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Souvenirs de la sortie de The Wall en 1979

Chronique d'Eclipse

Carte postale de The Wall

J’avais en effet 11 ans en 1979.j’étais alors fan des beatles dont le son de Please, Please Me voire l’album blanc de 1968 paraissaient déjà démodé. PINK FLOYD, je ne connaissais que par les albums que mon frère possédait comme Wish You Were Here ou une compil qui n’était même pas jouée par les floyds eux mêmes. Malgré tout, un copain m’avait enregistré sur cassette Dark Side et Echoes que je trouvais déjà riches et intéressant musicalement.

Sans compter une autre compil nommée alors PINK FLOYD cassette d’or avec des titres de Syd qui par contre m’étonnaient par leur côté avant gardiste alors que les titres avaient déjà plus de dix ans. Il ne fallait rien de plus pour qu’à la fin de l’été 1979, alors que j’étais avec mon père, à l’époque en SIMCA 1307 (Ah aaaaah, le détail!!!!!!!!) On annonce à la radio que les Pink Floyd allaient sortir un nouvel album. Un extrait est diffusé : Another Brick in the Wall. Comparé aux anciens floyds, il sonne disco avec sa rythmique mais la fin avec le solo de David revient vers quelque chose de plus rock.

À l’époque, à l’école, POLICE avait la cote, ainsi que des groupes pop comme Electric Light Orchestra. Ce dernier sort alors le tube Last Train to London et un de mes copains de classe m’a dit : ils vont battre les Pink Floyd à plate couture. Le pauvre, c’est le contraire qui s’est produit : Another Brick s’est hissé numéro 1 très rapidement et pas qu’en France. Il était omniprésent à la radio et à la télé, le clip exhibant une énorme marionnette du prof (qui d’ailleurs servira lors des concerts), alterne avec des dessins animés, et montre lors du refrain un groupe de gamins sur lesquels une lumière glauque s’élève et se referme au gré de leur chant, tout cela est puissant. Je me souviens alors qu’à Dieppe, ou je vivais, le seul disquaire en vogue avait fait la présentation de l’album avec un énorme mur de brique noir et blanc. Ça en jetait. Mes parents m’ont acheté l’album que j’écoutais alors sur un pick up mono (ne me huez pas svp, snif, j’ai honte…)

Malgré tout, ce qui m’a surpris, c’est le premier titre : Un air de clarinette très doux suivi d’un brutal coup de maitre à la batterie, puissant, rageur et un titre presque Hard, In the Flesh. Le ton est donné. L’impression est que le son est renouvelé notamment à travers la guitare sur Another Brick part 1. J’accroche aussi sur des titres comme Young Lust, One of My Turns, Run Like Hell, Comfortably Numb mais je trouve, à la première écoute, le tout un peu long. J’étais encore un peu trop jeune pour me rendre compte que Nobody Home ou The Trial étaient tout simplement beaux et géniaux. Ce n’est qu’en découvrant le film 3 ans plus tard et aussi après l’explication de l’histoire dans le canard enchaîné à l’époque (inattendu pour un critique de film rock) que j’ai compris leurs sens et leur beauté.

Chronique de Blue Berry

Carte postale de The Wall

1979, j’ai 24 balais, et je viens de me mettre en couple avec la future mère de mes enfants. À peu près au même moment, Michel Corringe, que j’ai découvert deux ans auparavant (même si je connaissais quelques unes de ses chansons depuis 1973), sort un album très noir, rock, désespéré (et hélas très court : moins d’une 1/2 h) J’ai peur, j’ai mal, mais je t’aime. Déjà un choc.

Bon. À l’automne je découvre chez mon disquaire à Fontainebleau, où je bosse à l’époque (cherchez pas, y’a une pizzéria à la place maintenant), l’album tout blanc avec ses briques, et un rhodoïd transparent marqué « Pink Floyd The Wall » d’une écriture rageuse qui rappelle celle des graffitis d’Animals, en pire.

Évidemment je demande à écouter des passages. Je suis moins fan depuis Animals qui m’a dérouté deux ans auparavant. Surpris. Surtout par Run Like Hell que je trouve assez disco (et je n’ai pas encore écouté Another Brick II !). Ben oui, c’est la grande époque du disco dégoulinant (Boney M, Abba, Bidjize, etc.) et on a droit à ça partout : supermarché, patinoire (Melun à l’époque), la saturation quoi. Mais « Run » n’est pas dégoulinant, c’est rageur.

Enfin bon, bien sûr j’achète l’opus, à la fois curieux et inquiet. Y’a pas de grands morceaux comme Echoes, comme je les aime… Mais je trouve néanmoins une grande cohérence dans cette histoire à laquelle je ne comprends pas tout. Il y a le leit-motiv musical qui sert de lien entre tout ça, cette ligne mélodique à la base de Another Brick I, II et III mais qu’on retrouve ailleurs (Empty Spaces… ). L’album finira par faire son chemin dans mes oreilles, et je finirai par le trouver vraiment très fort. Mais je déplore qu’il soit écrit et composé presque par le seul Roger Waters. Ça ne me plait pas, cette main-mise. L’absence totale de Rick aux compos m’avait déjà embêté sur Animals. Là, c’est pire. Gilmour est péniblement crédité de la compo musicale de 3 morceaux, c’est bien faible, même s’il y a le géant Comfortably Numb dedans, et les rageurs Young Lust et Run Like Hell.

Je m’interroge sur l’avenir du groupe. Et j’en viendrai plus tard à souhaiter que ce fût le dernier, et que Final Cut soit sorti sous le label « Roger Waters ». The Wall comme chant du cygne, ça aurait été pas mal je trouve.

Ou alors après, fallait repartir sur des bases entièrement nouvelles, et ne pas laisser se détériorer les relations à l’intérieur du groupe. Mais qui y peut quelque chose ?



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Auteurs de la page : Eclipse (texte), Blue Berry (texte), manu (mise en page).

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