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Interview de Nick Mason en 1973

Traduction d’une interview de Nick Mason datant de mars 1973. Le magazine ou journal dans lequel elle fut publiée n’a pas été clairement identifié. On peut cependant supposer qu’il s’agit d’un magazine français au vu des questions vers la fin de l’interview.

Cette interview a été réalisée à la fin du mois de Mars 1973, peu après le retour de Nick Mason de la 8ème tournée américaine. Nick vit à Londres, dans une maison ordinaire qu’il a restaurée. C’est là qu’il nous a reçu, avec la lumière du soleil du matin inondant son immense salon, au centre duquel est disposé un magnifique clavicorde.

Est-ce que vous vous rappelez votre premier concert avec Pink Floyd ?

Nick Mason : « Je ne me rappelle de rien en particulier. Tout ce dont je me rappelle, c’est que, comme tous les autres gamins de l’époque (1966), nous voulions devenir des rock-star. »

Que jouiez-vous alors ? Des nouvelles chansons du hit-parade ou des vieux classiques de rock ‘n’ roll ?

Nick Mason : « Nous jouions déjà 3 ou 4 chansons de Syd Barrett. Le reste, ce qui veut dire 90% de notre répertoire, étaient des chansons des Rolling Stones et de Bo Diddley, en plus de quelques vieilles chansons de blues. »

Vous étiez déjà le batteur de Pink Floyd ?

Nick Mason : « Oui. Les percussions m’ont toujours intéressé alors je voulais être le batteur d’un groupe de rock. J’ai appris à jouer du piano quand j’étais enfant mais ça ne m’a jamais vraiment excité. »

Quand avez-vous commencé à jouer vos propre chansons et comment cela est-il arrivé ?

Nick Mason : « C’était en 1966. Syd Barrett nous avait amené 2 ou 3 chansons pour que nous les jouions ensemble et on a commencé immédiatement à les jouer. »

C’était difficile de jouer des chansons de Syd ?

Nick Mason : « Pas du tout. C’étaient de bonnes chansons et nous étions tous d’accord pour les jouer. »

La légende dit que la première des chansons que vous avez joué était Astronomy Domine.

Nick Mason : « C’est faux. Notre première composition s’appelait Lucy Lee in Blue Tight ou quelque chose comme ça. On l’a enregistrée mais elle n’est jamais sortie. »

Et quelle était la première chanson que vous avez enregistrée pour être sortie ?

Nick Mason : « Arnold Layne. »

Quelles étaient alors les habitudes du groupe ? Est-ce que vous assistiez simplement Syd ou était-ce déjà comme un vrai groupe ?

Nick Mason : « Nous étions déjà un groupe. Nous avions tous notre mot à dire sur chaque chanson que nous jouions. Évidemment le groupe faisait ses premiers pas, ce qui veut dire que Joe Boyd, le producteur, nous dirigeait depuis que nous avions enregistré notre premier single. Je ne me rappelle pas exactement la contribution de chacun mais je suis sûr que Joe Boyd a joué un rôle très important dans la création d’Arnold Layne. »

Comment en êtes-vous arrivés au psychédélique ?

Nick Mason : « Je ne suis pas sûr. Nous étions intéressés par les light-show et tout le potentiel des animations visuelles. Tous ces concepts sont devenus soudainement très populaires. Donc il y avait une bonne part de chance dans notre implication dans le mouvement psychédélique. C’était dû à la rencontre avec ce mec, un correcteur à la Fine-Arts School de Hornsea, qui était très impliqué dans ce genre d’expériences. Rick, Roger et moi lui louions un appartement et on le rencontrait souvent à l’école polytechnique de Regent Street. Il avait un magasin d’installation de lumières et un jour nous avons fait un programme audio-visuel ensemble, très moderne en comparaison de ce qui se faisait à l’époque. Et ensuite les Américains sur qui nous sommes tombés à Londres nous ont fait découvrir les projections de lumières à travers du liquide. »

Quand avez-vous utilisé ces techniques pour la première fois sur scène ?

