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L'incident de Montréal

Après la sortie de l’album Animals en janvier 1977, Pink Floyd démarre une tournée internationale de six mois pour une cinquantaine de concerts. C’est le dernier, celui de Montréal, auquel nous nous intéresserons ici.

Ce concert au Stade olympique de Montréal est en effet une date importante dans l’histoire de Pink Floyd. C’est ce 6 juillet 1977 que Roger Waters crache sur un fan, événement qui précipitera l’écriture du concept-album The Wall. Ce « mur », c’est Roger Waters qui choisira de l’ériger entre lui et le public ce soir là.

L'affiche du concert

Sommaire de la page

Le concert de votre vie

Roger Waters et Nick Mason le matin du concert - cliquez pour agrandir

Annoncé depuis plusieurs semaines comme le « concert de leur vie », les spectateurs attendent beaucoup de ce show. C’est le tout premier concert d’envergure pour cet Stade olympique, dont la construction s’est achevée il y a peu. Et il est gigantesque : entre 80 et 85000 spectateurs assisteront au concert de Pink Floyd ! Pour mémoire, lors de son inauguration pour les jeux olympiques de 1976, il n’y avait « que » 74000 personnes. C’est vous dire l’affluence record ce soir-là !

Le 6 juillet à 18 heures, le public se rue en masse à l’ouverture – un peu prématurée – des portes ; mais le concert ne démarrera pas avant 20 h 30. Alors il faut bien passer le temps. Pendant plus de deux heures, alcool, pétards, ballons et projectiles divers s’occuperont de faire patienter les spectateurs, dans un climat pour le moins festif.

Première partie

C’est donc dans une ambiance peu propice à la musique que débute le concert. En première partie, Pink Floyd joue l’intégralité de l’album Animals :

  1. Sheep - 11 min 30 s
  2. Pigs on the Wing - part 1 2 min 10 s
  3. Dogs 18 min 45 s
  4. Pigs on the Wing - part 2 4 min 3 s
  5. Pigs (Three Different Ones)

Sheep

Malgré l’agitation générale, les premiers morceaux se déroulent relativement bien. On a droit à une très belle version de Sheep qui se termine tout en douceur, sur le son des claviers de Rick Wright. À noter que ce n’est pas Roger Waters à la basse, mais Snowy White.

Pigs on the Wing - part 1

Puis Waters prend son casque et sa guitare acoustique pour entamer Pigs on the Wing - part 1, accompagnée par quelques pétards et une foule bien présente.

Dogs

Le Floyd enchaine immédiatement sur Dogs et aux hurlements des chiens se mêlent bientôt ceux du public. Après le « Dragged down by the stone » vers 8 minutes, le public crie plus fort que la musique ! Il est déchainé par les figurines gonflables qui sortent de la scène comme la cadillac ou l’homme obèse. Gilmour est en très grande forme sur ce morceau.

Le morceau s’arrête, laissant place aux cris et aux sifflets. Le temps passe. Visiblement, le groupe attend le retour du calme. Mais c’est un gros pétard qui explose !

Pigs on the Wing - part 2

Puis, Waters joue les quelques accords jusqu’à « You know that I care » … et BANG ! Encore un pétard, encore plus fort ! Outré, Waters s’arrête carrément de jouer et invective directement le public :

“Oh, for fuck sake stop lighting off fireworks and shouting & screaming I’m trying to sing a song! I mean I don’t care. If you don’t want to hear it. You know fuck you. I’m sure there are a lot of people here who do want to hear it. So why don’t you just be quiet. If you want to light your fireworks off go outside and light them off out there and if you want to shout and scream well then go and do it out there… I am trying to sing a song that some people want to listen to. I want to listen to it.”

