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Pink Floyd - Earl's Court

Pink Floyd - Earl’s Court est un article de Richard Williams paru dans le Times du 5 août 1980. Il revient sur le premier concert de la tournée The Wall.

Traduction

The Wall de Pink Floyd, qui est déjà un énorme succès en tant que double album, est avant tout (et finalement) une façon raffinée pour son compositeur Roger Waters de distiller son pessimisme tout à la foi propre et universel. Une profonde méfiance envers les parents, les professeurs, les militaires, le système judiciaire et les autres instruments de l’autorité, ce n’est pas franchement original mais la férocité primaire de la verve de Waters nous oblige à réagir à sa vision.

Le résultat forme une suite de chansons qui traitent de l’enfance sans père de Waters à travers ce qu’il perçoit être la répression du système éducatif, jusqu’à sa vie (apparemment pas plus satisfaisante) de rock star chouchoutée et isolée. Le tout a été pensé dès le début comme un spectacle. La première représentation, hier soir à Londres, a été l’occasion d’entendre ce qui peut être considéré comme le plus long, le plus puissant et le plus angoissé des cris primaux lancés à ce jour. Il suffit de dire que Waters a fait du cris de John Lennon, pourtant compétant en la matière, un agréable gazouillis façon McCartney.

The Wall est, si on fait l’addition, le plus cher des concerts de rock de l’histoire. Il apparaît être également le but vers lequel Pink Floyd tendait depuis plusieurs années. La mise en scène est stupéfiante : pendant la première moitié du spectacle un mur géant est lentement érigé devant de faux Pink Floyd jouant des chansons décrivant l’évolution mentale de Waters. Ils sont progressivement cachés à la vue de l’auditoire par cette construction jusqu’à ce que le héros de l’histoire se coupe du monde, tandis que la dernière brique du mur est posée.

D’énormes poupées gonflables, dessinées par Gerald Scarfe dominent la scène : une groupie vénale, un professeur sadique. Un avion déchire l’air et s’écrase en coulisse.

Revenant régulièrement pendant la première partie comme un leitmotiv, l’une des deux meilleures chansons : Another Brick In The Wall, est délivrée en trois versions. Elle contient les états d’âmes les plus objectifs et dignes de compassion de Waters et est jouée magnifiquement, la première et la deuxième version illuminées par la guitare stratosphérique de David Gilmour.

La deuxième moitié, qui traite de l’état difficile de Waters, est tout aussi spectaculaire mais moins cohérente. Le séquence de la chambre de l’hôtel, qui apparaît par une trappe dans le mur, est brillamment exécutée mais les références au fascisme amplifiées par les dessins caricaturaux de Gerald Scarfe amènent beaucoup d’incertitudes. Finalement le mur est détruit et les musiciens chantent un au revoir informel et post-apocalyptique, mais là encore le message est loin d’être clair. C’est assez frustrant, après tout ce temps à regarder le spectacle.

Version originale

Pink Floyd’s The Wall, which has already achieved enormous success as a set of two long-playing records, is first and finally an elaborate vehicle for the pessimism, both personal and universal, of its composer, Roger Waters. A deep distrust of parents, teachers, the military, the judiciary and other instruments of authority is hardly original, but we are forced to respond to Waters’ vision by the sheer ferocity of his venom.

The work, a song-cycle which deals with Waters’ life from his fatherless childhood through what he perceives as the repression of his schooldays to his existence (apparently no more satisfying) as a pampered and insulated rock star, was conceived from the beginning as a stage show, and its London première last night made plain that here is the longest, loudest and most anguished primal scream of all; suffice it to say that Waters makes John Lennon, once no slouch at back-to-the-womb bellowing, seem as chirpy as Paul McCartney.

The Wall is, by all accounts, the most expensive rock show in history, and it certainly appears like the work towards which Pink Floyd have been progressing for years. The staging staggering: during the first half, as the double-quartet of musicians ran through the songs depicting Waters’ evolution, a gigantic wall of large white bricks was slowly erected in front of the musicians, gradually removing them from the audience’s view until, as the wounded protagonist at last shut himself off from the world, the final brick was inserted.

Huge mobiles, designed by Gerald Scarfe, quivered overhead: a raddled groupie, a sadistic teacher. An aeroplave whizzed overhead, crashing backstage.

Running through the first half, as a kind of leitmotif, is one of the work’s two wholly satisfactory songs. “Another Brick in the Wall”, delivered in three versions, contains Waters’ most objective and compassionate statements and received outstanding performances, the first and second variations illuminated by David Gilmour’s liquid guitar.

The second half, which attempts an analysis of Waters’ plight, is just as spectacular but less coherent. The motel-room sequence, glimpsed through a trap-door in the wall, is brilliantly executed, but the references to fascism, amplified by Gerald Scarfe’s grotesque animations, raise only a cloud of ambiguity. Eventually the wall is demolished, and the musicians return to sing an informal post-holocaust farewell, but once again the message is far from clear. It hardly seems fair, after all that time.



Auteur de la page : Wulfnoth (transcription), H2O (traduction).

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