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La musique française, c'est Johnny Hallyday !

La musique française, c’est Johnny Hallyday ! est une interview de Nick Mason parue dans Ici Paris en 2007.

Rockstar mondiale depuis la fin des années 60, le batteur des Pink Floyd n’a pas oublié ses heures de gloire. Aujourd’hui, à 62 ans, il vit au beau milieu de la campagne anglaise, dans la région d’Oxford. Ce père de famille de quatre enfants vit sereinement dans sa propriété avec sa femme Annette et leurs deux fils. S’il n’a jamais oublié la musique, ses passions sont désormais mécaniques. Élégants, magiques et authentiques, ces bijoux de l’automobile entreposés dans de gigantesques hangars sont à l’image de leur propriétaire.

Ici Paris : « Comment vit-on, au quotidien, le fait d’être le membre d’un groupe mondialement connu ? »

Nick Mason : « Autant dire que je n’y pense pas toute la journée, car même si les Pink Floyd sont connus en tant qu’entité, nous, en tant que personne, nous ne le sommes pas. Ce qui veut dire que je peux aller faire mes courses au supermarché très tranquillement, sans être harcelé de demandes de photos ou d’autographes. »

Ici Paris : « Comment vous est venue l’idée de créer un groupe ? »

Nick Mason : « En fait, nous avons formé un groupe à l’époque où nous faisions des études d’architecture. Le but n’était pas de gagner de l’argent, ni de nous mettre en valeur vis-à-vis des jeunes, ou tout ce que l’on a pu raconter… On jouait dans des soirées. C’était une sorte de divertissement, un hobby et nous n’aurions jamais pensé que ça aurait pu devenir un travail à plein temps. En fait, c’est arrivé peu à peu. Devenir célèbre n’était pas du tout ce que nous espérions au départ. »

Ici Paris : « Que recherchiez-vous, alors ? »

Nick Mason : « Comme pour la plupart des groupes, le concept succès-célébrité-argent semble très important. Or ce qui est amusant, c’est qu’avec le temps, on cesse de s’inquiéter de savoir si on va passer à la télévision ou si on va être reconnu… Quant à l’argent, ce serait faux de dire qu’il n’a pas d’importance. Au contraire, c’est ce qui permet l’indépendance. Sans compter, que l’on peut s’offrir de belles voitures et de grandes maisons ! Seulement, il faut être réaliste : il n’est pas possible de faire des tournées comme on les veut ou de passer un an en studio d’enregistrement, si l’on ne remplit pas des stades entiers avec du public. En réalité, on espère qu’une chose, c’est que le succès nous aide à continuer. »

Ici Paris : « Remonterez-vous bientôt sur une scène ? »

Nick Mason : « À l’heure actuelle, rien n’a été programmé, mais c’est quelque chose que j’envisage pour plus tard. L’année dernière, j’ai donné quelques concerts avec Roger Waters (ndlr : autre membre du groupe mythique) et je referai sûrement quelque chose avec lui en 2007. »

Ici Paris : « À quelles passions vous consacrez-vous aujourd’hui ? »

Nick Mason : « J’ai toujours été un passionné de voitures et, malgré ma carrière, j’ai toujours eu du temps à leur consacrer ! En fait, le plus grand changement de ces dernières années, c’est que je me suis mis à écrire. J’ai écrit un livre sur les Pink Floyd, Inside Out, et un autre sur les voitures, Into the Red. Même s’ils ont été rédigés il y a maintenant quelques années, je m’amuse toujours autant à faire leur promotion. Je publie régulièrement des articles dans des journaux anglais spécialisés sur l’automobile et j’ai aussi écrit deux ou trois articles pour Times Magazine. Ce qui m’importe, c’est surtout le fait d’avoir réussi à acquérir une certaine crédibilité dans ce domaine. Aujourd’hui, j’ai des opportunités que je n’aurais jamais eues il y a dix ans. »

Ici Paris : « Vous avez participé cinq fois aux 24 Heures du Mans et trois fois au Mans Classique. Laquelle des deux préférez-vous ? »

Nick Mason : « Pour moi, la plus importante, c’est les 24 Heures du Mans. C’est à cette course que je voulais participer plus que tout. Je dois dire que c’est peut-être la chose dont je suis le plus fier ! »

Ici Paris : « Venez-vous souvent en France et qu’aimez-vous chez nous ? »

Nick Mason : « Avec Annette, ma femme, nous aimons venir en France. L’an passé, nous sommes venus voir les 24 Heures du Mans, nous avons participé à la course Le Mans Historique, et nous sommes allés à Magny-Cours, au Grand Prix de France, car je jouais avec Roger Waters. Nous avons aussi des amis dans le Sud de la France, une région que j’apprécie. J’adore votre pays pour tout ce que les Anglais aiment en France : le climat, la nourriture, le vin… »

Ici Paris : « Êtes-vous fier de voir vos voitures exposées pour le prochain salon Rétromobile de Paris du 16 au 25 février 2007 ? »

Nick Mason : « Je suis impatient de les voir car je ne les montre que très rarement. Généralement, j’en emporte une ou deux à des concours ! En fait, pour être honnête, je suis plutôt gêné ! »

Ici Paris : « Quelles voitures présenterez-vous là-bas ? »

Nick Mason : « Peut-être deux ou trois Ferrari : la 250 GTO, la 312 T3 et la 512 S. Mais aussi l’Aston Martin Ulster, la Maserati “BirdCage”, la McLaren F1 GTR, la Panhard 1901, la Porsche 962, la Lola 297, l’Austin Seven, la Bentley 4,5 litres, et la Jaguar Type D. »

Ici Paris : « Quel genre de musique aimez-vous écouter maintenant ? »

Nick Mason : « Pour moi et je pense que c’est la même chose pour toutes les personnes de mon âge, j’écoute la musique que j’aimais écouter quand j’étais jeune. Le concert que j’ai préféré ces dernières années était le Cream Reunion Concert (groupe d’Eric Clapton, Ginger Baker et Jack Bruce) à Londres, car plus que la musique, c’est l’histoire de ma vie ! Même si j’aime beaucoup ce qui est produit, j’ai toujours la nostalgie de celle d’une autre époque ! C’est pour ça que je continue à écouter des disques de Joni Mitchell, de Jimi Hendrix ou encore de Cream… »

Ici Paris : « Connaissez-vous notre célèbre batteur français, Manu Katché ? »

Nick Mason : « Si je connais Manu Katché ? Bien évidemment ! Il est très bon. »

Ici Paris : « Qu’évoque la musique française pour vous ? »

Nick Mason : « Comme vous le savez, la musique française ne traverse que très très rarement la Manche, elle ne fait pas partie de notre culture… Mais comme je viens souvent en France, je connais bien sûr Serge Gainsbourg, Téléphone, Françoise Hardy… En ce qui me concerne, la musique française veut d’abord dire Johnny Hallyday ! »



Auteurs de la page : Wulfnoth (transcription, mise en page).

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