Ce qui, en français, donne à peu près ceci :

« Bordel de merde, mais vous allez arrêter avec ces pétards ; arrêtez de crier et de hurler, j’essaie de chanter une chanson ! Ça m’est égal que vous ne vouliez pas l’entendre, allez vous faire foutre ! Mais je suis sûr qu’il y a beaucoup de gens qui voudraient l’entendre alors pourquoi est-ce-que vous ne vous tenez pas un peu tranquilles ? Si vous voulez faire sauter vos pétards, sortez d’ici et allez les allumer ailleurs. Si vous voulez foutre le bordel, faites-le mais dehors ! J’essaie de chanter une chanson et certains voudraient bien l’entendre. En tout cas, moi je le veux. »

Écouter un extrait sonore de ce passage :

Le public est encore plus excité mais Waters reprend le morceau pour de bon, sous les cris et les sifflements de la foule. Le morceau se termine sur le solo de guitare et un public toujours aussi déchainé.

Pigs (Three Different Ones)

Retentissent alors les grognements des cochons introduisant Pigs (Three Different Ones). Roger Waters se saisit d’une Stratocaster noire et blanche et c’est Snowy White qui se retrouve de nouveau à la basse. Comme le reste du groupe, Waters est aussi déchainé que le public et pousse ses petits cris perçants, comme dans Careful With That Axe Eugene, pendant toute la première partie de la chanson. Les soli de Gilmour son superbe. À 13 min 15 s, Waters hurle « Nineteen Sixty-one » (90-61) et le groupe entame alors l’apogée du morceau : ils sont déchainés !

Pendant les dernières minutes, le Floyd se calme pour atterrir sur une impro bluesy, apaisante au possible. Mais le public n’en a visiblement que faire… et continue de hurler. Deux minutes plus tard, Waters sors encore une fois de ses gonds et, alors que le groupe continue de jouer – nous sommes alors à la 17ème minute du morceau – il appelle au micro un fan bruyant, situé juste devant lui, pour qu’il vienne le rejoindre sur scène.

« Ooh! Heeey! »
« Come back pig!
Come back!
All is forgiven!
Come on boy! »

L’adolescent en délire s’exécute, aidé par les vigiles qui le montent quasiment sur la scène. Waters se met alors à siffler après le fanatique, comme quand on appelle son chien… Et sur un ton démoniaque, il en remet une couche :

« Come on son !
Just a little further on the yard !
Yeaaaaahhhhhhh !!
Oh yeah ! »

Roger lance ses cris stridents à la Careful With That Axe, Eugene.

« Cat got hold of your tongue?
There’s a good boy
Come on son
Good boy, good boy »

Puis le morceau se termine et Roger conclut sur :

« Thank you, we’re gonna take a break
We’ll be back in “vingt minutes” »

Écouter un extrait sonore de ce passage :

Le groupe se retire pendant une petite demi-heure, entracte.

Deuxième partie

Wish You Were Here

Pour la deuxième partie c’est l’album Wish You Were Here qui est joué :

  1. Shine On You Crazy Diamond - part 1-5
  2. Welcome to the Machine
  3. Have a Cigar
  4. Wish You Were Here
  5. Shine On You Crazy Diamond - part 6-9

Les interprétations sont plus classiques, mis à part la superbe improvisation au piano de Rick Wright à la fin de Wish You Were Here. Shine On You Crazy Diamond - part pt 6-9 reçoit aussi un traitement particulier avec des paroles légèrement modifiées :

Nobody knows where you we are
How near or how far
Shine on you crazy diamond
Pile on many more layers years
And I’ll be joining you there
Shine on you crazy diamond

La partie musicale est aussi nettement plus pêchue et improvisée : un régal.

Les rappels

Viennent ensuite les rappels et lorsque le public entend les premiers riffs de Money, il se déchaine littéralement. À la fin du morceau, Waters intervient :

« Ok
Okay, we’re gonna do another tune ‘cause…
Just ‘cause there’s a few assholes down the front here, there’s no need for everybody to get upset.
And we have enjoyed it
Maybe you have »

Le public fait exactement l’inverse et hurle de plus belle…

« This, this tune is called Us & Them. It’s from Dark Side of the Moon. It’s very quiet, so let’s keep quiet. Try end this thing peacefully. »

Écouter un extrait sonore de ce passage :

Us & Them est jouée de façon assez classique.

