film (ben tiens, "Le Secret de Lily Owens", avec... Dakota Fanning !), mais là je crois que ce sont elles qui ont submergé le bateau de BlueB   :rougit:
Je me demande pourquoi ce film n'est pas plus connu d'ailleurs ! Il entre direct dans mon classement des films préférés dans le peloton Harold Crick-Shining (entre la 4 et la 7è place, en gros). Pas plus haut parce que ce n'est pas un film que je pourrais regarder 50 fois non plus. L'histoire ne s'y prête pas de toute façon.
Let the sun shine in

yannig

l'ambiance des film de hitchcock ne cesse de m'hypnotiser, je ne m'en lasse pas :
fenêtre sur cour
la mort au trousse ... étrange!!!

Vael

merde alors .... j'ai vu un polanski: le locataire .... flippant et malsain !

mais j'ai bien aimé !

(vraiment malsain par contre ! Oo )
Moi c'est King Ju, l'épouvantable épouvantail !

MP

Citation de: Vael le 09 Octobre 2010 à 19:07
merde alors .... j'ai vu un polanski: le locataire .... flippant et malsain !

mais j'ai bien aimé !

(vraiment malsain par contre ! Oo )

Personnellement je préfère le Polanski du tout début... "Cul de Sac" quelle merveille :)
Yoko Ono: "John, tu veux bien descendre la poubelle?"
John Lennon: "Naturellement chérie!" (5 minutes avant de mourir)

Vik

En ce qui me concerne, ce sont Pirates et Le Bal des Vampires.
Put me inside SSC
Let's test superstring theory
Oh yoi yoi accelerate the protons
Stir it twice and then just add me !

ZeZapatiste

En ce moment sur SyFy, la fin de Rencontre du 3è type.
Toujours aussi puissant, on ne s'en lasse jamais !
(Maintenant les 5 notes vont rester dans ma tête pour 2 semaines...)
Let the sun shine in

FlamingUFO

La Montagne sacrée (Alejandro Jodorowsky) c'est du pur esoterisme !
ZZ : "En fait c'est un concept anti-rétrograde totalement post-moderne."

roger keith

Star trek ce soir, version 2008. Bon film et bonne introduction a son univers.

Blue-Berry

Récemment, j'ai vu "1984", tourné la même année avec John Hurt et Richard Burton qui devait décéder la même année.
Le salut "bigbrotherien" me rappelle fortement celui des "pinkiens" dans The Wall, et on aperçoit la Battersea dans le premier tiers du film. Je ne pense pas qu'il s'agisse de hasards...
I would have liked to be this
jewish
canadian
poet
who sings Love and its meanders so well.
But by this time I would be dead,
And I would never have
met,
known,
and, above all, loved
You.
So too bad if I'm not this
jewish,
canadian,
poet
It's all right.

Kermit

Citation de: ZeZapatiste le 25 Juillet 2010 à 23:22
Et puis voilà, la première fois que j'ai vu 2001, j'étais dans mon salon, de nuit, sans un bruit. Et voir ce film, notamment les passages de la mission Jupiter, ce que signifie beaucoup de plans sombres (dans le sens de la lumière), et de portions de silences, c'est impressionant ! Je n'imagine même pas ce que ce soit être dans une salle de cinéma. Pour le coup je regrette, peut être encore plus de ne jamais voir PF en concert, de ne pas avoir eu l'occasion de le voir pour la première fois sur un grand écran et dans une salle noire.

J'ai découvert 2001 sur grand écran, lors de sa ressortie en 1988. J'avais déjà lu le roman de Clarke en 1983 (j'avais alors 13 ans) et il me tardait vraiment de voir le film. Et personnellement je n'ai pas été déçu. Cela reste mon film préféré.

