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The Pink Floyd - Empire Pool, Wembley

Transcription et traduction de l’article The Pink Floyd - Empire Pool, Wembley de Michael Wale, paru dans le Times du 15 novembre 1974. Il revient sur un concert donné à Wembley.

Cela fait maintenant deux ans que la dernière et meilleure production de Pink Floyd, Dark Side of The Moon, est sortie ; depuis, mis à part d’occasionnelles apparitions ici ou là, ils n’ont rien fait. Du coup, il est bon de signaler que leurs dernières œuvres révélées, qui font suite une traversée du désert, sont bien du meilleur cru.

Trois nouveaux morceaux, Shine On You Crazy Diamond, Raving and Drooling et Gotta Be Crazy forment le début du concert, premier d’une série de trois à l’Empire Pool, salle de 12000 places.

Chacune de ces chanson apparait être, et ce, dès la première écoute, un morceau de bravoure pour Roger Waters (basse et chant), Rick Right (sic) (claviers), Dave Gilmour (guitare et chant) et le patient Nick Mason (percussions) qui conduit la troupe efficacement. Si un musicien se dégage, il s’agit de Rick Right qui emmène le premier morceau, Shine On You Crazy Diamond.

Ensuite intervient la guitare de Gilmour, assénant des accords mystérieux avant que la voix de Waters ne déchire l’air avec ces paroles : “Remember when you were young, you shone like the sun. Shine on you crazy diamond” (Souviens-toi lorsque tu était jeune, tu brillais tel le soleil. Brille diamant fou). La chanson, aérienne, fut une bonne entame de soirée. On peut déjà y voir un chemin différend de celui emprunté par Dark Side of The Moon, avec des réminiscences de rock plus classique comme les riffs de guitare de Gilmour et ceux de basse de Waters. Right, lui, continue une certaine exploration électrique avec ses synthétiseurs.

Comme dans le passé, des enregistrements sont utilisés : ici ils imitent les cris de joies du DJ de Radio 2, Jimmy Young, avant de se mélanger à la rythmique d’arrière-plan répétitive de Raving And Drooling ; puis Right amène une mélodie qui semble composée à l’aide de cuivres, avant que l’arrière-plan ne repasse devant. L’ensemble donne l’impression d’être la bande original d’un étrange film.

A contrario, Gotta Be Crazy est dominée par la guitare de Gilmour qu’il utilise d’abord comme un banjo avant de développer en un morceau électrique au feeling un peu country.

Je doute que le Floyd retrouve jamais l’inventivité de Dark Side of The Moon, qui a formé le reste du spectacle. Ils utilisent maintenant de magnifiques films comme accompagnements qu’ils projettent sur un immense écran circulaire au dessus d’eux. Le sommet est Money qui est devenu un tube en Amérique mais qui n’a jamais été sortit en single au Royaume-Unis. De façon assez ironique, c’est l’argent gagné par les ventes incroyables de Dark Side of The Moon qui a entrainé la traversée du désert du groupe. Il est agréable de les revoir.

Article original

It has been two years since The Pink Floyd produced their last and best work, Dark Side of the Moon; since then apart from the occasional’ appearance here they have done nothing. It is good to report, therefore, that their first work to be unveiled after the arid period is well up to their high musical standards.

The three new pieces Shine On You Crazy Diamond, Raving and Drooling and Gotth Be Crazy]] formed the first half of this concert, the first of three in the 12,000 seater Empire Pool.

Each appeared on first hearing to be musical vehicles for Roger Waters (bass and vocals), Rick Right (sic) (keyboards and synthesizer) and Dave Gilmour (vocals and guitar) with the patient Nick Mason on drums effectively driving them on. If one musician has come more to the fore then it is Rick Right who led off the first piece, Shine On You Crazy Diamond.

There followed Gilmour striking questioning chords from his guitar before Waters’s voice cut across with his own plaintiff lyrics “Remember when you were young, you shone like the sun. Shine on you crazy diamond”. It acted as a musical limbering up to the evening. Already one could sense a different musical approach from that of Dark Side of the Moon wvith echoes of classical rock’n’roll riffs from the guitar and bass of Gilmour and Waters as Right kept up the electrical exploration on synthesizer.

As in the past, tape was employed, this time simulating the burbling of Radio 2 disc jockey Jimmy Young befoie merginig into the rhythmically repetitive background beat of Raving And Drooling, making way for Right to provide the horn-like melody line before the background became the lead; the whole providing the feel of the theme music from a mystery movie.

In contrast Gotta Be Crazy was dominated by Gilmour at first striking his guitar banjo-like before developing a piece with a country-like feel given an electric treatment.

I doubt that The Floyd will ever match the inventiveness of Dark Side of the Moon, which filled the rest of the evening. They now employ magnificent film as an accompaniment on a huge circular screen above them. The high point being Money which became a hit single in America but was never released here. Ironically it was the money earned from the incredible worldwide sales of Dark Side of the Moon which caused the group’s arid period. It is good to welcome them back.



Auteur de la page : Wulfnoth (transcription), H2O (traduction)

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