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Un concert pour un centenaire

Scan et transcription de l’article Un concert pour un centenaire paru dans le journal La Montagne du 28 février 2006. Il s’agit d’une interview de Roger Waters à l’occasion de son concert à Magny-Cours, le 14 juillet 2006.

Un concert pour un centenaire

Le bassiste, auteur et compositeur des Pink Floyd, Roger Waters, donnera un concert exceptionnel le 14 juillet à Magny Cours (Nièvre), à l’occasion du centenaire du grand prix de France de F1. Entretien avec une légende vivante.

Il est l’âme véritable des Pink Floyd. Son second souffle, après Syd Barrett. Sa seconde inspiration. L’auteur de The Wall, Roger Waters, revient donc cette année pour un concert exceptionnel, le 14 juillet prochain à Nevers Magny Cours. L’occasion pour lui de présenter sa vision de Dark Side of the Moon, album mythique qui a connu un succès planétaire à sa sortie en 1973, notamment grâce au célèbre Money. Rappelons d’ailleurs en passant que ce disque est resté pendant plus de quatorze ans dans le top 200 américain. Un succès (dont Roger Waters est le principal artisan) qui se répétera quelques années plus tard, en 1979, avec l’album-concept The Wall, traduction du mur séparant l’artiste de ses fans et plus généralement de l’aliénation de l’individu par la société. Roger Waters sera rejoint à Nevers par le batteur Nick Mason… en attendant la réponse du pianiste et chanteur Richard Wright. Retour avec l’intéressé sue cet événement majeur, sur sa relation actuelle avec les Pink Floyd et sur l’avenir « français » de son opéra lyrique Ça ira.

Vous allez vous produire le 14 juillet prochain à Nevers Magny Cours. Certains membres des Pink Floyd seront-ils présents avec vous sur scène ?

Roger Waters : « Pour l’heure, une chose est absolument certaine : Nick Mason sera bien à mes côtés. Pour le reste, j’ai envoyé un message à Richard Wright pour le convier en lui disant qu’il serait vraiment le bienvenu au “dark side of the moon”. Je lui ai dit que je serais ravi qu’il soit aux claviers. Cependant, je n’ai toujours pas reçu de réponse de sa part. Ça fait déjà un mois… Je ne sais pas, j’attends. Je sais toutefois qu’il a bien réceptionné le message. Sans doute aurai-je une réponse d’ici peu de temps… »

Le 2 juillet dernier, Pink Floyd s’était produit à Hyde Park. Cela faisait vingt-quatre ans que tous les membres du groupe ne s’étaient pas rassemblés pour un concert commun. Faudra-t-il attendre encore un quart de siècle pour vous revoir sur scène… ?

Roger Waters : « Je ne sais pas… Vous savez, je reste ouvert à toutes les propositions. Ce concert à Londres a vraiment été très émouvant. C’était un moment très spécial, car on n’avait pas joué ensemble depuis tellement de temps… Cela dit, rien n’est impossible. Si tous les membres de Pink Floyd se mettent d’accord pour refaire un nouveau concert ou pour un nouveau projet, qui sait… ? »

Pourquoi n’avez-vous pas plutôt choisi de présenter votre opéra classique Ça ira consacré à la révolution française ? Ce 14 juillet en France était une occasion unique…

Roger Waters : « Malheureusement, personne ne m’a encore proposé de présenter cet opéra en France. »

Comment est-ce possible ?

Roger Waters : « Vous savez, ce genre de concert coûte terriblement cher. Il n’est pas aisé de mettre en place un tel spectacle avec quatre-vingt deux morceaux, environ cent chanteurs, une multitude d’enfants, des projections etc. Non, vraiment, c’est très lourd financièrement. Cela dit, j’adorerais le faire ici. »

Mais vous y croyez toujours ?

Roger Waters : « Oui, j’espère qu’un jour, le projet se concrétisera. Ce serait vraiment chouette ! Nous pensions pouvoir faire une représentation en 2007 au Théâtre du Châtelet, mais j’ai appris voilà deux semaines que cela ne pourrait sans doute pas se faire. J’ai bien reçu une lettre du maire de Paris, Bertrand Delanoë, disant que ce serait une excellente idée, mais depuis, aucune nouvelles… Cela dit, je vais tourner cet opéra en Amérique de Nord et je prépare également une grosse production en Pologne pour le mois de juillet prochain. J’espère donc avoir une reconnaissance générale, et qui sait, peut être qu’un producteur en France se risquera à cette aventure. »

Et pourquoi pas à Paris : Place de la République ou mieux encore Place de La Bastille ?

Roger Waters : « Évidement, j’ai pensé à ces lieux. Rien de tel en effet que la Place de la Bastille pour un opéra consacré à la Révolution Française. Je pourrais également me produire sur la Place de la Concorde… Vraiment, ce serait fantastique ! On va voir (ndlr : en français). »

Ce projet d’opéra, vous l’avez conduit avec Étienne et Nadine ?

Roger Waters : « J’ai rencontré Étienne Roda-Gil en 1969, à travers Philippe Constantin, qui travaillait pour une maison de disque. Étienne était une personne extrêmement intelligente. Avec sa femme, ils étaient venus me voir en Angleterre pour me demander de mettre en musique un livret de cinquante pages. Nous pensions pouvoir le jouer pour le bicentenaire de la révolution en 1989, mais cela n’a pas pu se faire. Le projet a dons été remis mais lorsque Nadine nous a quittés (ndlr : en 1990), il a été suspendu. »

Étiez–vous proches des Roda-Gil ?

Roger Waters : « Surtout d’Étienne. À dire vrai, je n’ai pas bien connu Nadine qui est décédée beaucoup trop tôt. Mais dès que je me rendais à Paris, je ne perdais jamais une occasion de me retrouver avec mon ami Étienne. »

Vous êtes un artiste très engagé depuis toujours. Comment voyez-vous l’avenir du monde ?

Roger Waters : « Je ne suis pas franchement optimiste, vous savez. Et pourtant, je crois qu’il faut garder espoir ; Je crois que nous avons plus que jamais besoin des valeurs d’égalité et de fraternité de la révolution française. Des valeurs qu’on retrouve dans cet opéra Ça ira. Il y a tellement de fanatisme aujourd’hui que ces grands principes, ceux des Droits de L’Homme, doivent nous sauver ! »

Vous êtes Anglais mais résidez à New York. Vous sentez-vous aujourd’hui américain ou européen ?

Roger Waters : « Européen, bien entendu. Comment pourrait-il en être autrement ! »



Auteurs de la page : Constantin (scan), Mnzaou (transcription), manu (mise en page).

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