Donc, hormis "2001, l'Odyssée de l'espace", clair n°1 pour moi, j'ajouterais, cette fois dans le plus complet désordre :

- La Nuit du chasseur
- Le Fanfaron (Dino Risi, 1962)
- La mort aux trousses
- Psychose
- Le Voyeur
- La Guerre du feu
- Le nom de la Rose
- Aguirre, la colère de Dieu
- Alien (uniquement le premier, de 1979)
- Blade Runner
- Tous les matins du monde
- Cyrano de Bergerac (la version avec Depardieu)
- Les vacances de Monsieur Hulot

ZeZapatiste

"2010, l'année du premier contact".
J'avais déjà essayé il y a quelques années, tentative avortée après 20 minutes où le personnage de Heywood Floyd, ricain jusqu'au bout des ongles (et pas dans le bon sens), me sortait par les yeux. Après re(rerererere)lecture de la nouvelle, je me suis dit que j'allais lui redonner une chance.

Bon, évitons la comparaison avec 2001, puisqu'il ne lui arrive clairement pas à la cheville, ni même au petit orteil. Mais simple truc : l'utilisation de certains effets spéciaux qui, même si le film à 15 ans de plus que son prédécesseur (et ça comptait à l'époque), le font parfois passer pour un truc cheap et casse totalement le réalisme. Réalisme qui était de toute façon mort à la base, lorsque l'on entend les moteurs de la navette dans l'espace (faute de débutant qu'avait évitée Stanley). Bref...

Là où je suis le plus vénère, c'est par rapport au bouquin. Déjà il est franchement tronqué, avec plusieurs éléments importants qui disparaissent. Bon, disons qu'il fallait bien que le film entre dans ses deux heures. Mais en plus il y a de grosses erreurs. Simples exemples :
Citation de: spoiler
Floyd, sa femme et son gosse s'amusent sur la plage à la fin, alors qu'ils divorcent à distance dans le bouquin, tout ça pour le happy ending; aussi l'effectif qui paraît pléthorique à bord du Leonov, alors qu'il n'y a que l'équipage de base dans le bouquin; Max qui fait une Poole en approchant le monolithe; le message de Bowman qui spécifie deux jours pour partir au lieu de 15; les mots rajoutés à la fin du message de HAL à la Terre; Chandra qui n'est pas Indien...
Ca parait des points de détail, mais ça choque lorsqu'on a lu le roman.
Le film insiste à mort sur le côté guerre froide, alors qu'elle n'était que suggérée dans le bouquin, et assez subtilement. Ici, c'est lourd, les Américains (et surtout Floyd) ont toujours raison, ils sont ouverts alors que les méchants russes sont forcément sur leurs gardes, la complicité est inexistante (à part entre Max et Curnow)... On est loin de l'ambiance créée par Clarke, qui avait donné une portée plus universelle on dira, qu'une vision absolument occidentale. Rien que le fait que Floyd ne parle pas un mot de russe est significatif...

Le film en lui-même est assez pauvre aussi. En fait on dirait une succession de missions, séparées par des images du vaisseau dans l'espace (montage sans trop de risque évident). Le réalisateur a trop du regarder Star Trek parce que du coup on dirait une mise bout à bout de mini-séries. Du coup bien sûr il manque pas mal de missions, mais même celles qui sont traitées sont gravement survolées et paraissent extrêmement creuses. On dirait que tout se fait d'un claquement de doigts, alors que c'est bien plus longuement développé dans le livre. Ca fait presque enchaînement de pubs... Pour le coup, c'est très loin de l'oeuvre de Kubrick, qui avait pourtant environ la même densité à traiter, mais qui l'a fait franchement de façon approfondie, pleine de symboles et avec le luxe de faire dire aux spectateurs que le film est lent ! Là on se perd trop dans le contexte guerre froide (qui est franchement accessoire), et dans les dialogues (qui étaient habilement réduits à leur plus simple expression dans 2001), et ça fait perdre du réel intérêt pour ce qui se passe à l'intérieur du vaisseau.
Que dire de la fin, totalement gnan-gnan et bien dans l'esprit américain. Tout ça symbolisé par
Citation de: spoilerla nécessité d'ajouter des mots au message de HAL à la Terre

Il y a cependant quelques scènes absolument magnifiques, parmi les plus belles du cinéma, comme l'approche et l'entrée dans le vaisseau Discovery (où l'on retrouve une patte plus proche de 2001, notamment avec la respiration en mode subjectif), la lumière "extérieure" est superbe. Mais c'est trop peu pour cacher le manque du reste de l'oeuvre.