« Thank you!
Take is easy!
Don’t worry about it »

« I don’t. Well I do…
But I wish I didn’t »

Écouter un extrait sonore de ce passage :

« OK!
Well, listen
We can’t do anymore of our old songs,
So we’re just gonna play some music. You know… for you… »

« We’re not noticed as a blues band..
Were just going to play a slow blues and everybody can just calm down a bit and all be allright.
Thank you again for coming »

Écouter un extrait sonore de ce passage :

Le groupe entame alors un blues pas très catholique qui durera près de 15 minutes. David Gilmour n’ayant pas voulu y participer - il trouvait que la performance du Floyd ne méritait pas de troisième rappel - il regarde jouer son groupe depuis la console de mixage au milieu du public ! C’est Snowy White qui jouera à sa place. Et pendant le morceau, les roadies ne se gênent pas pour enlever le matériel, ce qui fait que Nick Mason se retrouve avec sa seule caisse claire à la fin du morceau !

Témoignages

Wray Ellis

Wray Ellis était un spectateur bien placé ce soir là et il raconte le déroulement des évènements :

Roger became… demonic. He called into the audience and pointed at a kid somewhere off to my right - just in front of him. He called the kid up to the stage, like you would a dog. “C’mon boy… come back… all is forgiven… just a bit further… there’s a good boy…” I could see an exuberant teenager climb over the barricade and with the help of a roadie, he was lifted up to the edge of the stage. I’m sure he thought he was going to meet his idol… until Mr. Waters let fly with a wad of spit that was as remarkable for its volume as it was for its accuracy. “Sch-plaugh” - right in the kid’s face! Dazed, the kid was tossed, like garbage, back over the bars into the darkness. The song ended, the band retired for a 20-minute break and I was left trying to process what I had just seen.

Wray Ellis

Une vidéo où il raconte ses souvenirs :

Un diaporama de photos qu’il a prises durant le concert :

Pierre Beaulieu

Pierre Beaulieu, journaliste présent dans la salle :

« Le son n’était pas bon, même qu’en première partie, il était horrible. »

Pierre Beaulieu

David Gilmour

« I can remember not enjoying it much as a show. They’d just finished building this big stadium and the crane was still in there, they forgot to dismantle it and couldn’t get it out. I was so unenamoured that I went out and sat on the mixing desk for the encore - that might have not contributed to Roger’s mood. I think Roger was disgusted with himself really that he had let himself go sufficiently to spit at a fan. » —

David Gilmour, Danger! Demolition in Progress, Mojo magasine 1999.
« Roger never liked touring anyway very much, he was always rather tense and irritable. He was disgusted with the business in many ways, as we all were. The big change came with the huge success of Dark Side Of The Moon - the audiences liked to “interact,” shout a lot. Previous to then, even though we played large places, 10,000-seaters, you could hear a pin drop at appropriate moments. So it had been a shock - but four years on I was getting used to the idea that that’s the way it had to be. »

David Gilmour, Danger! Demolition in Progress, Mojo magasine 1999.
« I just thought it was a great shame to end up a six month tour with such a rotten show. In fact I remember going off stage for the encore and going back to the sound mixing board in the middle of the audience to watch the encore while Snowy played guitar. »

David Gilmour, Echoes, The Complete History of Pink Floyd, Glenn Povey.

Nick Mason

« Well, Roger is not exactly a man known for peace and love - but we were sympathetic, even if we didn’t feel as passionately as he did - those stadium shows are very strange. When we’re playing, we’re watching the audience, the same way the audience is watching us, and all you can really see is those front rows and - I’m not saying they’re all nutters, but what you tend to get, particularly if it’s what’s euphemistically called “festival-seating” - ie no seats - is the people who are mad enough to be able to push their way to the front, the air-guitar players, the people who know all the words and rather sad ones who have been waiting all day and collapse just as the band comes on-stage. »

Nick Mason, Danger! Demolition in Progress, Mojo magasine 1999.
« C’est un événement survenu lors d’un concert au Stadium Olympique de Montréal, durant la tournée Animals, en 1977, qui est à l’origine de The Wall. Ce stade gigantesque, construit pour les jeux Olympiques de 1976, est surplombé d’une tour futuriste. Sa taille, très imposante, ne favorisait guère les échanges chaleureux et intimistes avec les fans.

