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My Moon-landing Jam Session

Traduction de My Moon-landing Jam Session, une interview de David Gilmour publiée dans le Guardian le 2 juillet 2009, à l’occasion du 40ème anniversaire du premier pas de l’homme sur la lune.

« On était dans un studio TV de la BBC, on improvisait sur l’atterrissage lunaire, en direct. D’un côté du studio il y avait tout un panel de scientifiques et de l’autre, nous. J’avais 23 ans.

En ce temps-là, la programmation était plus libre et le producteur d’une émission de seconde partie de soirée pouvait vraiment faire quelque chose d’excentrique s’il le sentait. C’est amusant, je n’ai pas vraiment réécouté le morceau depuis, mais il est sur YouTube. Ils diffusaient l’atterrissage sur la lune et pensaient faire une petite pause musicale en nous montrant en train de jouer. Ça ne durait que cinq minutes environ. Le morceau s’appelait Moonhead. C’est un sympathique petit blues en 12 mesures, assez “space”, atmosphérique.

Je me rappelle aussi qu’à cette époque, j’étais dans mon appartement de Londres, fixant la lune. Je me disais “Il y a vraiment des gens qui sont là-bas, en ce moment même !” On levait la tête vers la lune en sachant qu’il y avait des gens dessus – ça m’a profondément marqué.

Pink Floyd se portait bien. Le groupe avait traversé une période très instable et sa réputation chutait. C’est là que je les ai rejoint, en 1968, 18 mois avant l’atterrissage sur la lune. Ensuite on commencé à remonter la pente.

C’était fantastique de se dire qu’on était là, en train de jouer de la musique, pendant que les astronautes marchaient sur le lune. De nos jours, il serait inconcevable que la BBC fasse un truc pareil 1.

Ça n’a pas eu tellement d’impact sur nos productions futures. Je pense qu’à ce moment-là, Roger, notre parolier, était plus dans la dimension intérieure, explorant l’univers de la conscience humaine. C’était en quelque sorte la fin de notre exploration de l’espace.

De cette improvisation, il n’est pas ressorti de chanson. En certaines occasions, nous faisions des improvisations de ce genre, avec une structure, mais une structure que nous organisions nous-même. J’ai vu des documentaires ou je reconnaissais ma musique. C’est très étrange de regarder un documentaire dont tu sais que la musique est de toi, sans se souvenir quand tu as fait ça et où. Ceci-dit, je n’ai jamais oublié Moonhead.

Après tout, il n’est pas bien difficile de me rappeler exactement où j’étais. »

Vidéo

Une vidéo de Moonhead postée sur le blog de David Gilmour suite à la parution de l’interview :

Plus d’infos sur cette vidéo dans la page de Moonhead.

Voir aussi

Liens externes



Auteur de la page : manu (traduction, mise en page).

1 NdT : Surtout que Pink Floyd était un groupe plutôt underground à l’époque, alors les laisser improviser en direct à un moment pareil…

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