Nick Mason : « Au Bray Small Church Hall, à Londres, qui était un lieu très réputé de la scène underground. Elles ont tout de suite beaucoup plu. Alors nous avons décidé de les utiliser à chaque fois. D’autres groupes ont pris la même décision. Ensuite nous avons joué à l’université d’Essex. Là-bas il y avait un mec qui montait un système de projection harmonisé avec la musique. Depuis ce jour nous avons eu notre propre light-show conçu par Jo Gannon. C’était les débuts de la formidable période psychédélique. »

Les drogues faisaient partie intégrante du mouvement psychédélique. Quel rôle ont-elles joué dans l’expérience Pink Floyd ?

Nick Mason : « À peu près aucun. Autant que je me rappelle, et en se référant à nous, Rick, Roger et moi, nous n’en prenions pas encore. D’un autre coté je ne peux pas dire que nous n’abusions pas de la boisson. Plus tard les choses ont changé et nous tous, ensemble ou séparément, nous avons expérimenté les drogues. »

Dans une interview récente, Roger a déclaré que l’UFO et tout le circuit underground psychédélique ont été, pour Pink Floyd, un moyen de percer.

Nick Mason : « D’une certaine façon oui. Nos performances n’étaient pas déterminées à ce point, mais c’étaient les seuls endroits où on pouvait jouer et, le plus important, où on pouvait faire tout ce que l’on voulait. Certains en étaient au même point. Cette déclaration que Roger a faite est également vraie parce que plus tard, nous avons beaucoup changé. L’UFO était, à tous points de vue, un endroit extraordinaire, un champ d’exploration décisif dans l’histoire du rock anglais. »

Réalisiez-vous que l’UFO était juste une autre étape ?

Nick Mason : « Non. Ce que nous voulions alors c’était, en tout premier lieu, devenir des rock-star. Nous désirions par-dessus tout faire des disques, jouer et être connus. »

Cela me surprends parce que je n’ai jamais vu Pink Floyd en stars du rock comme pouvaient l’être Stephen Stills ou Paul McCartney.

Nick Mason : « En fait, maintenant je ne pense pas que nous l’ayons été. Ça a duré juste le temps des premières années. Nous étions déboussolés et nous aspirions à faire des disques et à avoir du succès. Le groupe n’avait pas 10% de l’autonomie qu’il a aujourd’hui. Nous faisions tout ce que l’on nous disait de faire. Aux conférences de presse, on posait comme un groupe et nous sautions de photographes en photographes. Maintenant on trouve ça complètement ridicule. Mais nous étions si naïfs… et si mauvais. »

Le groupe tout entier était réellement mauvais ?

Nick Mason : « Tout le groupe. Ça a joué un rôle important dans notre manière d’avancer. On ne pouvait jouer qu’à Londres, parce que le public était plus tolérant et acceptait de subir 10 minutes de merde pour découvrir 5 minutes de bonne musique. Nous en étions au stade expérimental. Nous commencions des solos incroyables là où personne n’aurait osé. Le public campagnard n’aurait jamais accepté ça. »

Comment Syd a-t-il quitté le groupe ?

Nick Mason : « Contrairement à tout ce qui a été dit, les choses étaient très simples. Ça devenait très dur de travailler avec Syd parce qu’on ne pouvait pas l’atteindre, tout simplement. Il était de plus en plus absent, dans tous les sens du terme. Il oubliait même de venir sur scène. Quand nous jouions pour une diffusion à la radio, il a quitté le studio sans prévenir. Il ne se montrait plus aux répétitions non plus. En un mot, il ne faisait plus partie du groupe. La situation devenait de plus en plus évidente et un jour, Rick, Roger et moi, nous avons pris conscience que nous ne pourrions plus jouer sur scène si Syd continuait avec Pink Floyd, depuis qu’il ne voulait plus se montrer en public avec nous. Le fait de devoir se séparer de Syd nous a beaucoup tracassé. Mais ça a fini par arriver et nous le regrettions. »

Qu’est-ce qu’il lui est arrivé exactement ?

Nick Mason : « C’est pratiquement impossible d’analyser ce qui est arrivé à Syd. Son équilibre psychologique était très instable. Les causes de cette crise ? L’acide, peut-être, le succès ? Je pense que personne ne le saura jamais vraiment. »

Vous avez joué à 5 pour quelques temps ?

