Question sur Summer '68

Démarré par Jaycee, 19 Novembre 2009 à 01:17

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Jaycee

La mélodie aux cuivres (qu'on entend à 3'29 et 4'46) est-elle une composition originale?

J'entends par-là que cette mélodie (si tenace) semble tellement "essentielle" qu'on pourrait croire qu'elle existait bien avant et que le Floyd l'a samplée.
...A moins que ce ne soit le contraire et que cette compo originale du Floyd ait été samplée tous azimuts et se soit ainsi gravée dans mon subconscient au fil des 3 décennies que compte ma vie?

Question subsidiaire: comment "analysez-vous" la composition de cette chanson?
Je l'apprécie mais j'ai du mal à y trouver une quelconque "harmonie" thématique ou musicale avec l'irruption brutale de ces cuivres, à la mélodie tellement "filmesque", dans cette ambiance purement psyché, toute proche de Love (Forever Changes) ou des Zombies (Odessey and Oracle).

Merci d'avance pour vos contributions!

Blue-Berry

Je pense que ce riff de cuivres est bien une compo originale de Rick. En effet, les rares fois où PF a samplé une autre compo musicale, ça a été mentionné dans les crédits de l'album, comme "You'll Never Walk Alone" dans "Fearless".
De plus, Rick était féru de jazz et de cuivres (il jouait lui-même du trombone, ce qu'on entend sur "Biding My Time"). Il a d'ailleurs écrit des arrangements pour cuivres de son Celestial Voices qui ont été joués au Royal festival Hall au printemps 1969 à la fin de "The Journey".
À cette époque, les cuivres, qui avaient été un peu bannis du rock car trop marqués "jazz" ou "fanfare" donc "musique à Papa", revenaient progressivement. Il y en avait déjà eu dans "Sergent Pepper's..." en 67. PF les introduira de nouveau à partir de cette époque : "Atom Heart Mother", puis "Money" et "Us and Them", "Shine on..." ensuite... sans parler de "The Wall"  et "Final Cut" (si tant est qu'on puisse dire que c'est un album de PF...).

Quand à la structure du morceau, eh bien j'avoue ne jamais m'être posé la question, et l'avoir toujours dégusté ainsi... Ce côté zim-boum-boum m'amuse assez, je dois dire...
I would have liked to be this
jewish
canadian
poet
who sings Love and its meanders so well.
But by this time I would be dead,
And I would never have
met,
known,
and, above all, loved
You.
So too bad if I'm not this
jewish,
canadian,
poet
It's all right.

manu

Je ne les trouve pas choquants moi ces cuivres. D'abord ils répondent à ceux de 1:46 et puis ils symbolisent surement la culpabilité/tristesse de Rick qui ressurgit brusquement, entre deux parties de jambes en l'air. La chanson raconte quand-même qu'il se tape les groupies pendant les tournées ! Donc sur le moment c'est cool mais après, ça fait forcément réfléchir... Enfin c'est comme ça que j'aurais tendance à voir cette chanson.

Je m'étais essayé à une interprétation des paroles, ça vaut c'que ça vaut :sueur:

En cherchant le morceau sur YouTube, je suis tombé sur ce clip que je trouve très intéressant :


« You can never get enough of what you don't need to make you happy. » — Eric Hoffer
« Désolée mais la trilogie de Nico... A côté, Berlin c'est Disneyland. » — E.G.

roger keith

J'ai écouté la face B de AHM cet après midi (la face A hier) et je trouve que la partie de cuivres auraient pu être développée hors album.