Le renvoi de Rick Wright

Démarré par eid, 21 Janvier 2009 à 23:57

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Mnzaou

Blub parlait du son.
En fait, Gilmour voulait qu'on laisse plus de place à la musique, alors que Waters avait tant de choses à dire ...
Bonzi Bonzi. Niam diboutou sa ka moudou matsi (Nzille)

Blue-Berry

Je parlais du son, en effet (faut lire !  :) ). Pas des concepts et des textes. C'est sûr que sur ce plan-là, Wawa a une longueur d'avance.
I would have liked to be this
jewish
canadian
poet
who sings Love and its meanders so well.
But by this time I would be dead,
And I would never have
met,
known,
and, above all, loved
You.
So too bad if I'm not this
jewish,
canadian,
poet
It's all right.

Captain MDS

J'aime les beaux textes, mais sans une belle musique derrière ça vaut pas grand chose pour moi. Et je préfère la musique au textes. Donc logiquement Gilmour/Wright > Waters.
Faut pas croire, Gilmour et Wright sont largement capable d'écrire de la musique, tout aussi bien que Waters. Donc forcement trois génies valent mieux que deux, mais deux c'est quand même pas mal :D


Tarcok

Désolé de relancer le sujet, mais n'ayant pas eu réellement envie de creer un nouveau sujet pour ça, je pense que celui-là est le plus adéquat

Donc, vu sur l'article Wikipedia de Margaret Thatcher :

"En 1982, Roger Waters (chanteur, bassiste et compositeur de Pink Floyd) publie un concept-album, The Final Cut, où il est plusieurs fois question de Margaret Thatcher. Il y critique largement sa politique de l'époque (l'album a pour point de départ notamment la guerre des Malouines), son nom est mentionné à plusieurs reprises : « Oh, Maggie, Maggie, what have we done?, [...] Galtieri took the Union Jack / And Maggie over lunch one day took a cruiser with all hands, apparently to make'em give it back »."

Cherchez l'erreur... Waters avait tellement mit main basse sur le groupe à cette époque que...
"La mort c'est comme la connerie : le mort ne sait pas qu'il est mort c'est les autres qui sont tristes ... ben le con c'est pareil"

LaX

#64
Où veux-tu en venir exactement?

Si Pink Floyd n'avait jusqu'Animals encore jamais fait réellement émerger de considérations d'ordre idéologique de ses textes (encore que la vidéo d'"Eclipse" projetée pendant la tournée de "The Division Bell" nous donne à voir un joli défilé de "lunatics on the grass"), les paroles de "The Wall" avaient déjà annoncé la couleur (le blanc? désolé, trop facile) à plusieurs reprises ("Vera"?, admirez le calembour).

Pas un hasard d'ailleurs si en tournée en 1980 et 1981 le public scandait "Mother should I run for president? - Yeah!", "Mother should I trust the government? - No!".
Ou Thatcher de s'insurger à propos de la participation de la chorale de l'Islington Green School à un refrain proclamant ne pas avoir besoin d'éducation.
D'aucun toutefois, n'estimera une telle accroche tout à fait raisonnable pour peu que le gouvernement ait condamné son enseignement public aux mêmes horreurs que les grandioses projets de privatisation de ses chemins de fer, promettant ainsi aux cheminots des chômage et mort certains.

Thatcher, non contente d'être encore en vie, peut se targuer d'avoir promulgué un nombre exorbitant d'inepties, engendrant par voie de conséquence un capharnaüm monstre dans la politique, aussi bien intérieure qu'internationale, du Royaume-Uni; et ce tout le long des années '80.

Ce n'est un secret pour personne, peu de groupes anglais portent l'"Iron Maiden" dans leur cœur, et je ne vois pas du tout en quoi il est surprenant d'entendre resurgir leurs impressions à ce propos dans leurs chansons.

Si, pour autant que je sache, Gilmour se fait bien plus discret à ce sujet dans ses textes, il me semble qu'il devait avoir plus ou moins un avis semblable sur la question.