Dans le public, près de la scène, il y avait un petit groupe de gens survoltés, sans doute sous l’emprise de stupéfiants ou de l’alcool. Entre les morceaux, ils nous réclamaient des titres en hurlant comme des forcenés. Cette poignée d’énervés monopolisait notre attention et nous déconcentrait. Le regard de Roger se fixa sur un membre particulièrement bruyant du groupe qui vociféra : “Allez, Roger, joue-nous Careful With That Axe !”. A bout de nerf, Roger a craché dans sa direction.

C’était une réaction plus qu’inhabituelle, elle était même bizarre. Depuis le départ de Syd, Roger avait toujours été le plus affable d’entre nous sur scène. Il parlait au public, se chargeait des présentations, il trouvait toujours le bon mot lorsqu’un projecteur tombait en panne ou qu’un incident technique nous réduisait au silence, il calmait les perturbateurs un peu trop téméraires, souvent par des remarques pleines d’humour. Cet incident montrait qu’une véritable distance se créait entre notre public et nous.

Roger ne fut pas le seul à détester ce concert. Au fil des années, nous avions mis au point un dernier rappel. Nous jouions du blues pendant que l’équipe technique emportait peu à peu le matériel, ne laissant qu’un seul musicien qui quittait la scène en silence. Ce jour-là, David était si contrarié par l’ambiance qu’il refusa de se prêter au jeu.

Si l’incident du crachat avait été mal vécu par tous les membres du groupe, il eut au moins le mérite de stimuler l’énergie créatrice de Roger : il se mit à réfléchir à un spectacle où le public serait séparé de ses idoles au sens propre comme au figuré. Il y aurait littéralement un mur entre eux et nous. J’ignore si le crachat a boulversé la vie de ce spectateur agité, toujours est-il que nous pouvons le remercier d’avoir été à l’origine de ce qui allait devenir The Wall.

Nick Mason, Pink Floyd, l’Histoire selon Nick Mason, éditions EPA, 2005.

Roger Waters

« J’étais sur scène et il y avait un gars au premier rang qui criait, il hurlait à perdre haleine. Finalement, je l’ai appelé. Et quand il fut suffisamment près, je lui ai craché au visage. Mon geste m’a vraiment choqué et j’ai réalisé que plus rien ne tournait rond, qu’en fait je détestais ça. »


Roger Waters, Echoes, The Complete History of Pink Floyd, Glenn Povey.
« It just became more and more oppressive. Those places weren’t built for music, they were built for sporting events, and it’s not unnatural to experience a ritualisation of war, because that’s all sport is. What was going through my mind - my whole body - was an enormous sense of frustration, a feeling of what are we all doing here, what’s the point? And the answer that kept clanging back monotonously was: cash and ego. That’s all it’s about. »

Roger Waters, Danger! Demolition in Progress, Mojo magasine 1999.

Snowy White

« It was quite a long jam. I was enjoying myself, and then the crew started dismantling the equipment as we were playing. In the end Nick was just left with a bass drum! »

Snowy White, Echoes, The Complete History of Pink Floyd, Glenn Povey.

Bob Ezrin

« I met Roger through his then wife Carolyne, who once worked for me. On the Animals tour, they stopped in Toronto where I was living, and on the limousine ride out to the gig Roger told me about his feeling of alienation from the audience and his desire sometimes to put a wall between him and them. I recall saying flippantly, “Well why don’t you?” A year, 18 months later I got a call asking me to come to his home to talk to him about the possibility of working together on this project called The Wall. »

Bob Ezrin, Danger! Demolition in Progress, Mojo magasine 1999.

Olympic Stadium VS stade de The Wall

L'Olympic Stadium et le stade de The Wall

Ce petit montage photographique a pour but de mettre en relation l’architecture du stade que l’on voit dans les visuels de The Wall et celle de l’Olympic Stadium. Et relation il y a : le stade “fictif” de The Wall - dessiné par Gerald Scarfe - ne l’est pas tant que ça. C’est en fait une déformation (ou une accentuation / surenchère) de celui de Montréal : il possède une dizaine de tours, quasi identiques à celle, unique, de l’Olympic Stadium.