Nick Mason : « Durant un mois, nous répétions à cinq. Il ne fait aucun doute que c’est ce que nous voulions. Notre idée était d’opter pour la formule des Beach Boys : Brian Wilson rejoignait le groupe sur scène quand il le voulait. Nous voulions absolument que Syd fasse encore partie de Pink Floyd, d’une façon ou d’une autre. Mais il s’est laissé influencer par certaines personnes, qui n’ont cessé de lui répéter qu’il était le seul talent dans le groupe et qu’il devrait plutôt tenter une carrière solo. »

Est-ce que Syd était présent pendant l’enregistrement d’A Saucerful of Secrets ?

Nick Mason : « Non, la chanson Jugband Blues avait été enregistrée avant, entre The Piper at the Gates of Dawn et A Saucerful of Secrets. »

Comment David Gilmour a-t-il été recruté ? Était-il un ami de Roger Waters ?

Nick Mason : « On le connaissait déjà depuis longtemps, depuis qu’il était ami avec Syd. Ce qui s’est exactement passé c’est que nous étions tous d’accord sur le fait qu’il fallait changer la manière de travailler du groupe, qui jusque-là n’était pas bonne. En fait, même Syd était conscient de la situation de Pink Floyd. Nous avions besoin d’un autre musicien et tout le monde était d’accord pour choisir David, qui était capable de chanter et de jouer de la guitare. »

Comment étaient repartis les rôles dans le groupe ? Qui était maintenant le nouveau leader ? Roger Waters ?

Nick Mason : « Roger bien sûr. Et plus tard nous tous, cela dépendait des moments. En fait, dans le groupe, chacun poussait ou essayait de pousser dans la direction qu’il pensait convenir au groupe. Je ne peux pas donner d’exemples précis mais il y a plein de façons d’inciter les autres à faire ou ne pas faire ce que l’on veut. Tout dépend de ce que tu veux faire et de ce que les autres veulent qui soit fait. C’est vraiment une alchimie très complexe. Je vais faire un gros cliché mais beaucoup de gens pensent que dans un groupe tout est simple et que nous quatre ne pensions qu’à l’argent, au succès, aux trips et au star-system.
Mais ce n’est pas ça. C’est un travail complexe de politicien et il faut beaucoup de diplomatie. Dans la plupart des groupes, les membres sont vraiment proches les uns des autres. Mais il faut quand même de la discipline et de l’organisation, de sorte que chacun satisfasse ses ambitions en harmonie avec celles des autres. Elles peuvent être l’argent, le succès ou la direction du groupe, et quand elles ne sont pas compatibles, le groupe éclate. De cette façon, chacun pousse dans une direction, la sienne. »

Comment avez-vous rencontré Barbet Schroeder ?

Nick Mason : « Je ne peux pas vraiment dire. Il est venu en Angleterre ou bien il nous a été présenté à Paris. Ensuite il nous a montré le film qui s’appellerait plus tard More. »

Le film était-il fini ?

Nick Mason : « À peu près. »

Comment avez-vous pris sa proposition ? Était-ce pour vous une nouvelle expérience ou juste une commande commerciale ?

Nick Mason : « Jusqu’alors, nous avions participé à quelques films. Le premier était Tonite Let’s All Make Love in London, en 1967, où nous jouions Interstellar Overdrive. Ensuite nous avons fait la musique de The Committee, un film de Paul Jones. Elle a été bouclée en une matinée et comme ça n’était pas suffisamment convaincant, elle n’a jamais été enregistrée. La proposition de Barbet Schroeder, qui avait là un sujet intéressant, était très attirante. En plus de ça, c’était un exercice très excitant, parce que Barbet Schroeder est un directeur avec qui il est facile de travailler. »

Et Zabriskie Point ?

Nick Mason : « Nous espérions trouver le même esprit avec Antonioni mais en fait la collaboration était épouvantable. Antonioni est un ermite tyrannique. »

N’avais-vous pas l’impression qu’Obscured by Clouds, à part pour votre bonne compréhension avec Barbet Schroeder, était un échec ?

Nick Mason : « Non. Pour moi c’était un peu comme More. Barbet Schroeder a un style très particulier mais en fait ce n’est pas vraiment mon truc. Ses personnages sont très secs et ont les découvre trop lentement. »

Mais que c’est-il passé avec La Vallée ? J’ai vu le film avec et sans la musique et dans les deux cas je ne l’aime pas.