Peut-être que si Kubrick n'avait pas mis le standard aussi haut j'aurais été plus indulgent, mais en passant après, Hyams savait qu'il serait comparé. La marche était peut-être trop grande pour lui. Certainement qu'ils n'avait pas les plein pouvoirs et une indépendance totale...
Ca a le mérite d'être vu, mais pas de s'y attarder. Surtout si on vient de lire le bouquin...
Let the sun shine in

Kermit

Citation de: ZeZapatiste le 12 Avril 2012 à 22:41
Le film insiste à mort sur le côté guerre froide, alors qu'elle n'était que suggérée dans le bouquin, et assez subtilement. Ici, c'est lourd, les Américains (et surtout Floyd) ont toujours raison, ils sont ouverts alors que les méchants russes sont forcément sur leurs gardes, la complicité est inexistante (à part entre Max et Curnow)... On est loin de l'ambiance créée par Clarke, qui avait donné une portée plus universelle on dira, qu'une vision absolument occidentale. Rien que le fait que Floyd ne parle pas un mot de russe est significatif...

Je me souviens d'une interview de l'époque de la sortie du film (publiée par L'Ecran fantastique, Starfix ou Mad Movies, les trois revues de cinéma que je lisais adolescent) où le réalisateur disait avoir effectivement choisi avec les scénaristes de se focaliser sur une exacerbation de la Guerre froide en 2010. Evidemment, vu de 2012, ce "futur antérieur" ne nous parle plus trop. Les extrapolations de ce genre datent une oeuvre et nuisent à son intérêt dans le temps (le film parle d'abord des préoccupations de 1985, déjà anciennes et floues pour nous).

DJ Eric

Citation de: Kermit le 13 Avril 2012 à 15:20
Je me souviens d'une interview de l'époque de la sortie du film (publiée par L'Ecran fantastique, Starfix ou Mad Movies, les trois revues de cinéma que je lisais adolescent) où le réalisateur disait avoir effectivement choisi avec les scénaristes de se focaliser sur une exacerbation de la Guerre froide en 2010. Evidemment, vu de 2012, ce "futur antérieur" ne nous parle plus trop. Les extrapolations de ce genre datent une oeuvre et nuisent à son intérêt dans le temps (le film parle d'abord des préoccupations de 1985, déjà anciennes et floues pour nous).
alors qu'en 2001 le futur antérieur de 2001 ne nous a pas gênés
en 1999 le futur antérieur de Cosmos 1999 ne nous a pas gênés
en 1984 le futur antérieur de 1984 ne nous a pas gênés

depuis, le mur de Berlin s'est écroulé, mais on n'est pas vraiment copain avec les Russes, ni avec la Corée du Nord, ni avec l'Iran

et Docteur Folamour a beau parler de la guerre froide, ça reste un bon film

selon la rumeur, Gilmour et Waters ont décidé d'enterrer la hache Eugène de guerre
on ne connaît pas encore les réactions de Ricard Wrigt

ZeZapatiste

C'est vrai. Ca nuit vraiment à l'intemporalité de l'oeuvre. Pour le coup c'est très marqué dans son époque (ce qui est un sacré lancer de dé, en situant l'action 25 ans après)...
C'est pour ça d'ailleurs que je ne compare pas trop trop avec 2001, parce que le point de départ et la portée n'est pas la même.
2001 a beau avoir des décors "retro" (c'est très kitsch la déco dans la station "hôtel"), on ne se sent pas autant piégé dans une époque. Et les relations tendues avec les savants russes est plus simple : on ne se fait pas confiance, mais on ne dit que des banalités comme ça pas de risque. Comme ce serait aujourd'hui finalement...
Let the sun shine in

Narrow Way

#274
Folamour Folamour... C'est le docteur Qui? Dr Who??  :ange:
"I like to think oysters transcend national bareers."

