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Pink Floyd legend Roger Waters

Traduction de l’article Pink Floyd legend Roger Waters publié le 15 mai 2008 par le journal anglais The Mirror. Il s’agit d’une interview de Roger Waters.

Roger Waters, la légende de Pink Floyd

Roger Waters

C’est bien connu, les Pink Floyd ont décidé de mettre leurs différends de côté afin de se produire lors d’un incroyable concert, au Live8 de Londres en 2005 - la première fois que tous les quatre jouaient ensemble sur scène depuis 24 ans. Depuis cet évènement, en dépit des offres de plusieurs millions de livres, aucune autre reformation du groupe n’a eu lieu. La tournée actuelle du bassiste et ex-parolier en chef Roger Waters serait, selon les rumeurs, la dernière représentation live de l’album classique du Floyd : The Dark Side of the Moon. Roger Waters, 64 ans, nous demande de « ne jamais dire jamais. Qui peut affirmer savoir ce qui va se passer ? Cette œuvre touche le cœur des gens, et n’en fait pas moins au mien. »

Roger Waters : « Quand les gens l’écoutent, je pense qu’ils se rendent compte de son authenticité, on est loin d’un groupe de pop qui joue la comédie. J’ai l’impression que c’est quand les générations successives atteignent la puberté, et qu’elles entendent cet album, qu’elles s’y attachent, s’attachant par la même occasion à cette idée qu’il n’est pas interdit d’exprimer son authenticité personnelle. Je pense que c’est pour cette raison que le succès de l’album dure depuis si longtemps. »

Waters prétend que le Live8 a permis au groupe d’enterrer la hache de guerre ; que les propos colériques qu’ils ont pu se tenir dans le passé, avaient été mis de côté. Puis, il va tout gâcher en appelant le guitariste du groupe par son nom, David Gilmour, d’une façon qui laisse penser que c’est un nom qu’il déteste. Son amour pour l’œuvre du Floyd ne s’est jamais pour autant éteint.

Roger Waters : « C’était génial de faire Dark Side of The Moon aux quatre coins du monde, ces dernières années. La réception a été très encourageante partout. Je ne sais pas si ça s’arrête là – c’est Dave qu’il faudrait questionner là-dessus.
Bien sûr que je serais heureux de le jouer, et je pense que Rick (Wright, claviers) et Nick (Mason, batterie) le seraient également, mais Dave est assez réticent à l’idée de remarcher dans ce sens, ce qui est compréhensible. S’il veut faire quelque chose à un moment plus lointain dans le temps, nous autres serions sans doute très enthousiastes. »

Afin de se préparer aux spectacles, Waters, âgé de 64 ans, échauffe sa voix en entreprenant une série d’exercices inhabituels conçus au cours du XIXème siècle.

Roger Waters : « Mon professeur de chant, à New York, insiste beaucoup sur l’idée qu’il faille faire revenir sa voix à la normale, après un concert. C’est ça qui est le plus bizarre – pour faire ça, on tire la langue avec un gant de toilette. Ce n’est pas très agréable de se trouver dans la même voiture que moi à l’issue d’un concert, parce que je fais ça pendant environ 15 minutes – c’est d’une aide extrêmement précieuse. »

Waters, de par sa voix snob, son comportement d’homme de valeurs, activement engagé dans les œuvres caritatives, donne cette image du membre des Floyd très sérieux, lunatique – voire triste. Peu importe ce qui fait sa personnalité, il ne perd pas une seconde quand il s’agit de réfuter cette idée bien établie selon laquelle les drogues hallucinogènes seraient le moteur de la créativité du groupe.

Roger Waters : « Je n’ai pris de l’acide qu’une seule fois. C’était très pur… On a eu accès à la réalité. C’était assez extraordinaire, mais ce n’est pas quelque chose que je voulais renouveler. C’est plutôt étonnant, cette façon dont vos perceptions auditives et visuelles sont mises sans dessus-dessous – mais à part ça ? La seule sorte d’art qui ne dure est l’art que produisent les gens qui font expérience de leurs relations aux hommes et femmes qui leur sont proches de manières plus profondes. Penser que la drogue ait un rôle à jouer là-dedans, c’est des conneries, franchement. »

Il est probable que le rapide déclin du génie aux commandes du groupe des débuts, Syd Barrett, causé par sa découverte de l’acide, a-t-il aidé Waters à former cet avis.

Roger Waters : « Aucune personne ne sait ce qu’il aurait été sans ça, mais je ne pense pas que Syd soit devenu fou parce qu’il aurait pris trop d’acide. Les symptômes de la maladie mentale dont il était atteint ont été exagérés par l’acide, mais je ne pense pas que ce soit l’acide qui l’ait rendu malade. »

Selon Waters, Syd était malheureusement déjà mort depuis 20 ans.

Roger Waters : « Avant de mourir, il était déjà parti pendant tant d’années. Quand j’ai appris qu’il était souffrant, j’ai tenté en vain de contacter sa sœur pour lui demander si je pouvais apporter mon aide, mais il n’y avait rien à faire. Ce n’est pas comme s’il avait besoin d’argent. Tout ce qu’on pouvait faire pour lui a été mis en œuvre. La dernière fois que je l’ai vu, c’était un ou deux ans après qu’il se soit pointé aux sessions de Wish You Were Here. Je l’ai croisé chez Harrods, où il allait généralement s’acheter des bonbons, mais on ne s’est pas parlé – il a pressé le pas pour m’éviter, en quelque sorte. »

Roger Waters joue ce dimanche et ce lundi à l’O2 Arena de Londres.



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Auteur de la page : RickFloyd (traduction), Walmour (trouvaille, mise en page), manu (mise en page).

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Le livre de Kenneth Grahame qui inspira Syd Barrett pour l'écriture du premier album de Pink Floyd, The Piper at the Gates of Dawn.


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