Nick Mason : « Nous étions très satisfaits de notre musique. Alors je ne vois pas où est le problème, s’il y en a un. En repensant à notre musique, c’était, dans nos esprits, une succession de chansons. Ça n’était pas un album de Pink Floyd mais un groupe de chansons. Mais néanmoins, le tout était bien équilibré, avec différents rythmes et tempos. Je suis d’accord quand on dit qu’il n’a pas la force de Dark Side of the Moon ou de Meddle. Pourtant, ça a été un énorme succès et il est devenu, surtout en France, un grand classique. »

Le live à Pompeii c’est, selon vous, un moyen de palier au manque d’animations visuelles dont vous êtes souvent accusés ?

Nick Mason : « Non. Le producteur et directeur Adrian Maben est venu avec cette idée, que nous avions trouvée très sympathique. Au départ on était supposés faire du playback mais les conditions étaient telles que nous sommes allés jusqu’au bout et nous avons joué live. Et je pense que la musique, dans cette arène remplie de poussière et de lumière du soleil, et plus tard avec le vent et l’obscurité, étaient d’une grande qualité. »

Comment voyez-vous l’évolution d’un groupe qui a commencé avec le psychédélique, s’est ensuite tourné vers la musique classique, avant de retourner au rock avec ce qui est vôtre meilleur album et de loin, Dark Side of the Moon ?

Nick Mason : « Vous ne pouvez pas coller des étiquettes à notre musique comme vous le faites. Toutes ces étapes font partie d’une évolution générale, faite de progressions et de temps morts. Ça n’était pas vraiment des expériences qui se suivaient, mais plutôt des exercices sur un aspect particulier de la musique, alors après ça vous pouvez évoluer. En tous cas nous n’avons jamais fait un album en se disant “ça y est on a atteint le sommet”. Au contraire, on se demandait toujours “qu’est-ce-qu’on va faire après”. »

Mais pourtant, j’ai l’impression que après Atom Heart Mother vous vous êtes dit “ça ne mène à rien, on doit changer”.

Nick Mason : « Non, tout ce que nous avons fait après Atom Heart Mother c’était nous rendre compte que nous ne voulions plus enregistrer avec un gros orchestre, c’est tout. Nous voulions redevenir un groupe. »

J’ai toujours eu le sentiment que vous réfléchissiez à votre musique après qu’elle ai été faite, ce qui vous permettait de voir où vous en étiez.

Nick Mason : « Certainement, mais jamais au point de savoir ou nous allions, ça non ! L’évolution ne peut jamais être complètement analysée, encore moins sur une base journalière. »

Comment a été conçu Dark Side of the Moon ?

Nick Mason : « Nous sommes simplement revenu à la notion de rock du groupe, composer et jouer des chansons. On a travaillé longtemps dessus, ce qui nous a permis de bien nous occuper de la production et d’être satisfaits des arrangements, à tous les niveaux. »

Et qu’allez-vous faire désormais ? Explorer le marché américain ?

Nick Mason : « Pas du tout. Il y a déjà trop de groupes futiles qui travaillent aux États-Unis. De toute façon nous avons prévu de moins travailler. Nous avons grand besoin de temps pour accomplir ce que nous voulons. Et les tournées américaines prennent beaucoup d’énergie. Il faut beaucoup de temps pour récupérer, trop de temps pour assembler le matériel, la sono, l’acheminement etc… »

La France a toujours eu une importance particulière dans votre carrière. Que pensez-vous de la France ? Il y avait un temps où vous aviez un discours très dur envers le public français.

Nick Mason : « Notre dernière tournée était stupéfiante ! Nous avons beaucoup joué en Europe et c’est vraiment notre région préférée. La nourriture, le vin, Norbert Gamsohn, le producteur avec qui nous travaillons habituellement, tout cela sont de bonnes raisons d’aller là-bas souvent. Le seul vrai problème des tournées en France c’est l’organisation. Même pendant cette dernière tournée nous avons eu des soirs très difficiles où nous n’avons même pas pu jouer. Personne ne s’occupait de l’électricité ou de la sécurité. En Allemagne, c’est l’inverse, tout fonctionne correctement. Et en France c’est un cercle vicieux, quand un groupe y vient, rien n’est vraiment préparé ce qui crée des tonnes de problèmes et le groupe ne reviendra plus. Et comme il ne revient pas, il n’y a aucune chance pour que les conditions s’améliorent. C’est vraiment dommage car nous préfèrerions jouer en France plutôt qu’aux États-Unis. Quand nous jouions dans le midi de la France, les concerts étaient mauvais mais ont a eu des moments formidables. On est tous d’accord, le public français est étonnant. Par exemple, quand ils sont rentrés sans payer, il se sont immédiatement calmés et ont trouvé un endroit pour regarder, ils étaient venu pour écouter. Ça c’est important. »

Quand on écoute Ummagumma, on a l’impression que chaque musicien fait sa propre musique, sans se soucier beaucoup des autres.