On pourrait faire un autre parallèle entre cette tournée et l’album The Wall : In The Flesh. Car In The Flesh c’est le nom de cette tournée ; qui sera ensuite repris pour les titres d’ouverture et de fermeture de l’album.

Le message du Rock 'n' Roll Hall Of Fame

Le Rock and Roll Hall Of Fame est un organisme qui nomine chaque année des musiciens rock ayant marqué l’histoire. Pink Floyd y a été introduit en 1996. Le musée comporte une partie dédiée à l’album The Wall où Roger Waters y a écrit les raisons de la naissance de l’album.

Message du Rock 'n' Roll Hall Of Fame - Cliquez pour une version haute résolution

Cliquez sur l’image pour afficher une version (très) haute résolution.

Transcription

Brique par brique, cela donne ceci :

In the Old Days, pre-Dark Side of the Moon, Pink Floyd played to audiences which, by virtue of their size, allowed an intimacy of connection that was magical.

However, success overtook us and by 1977 we were playing in football stadiums.

The magic was crushed beneath the weight of numbers. We were becoming addicted to the trappings of popularity.

I found myself increasingly alienated in that atmosphere of avarice and ego until one night in the Olympic Stadium, Montreal, the boil of my frustrations burst.

Some crazed teenage fan was clawing his way up the storm netting that separated us from the human cattle pen in front of the stage screaming his devotion to the demi-gods beyond his reach.

Incensed by his misunderstanding and my own connivance, I spat my frustration in his face.

Later that night, back at the hotel, shocked by my behavior, I was faced with a choice.

To deny my addiction and embrace that comfortably numb but magic-less existence or accept the burden of insight, take the road less traveled and embark on the often painful journey to discover who I was and where I fit.

The wall was the picture I drew for myself to help me make that choice.

Note : le découpage des trois dernières brique est invisible sur la photo. Il est donc incertain mais semble logique et plausible.

Traduction

Avant Dark Side Of The Moon, Pink Floyd jouait devant un public qui, en vertue de son faible nombre, autorisait une intimité et une connection qui étaient magique.

Cependant, le succès nous a submergé et en 1977 nous remplissions des stades de football.

La magie a disparu avec le nombre croissant de spectateurs. Nous devenions accros aux affres des la popularité.

I found myself increasingly alienated in that atmosphere of avarice and ego until one night in the Olympic Stadium, Montreal, the boil of my frustrations burst.

Some crazed teenage fan was clawing his way up the storm netting that separated us from the human cattle pen in front of the stage screaming his devotion to the demi-gods beyond his reach.

Incensed by his misunderstanding and my own connivance, I spat my frustration in his face.

Later that night, back at the hotel, shocked by my behavior, I was faced with a choice.

To deny my addiction and embrace that comfortably numb but magic-less existence or accept the burden of insight, take the road less traveled and embark on the often painful journey to discover who I was and where I fit.

The wall was the picture I drew for myself to help me make that choice.

Les bootlegs

Liste des bootlegs qui documentent ce concert.

  • Antiques and Curios
  • Azimuth Coordinator part 2
  • Blues by Pink
  • En Chair et en Os
  • Fire Works Show in the Canadian Walls
  • Last Performance of the Animals Tour
  • Montreal ‘77
  • Montreal 1977 (rec2 master)
  • Oink Oink Baaa
  • Quebec 06/07/77
  • Roar Ends
  • The End Of Animals
  • The Last Animalised
  • Who Was Trained Not To Spit On The Fan

Voir aussi

Sources et liens intéressants :



Auteurs de la page : manu (texte, sons, mise en page), Roger Keith, lemol65 (vidéos YouTube), Wulfnoth (mise en page).

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L'incident de Montréal

Les grands stades, le cracha de Roger Waters au visage d'un fan en délire et construction d'un mur entre lui et son public... hey Rog, WTF ?!


conseils musicaux

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bibliographie

The Wind in the Willows

Le livre de Kenneth Grahame qui inspira Syd Barrett pour l'écriture du premier album de Pink Floyd, The Piper at the Gates of Dawn.


téléchargements

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