Quoiqu'il en soit, Waters avait beau refuser de Gilmour (je ne mentionne volontairement pas Mason qui ne proposait rien) toute contribution musicale, j'imagine mal qu'il se soit carrément accaparé l'âme du groupe au point de composer un concept que Mason et Gilmour auraient désapprouvé dans sa totalité en termes de convictions.

Si vraiment la remise en cause de la guerre des Malouines ou le contenu de certains textes était venu à poser problème à l'un des membres, l'album ne serait pas paru tel qu'il est. Juridiquement, après tout, l'entité Pink Floyd étant, encore à ce moment là, avant l'action en justice, composée de 3 membres, il me semble que ces derniers devaient avoir équitablement leur mot à dire sur un disque paraissant sous leur nom.

La tension à l'époque était véritablement due à la mégalomanie grandiloquente de Waters et au conflit des personnalités entre les membres du groupe du point de vue de la contribution musicale, mais idéologique ça m'étonnerait.

En ce qui concerne les grandes remises en question figurant sur "the final cut", Waters ne s'est jamais caché de son esprit antimilitariste, à commencer par le sympathique pamphlet "Corporal Clegg".
"Most people think of us as a very drug oriented group. Of course we're not. You can trust us."

ZeZapatiste

Je crois en fait qu'il parlait surtout du fait que l'article dit "Roger Waters publie blablabla"
Let the sun shine in

Mnzaou

#66
Je suis assez d'accord avec toi Lax.
Mais David Gilmour reconnait, qu'à certaines périodes, il était assez "paresseux", pas très créatif. Dans ces moment là, il devait être assez difficile de refuser les textes de Roger Waters, certes de plus en plus mégalo et / ou (j'adore cette expression "et / ou") engagé, mais aussi très productif. Nick Mason s'en tartinait le groin (c'est pas péjoratif : groin / cochon / Animals ...) et Rick Wright avait certainement d'autres soucis dans sa vie à ce moment-là.
On ne doit pas oublier que les maisons de disques "incitent" les artistes à produire.
J'ai souvent eu l'occasion de discuter de ça avec lui  (DG) : Il n'était pas contre un certain engagement politique : Mais pas de façon aussi nominative par rapport à des personnes ou des évènements actuels.
Bonzi Bonzi. Niam diboutou sa ka moudou matsi (Nzille)

Blue-Berry

L'"erreur", c'est d'avoir écrit "En 1982, Roger Waters (chanteur, bassiste et compositeur de Pink Floyd) publie un concept-album, The Final Cut (...)" et non "En 1982, Pink Floyd publie un concept-album, The Final Cut, composé exclusivement par Roger Waters (...)"

Mnzaou, tu discutes souvent le bout de gras avec Gilmour ???
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LaX

Mea Culpa, je me suis tellement focalisé sur la seconde partie de la citation que j'en ai raté le plus grave, qui est tout à fait impardonnable de la part du rédacteur même si la pochette fait clairement figurer en caractères blancs sur noir "a requiem for the post war dream by Roger Waters".

Après, reconnaissons que wikipédia valant ce que ça vaut, on peut pas non plus s'attendre à des merveilles d'exactitude...

Et maintenant que tu le fais remarquer Mnzaou, je me souviens aussi avoir lu que pendant les sessions d'enregistrement de "the final cut", Waters demandait à l'occasion à Gilmour ce qu'il avait à lui proposer, ce dernier lui répondant ne pas avoir pris le temps de réfléchir à quoi que ce soit, mais qu'il se pencherait dessus plus tard.
Je crois que c'est de là que lui est venu plus tard un sentiment de culpabilité par rapport au disque, mais c'est une autre histoire.

Et pour ce qui est de mettre
Citationmain basse sur le groupe
, pour un bassiste c'est pas étonnant de garder la main sur le manche  :ange:.
(Pas de soucis, je connais le chemin...)
"Most people think of us as a very drug oriented group. Of course we're not. You can trust us."

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