Nick Mason : « C’est exacte. Je ne peux pas être très précis mais nous étions très individualistes à ce moment là. Ensuite les choses on changé. »

Comment Pink Floyd compose la plupart du temps ?

Nick Mason : « Parfois les chansons sont prêtes avant même d’aller en studio et parfois on n’a pas la moindre idée en y entrant. Pour Meddle par exemple, on a cherché pendant trois semaines. On est venu avec 25 mélodies et l’une d’entre-elles est devenue Echoes. »

Vous n’écrivez pas beaucoup dans le groupe ?

Nick Mason : « Je ne peux pas dire que je le fasse. Je fais de mon mieux ! La plupart du temps je m’occupe de tout ce qui a rapport avec les bandes magnétiques. Je ne suis pas vraiment capable d’écrire des chansons. Ce que je fait souvent c’est donner des suggestions sur l’orchestration des mélodies des autres. C’est pour cette raison que je co-écris souvent les chansons dans Pink Floyd. »

N’êtes-vous pas allés dans une nouvelle direction pendant la tournée américaine ? En devenant plus pop, plus funky ou plus “space” ?

Nick Mason : « Pas pop, pas funky et pas “space”. Peut-être notre son était-il plus pesant, plus connecté, plus électronique, donnant plus d’espace aux synthétiseurs. Pour le futur nous ne savons pas. Nous voulons essayer un projet colossale, une sorte de show total. »

Ça vous intèresse de jouer avec d’autres musiciens ?

Nick Mason : « Juste pour m’amuser. Rien à voir avec Pink Floyd. »

Mais malgré tout vous avez joué avec Frank Zappa au festival d’Amougies.

Nick Mason : « Frank Zappa est un de ces rares musiciens qui peu jouer avec nous. Le peu qu’il a fait à Amougies était terriblement juste. Mais c’est une exception. Notre musique et notre comportement sur scène font qu’il est très difficile d’improviser avec nous. »

Pourquoi vous ne jouez plus de blues ?

Nick Mason : « On en joue à certaines occasions, comme au Rainbow l’année dernière, c’est amusant. D’un autre côté, chaque soir cela deviendrai vite lassant. »

Quel a été le rôle de Ron Geesin dans la carrière de Pink Floyd ?

Nick Mason : « Il a participé à l’élaboration et à l’enregistrement d’Atom Heart Mother. Personnellement il m’a appris beaucoup sur les bandes magnétiques et une certaine philosophie de travail. En ce moment il prépare une bande sonore pour mon père qui est documentaliste, il fait un film sur l’histoire des courses de moto. »

Norman Smith était-il quelqu’un d’une importance capitale dans la carrière de Pink Floyd ?

Nick Mason : « Norman Smith, plus connu sous le nom de “Hurricane Smith”, nous a menés vers EMI, notre maison de disque, et a été notre producteur pendant longtemps. Il nous a beaucoup appris sur le travail en studio. »

Est-il partit ou est-ce-que c’est vous qui êtes partis ?

Nick Mason : « Nous l’avons délaissé, car il voulait produire nos propres albums. Il nous a beaucoup aidé, il est en même temps musicien, ingénieur du son et producteur. Il peut tout faire dans un studio. En fait il a un style et un son très particuliers. Il vous suffit d’écouter ses disques. Mais nous voulions avoir notre propre son ! »

Que pensez-vous de sa carrière actuelle ?

Nick Mason : « Elle est excellente. Norman, tout comme nous, voulait devenir une star. Et avec le potentiel qu’il avait, tout le monde s’attendait à ce qu’il réussisse. Maintenant il est une star. J’aime vraiment Norman. Il a, comme Ron Geesin, une certaine façon de vivre et de travailler. Un vrai philosophe. A part ça, ses chansons ne me plaisent pas plus que ça. »



Auteurs de la page : Nicole (traduction), Marion (traduction), manu (mise en page).

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