Kermit

Citation de: ZeZapatiste le 14 Avril 2012 à 00:14
2001 a beau avoir des décors "retro" (c'est très kitsch la déco dans la station "hôtel"), on ne se sent pas autant piégé dans une époque. Et les relations tendues avec les savants russes est plus simple : on ne se fait pas confiance, mais on ne dit que des banalités comme ça pas de risque. Comme ce serait aujourd'hui finalement...

Voui. 2001 représente avant tout une expérience visuelle, les dialogues sont peu nombreux (moins de paroles = moins d'occasions de "se griller" par des allusions/extrapolations du contexte/préoccupations/passions de l'époque de tournage). Dans le film de Kubrick, il est fait plus appel à la pensée symbolique, mythique, et au "sense of wonder" de la SF. Les images, splendides (encore aujourd'hui, grâce notamment à la pellicule 70 mm), et l'atmosphère particulière générée par leur lente succession, réactivent l'émerveillement de l'enfant face au monde et suscitent des questionnements d'ordre philosophique. 2010 ne joue clairement pas dans la même catégorie.

Une autre remarque en passant : 2001 semble avoir un public de fans essentiellement masculin. Personnellement, je ne connais, directement ou indirectement, aucune fille/femme fan de ce film (la seule exception étant une adolescente, au moment de sa sortie, qui a écrit dessus quelques réflexions dont Kubrick a dit qu'elles étaient à ses yeux parmi les plus intelligentes qu'il ait lu). Peut-être (simple hypothèse) parce que les relations sociales dans 2001 sont quasi inexistantes et que les femmes n'y jouent quasiment aucun rôle (à tous les sens du terme). D'autres oeuvres cultes sont un peu dans le même cas : celle de Lovecraft notamment.

ZeZapatiste

"Le Merveilleux Magasin de Mr Magorium"

Bon, ok, c'est un film plutôt destiné aux enfants.
Les rôles ont beau ne pas être très fournis, l'histoire ne pas casser trois pattes à Daffy Duck, ce film a "l'étincelle". Et ça me suffit pour le considérer comme un bon film. Le tout c'est d'y croire, et c'est à cette simple phrase que se résume tout le film.

En fait, plus je le regarde et plus je me dis que ça aurait du être une série. A l'instar de Pushing Daisies (qui est la meilleure série de tous les temps, reconnaissons-le, malgré ses seules 2 saisons), on y sent un univers, une patte et une fourmilitude d'idées particulières. Les 90 minutes de film semblent bien trop courts pour condenser tout ce qui devrait y être, et d'ailleurs la fin le montre bien (y'a même pas d'épilogue, quoi...). Du coup on y reste sur notre faim...
Par contre, la Portman, rien à faire je ne peux pas l'encadrer.
Let the sun shine in

blackhawk

Le seigneur des anneau (1,2 et trois)
batman (les 3 de christopher nolan)
King Kong (de peter jackson)
Désolé j'ai pas vu the wall en entier.
Sinon pour les séries je suis d'accord avec le message présedant, pushing daisie.

GilFrippMour

Pourquoi
Citation de: blackhawk le 04 Août 2012 à 17:27
(1,2 et trois)


et pas (1, 2 et 3), ou (un, deux et trois) ou encore (un, deux et 3) voire même (un, deux & 3) ?
"Imagines-toi une œuvre si gigantesque que le monde entier s'y reflète"
" Si l'on savait comment Mahler nouait sa cravate, on apprendrait plus qu'en trois années de conservatoire"

ZeZapatiste

Pour faire chier GFM, voyons !
Let the sun shine in

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