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Pink Floyd's Nick Mason on former bandmate Richard Wright

Traduction d’une interview donnée par Nick Mason à Entertainment Weekly peu après le décès de Rick Wright.

S’il était quelque peu dans l’ombre de ses collègues Dave Gilmour et Roger Waters, Richard Wright, le claviériste de Pink Floyd, décédé lundi d’un cancer, jouait un rôle essentiel dans les expérimentations sonores du groupe. Il a également co-écrit quelques-unes des plus fortes chansons du Floyd, dont Us and Them sur Dark Side of the Moon (1973). Le lendemain de la mort de Wright, EW s’entretenait avec le batteur du Floyd, Nick Mason, au sujet de son confrère et ami de plus de 40 ans.

EW : À quel point Rick était-il important pour Pink Floyd ?

Nick Mason : Le fait est que, comme dans n’importe quel groupe, on ne peut jamais vraiment dire qui fait quoi. Mais Pink Floyd n’aurait pas été Pink Floyd si [nous] n’avions pas eu Rick. Je crois qu’on a désormais l’impression – surtout après tous ces conflits avec Roger et David qui essayaient d’affirmer leurs contributions – que Rick a peut-être été rejeté à l’arrière-plan. Parce que le son de Pink Floyd, c’est plus que la guitare, la basse et la batterie. Rick était le son qui les unissait ensemble.

Cela semble avoir été particulièrement le cas aux débuts du groupe, plus aventureux musicalement.

Ouais. Il avait un style très spécial. Il en a sans doute plus fait que moi en ce qui concernait le fait de ne pas se soucier plus que ça du tempo, au point où nous en étions rendu à produire des titres arythmiques. C’était, je crois, pas mal novateur en 1967.

Comment était-il sur le plan personnel ?

[Rire] Il était tout à fait… Rick ! Vraiment. C’était de loin le plus calme du groupe, depuis l’origine. Et, je crois, sans doute plus difficile à connaître que nous autres. Mais après 40 ans, nous avions sans doute l’impression que nous le connaissions assez bien. Nous commencions tout juste à faire des incursions, peut-être.

S’agirait-il d’un exemple du flegme britannique en action ?

Eh bien, nous parlions ensemble. Mais nous passions énormément de temps à nous taquiner, vraiment, et à nous faire marcher. C’est curieux. On forme un groupe. Et donc, aux yeux du monde, on présente un front uni. Mais quatre types dans une voiture passent énormément de temps à se chamailler et à se quereller et à n’être pas vraiment créatifs.

Avez-vous un souvenir particulièrement émouvant de Rick ?

Je dois dire que je crois qu’une bonne partie de nos souvenirs ont à voir avec nos rapports avec l’argent. À notre première rencontre avec Roger, je ne lui aurais pas prêté ma voiture et Rick ne lui aurait pas donné une cigarette. Et vraiment, tout a continué comme ça pendant 40 ans.

Et Roger n’a cessé de vous le faire payer depuis.

Ouais, totalement. Mais nous pensons qu’il commence à tourner la page.

Vous rappelez-vous de votre première rencontre avec Rick ?

Eh bien, c’était en 62, vu que nous étudiions tous l’architecture ensemble. Il avait l’air d’un architecte, mais l’architecture ne l’intéressait absolument pas, et en quelques mois, si je me souviens bien, il était parti étudier la musique, ce qui est exactement ce qu’il aurait dû faire en premier lieu.

À quoi ressemblait-il à l’époque ?

Il était exactement le même. Bien sûr, les gens que l’on connaît vraiment ne changent pas tant que ça. Roger était d’un genre assez rébarbatif en 1962, et il n’a pas changé du tout. Il est juste un peu plus grisonnant. Et Rick était le discret à l’époque, comme il l’a toujours été.

Il a aussi écrit bon nombre de chansons pour le Floyd.

Quelque chose comme Us and Them était définitivement une chanson de Rick. C’est presque comme George Harrison. On a tendance à oublier qu’ils ont fait peut-être beaucoup plus de choses que ce qui leur est crédité.

Eh bien, toutes nos condoléances, et navrés de vous déranger en un moment pareil.

Non, ça va. Je crois que je préfère parler de lui que ne pas en parler.

Article original

Although he tended to be overshadowed by bandmates Dave Gilmour and Roger Waters, Pink Floyd keyboardist Richard Wright, who died on Monday following a battle with cancer, was a vital part of the group’s sonic explorations. He also co-wrote several of the Floyd’s strongest songs, including “Us and Them,” from 1973’s Dark Side of the Moon. The day after Wright’s death, EW talked to Floyd drummer Nick Mason about his colleague and friend of more than 40 years.

ENTERTAINMENT WEEKLY: How important was Rick to Pink Floyd?

NICK MASON: The reality is, like any band, you can never quite quantify who does what. But Pink Floyd wouldn’t have been Pink Floyd if [we] hadn’t had Rick. I think there’s a feeling now – particularly after all the warfare that went on with Roger and David trying to make clear what their contribution was – that perhaps Rick rather got pushed into the background. Because the sound of Pink Floyd is more than the guitar, bass, and drum thing. Rick was the sound that knitted it all together.

That seems to have been particularly true in the band’s early, musically adventurous, days.

Yeah. He had a very special style. He probably did more than I did in terms of not worrying too much about tempo, to the point where eventually we did produce arrhythmic pieces. That was, I think, probably rather groundbreaking in 1967.

What was he like on a personal level?

[Laughs] he was very like…Rick! Really. He was by far the quietest of the band, right from day one. And, I think, probably harder to get to know than the rest of us. But after 40 years, we probably felt we did know him quite well. We were just beginning to make inroads, perhaps.

Would this be an example of the British stiff upper lip at work?

Well, we did talk to each other. But we spent an awful lot of time sort of teasing each other, really, and winding each other up. It’s that curious thing. You form a gang. And so, to the outside world, you mount a united front. But four guys in a car, you spend an awful lot of time arguing and bickering and not being very creative.

Do you have a particularly fond memory of Rick?

I have to say that I think a number of our memories have to do with the ways that we all dealt with money. The first meeting with Roger I wouldn’t lend him my car and Rick wouldn’t give him a cigarette. And really we just carried on exactly like that for the next 40 years.

And Roger’s been punishing you ever since.

Yeah, absolutely. But he’s beginning to get over it, we think.

Can you remember the first time you met Rick?

Well, it was ‘62 because we were all [studying] architecture together. He looked like an architect, but he had no interest in architecture whatsoever, and within months, as far as I remember, he was off to music college, which is exactly where he should have gone in the first place.

What was he like back then?

Exactly the same. Of course, with the people you really know, no one changes that much. Roger was a rather sort of forbidding presence in 1962, and he hasn’t changed at all. He’s just got a bit more grizzled. And Rick was the quiet one then, as it was throughout.

He also wrote a fair amount of songs for the Floyd.

Something like “Us and Them” was absolutely a Rick piece. It’s almost that George Harrison thing. You sort of forget that they did a lot more than perhaps they’re given credit for.

Well, you have our condolences, and sorry to bother you at a time like this.

No, it’s absolutely fine. I’d rather talk about him, I think, than not.



Auteur de la page : Wulfnoth (traduction, mise en page).

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The Wind in the Willows

Le livre de Kenneth Grahame qui inspira Syd Barrett pour l'écriture du premier album de Pink Floyd, The Piper at the Gates of Dawn.


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