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Pink Floyd - The Rainbow

Pink Floyd - The Rainbow est un article de Michael Wale paru dans le Times du 18 février 1972. Il revient sur un concert de Pink Floyd au Rainbow, durant lequel le groupe interpréta son album à venir, The Dark Side of the Moon.

Pink Floyd est la principale raison pour laquelle je crois au rock. Hier soir, ils ont joués leur nouvel album pendant une heure ; ce Dark Side of The Moon m’a mit la larme à l’œil. Ça a remis en question toute l’idée que je me faisais de la musique.

Les britanniques du Floyd ont toujours été des innovateurs. Je les ai vu la dernière fois à leur meilleur à Hyde Park en 1970. Ils avaient une chorale et un orchestre pour les accompagner. Ils n’en avaient pas besoin et ils l’ont prouvés hier. Ce qui est bien avec eux c’est d’une part, leur originalité et de plus, le fait qu’ils soient les leaders du mouvement underground britannique : ils ont fait complets au Rainbow (3200 places) pour quatre soirs avec tout au plus une petite annonce en guise de publicité.

C’est ça le Floyd. Vous ne les entendrez jamais à la BBC et en fait vous avez peu de chance d’avoir jamais à payer pour les voir. Ils jouent lorsqu’ils veulent. Un incroyable voyage en arrière, à la fin des années soixante quand seul la musique comptait, pas les tubes. Et maintenant dans Dark Side of The Moon, on trouve tout ce qui a fait la force musicale de Pink Floyd. Les guitares de Dave Gilmour et de Roger Waters surgissent de l’abîme dans cette salle où l’acoustique dessert tant d’autre groupes. Nick Masson rassure avec sa batterie au centre de la scène, Rick Wright chouchoute ses claviers et particulièrement son VCS 3.

Des cris aigus, des notes et même la marche funèbre de Malcolm Muggeridge raisonnent dans la salle. Tout ceci fait partie de la musique du Floyd, ils construisent leur musique, ce sont les derniers à être vraiment originaux. Au fil des ans ils ont produits beaucoup d’albums et même une bande originale pour le film Zabriski Point (sic) mais pour moi ils n’ont jamais été aussi vrais qu’hier soir.

Pourquoi vrais? Eh bien, ils se débrouillent tout seul : ils ont abandonnés l’éclairage normal du Rainbow et ont installés leurs propres projecteurs et fumigènes de toutes les couleurs ce qui n’a fait que rehausser la qualité du spectacle. Pendant toute sa durée, ils étaient totalement dans leur show, complètement original. La guitare de Gilmour et la basse de Waters nous ont fait décoller et planer. La batterie les synchronisaient ; si il en était besoin Wright a rajouté ses échos par dessus. C’est le premier groupe, avec peut-être les Who, qui a réussi à tirer quelque chose de l’acoustique du Rainbow. C’est parce qu’ils ont travaillé avec leur organisateur pendant 24 heures pour ce spectacle.

Version originale de l’article

Pink Floyd are the ultimate statement about why I believe in pop music. Last night they played for an hour a new piece, The Dark Side of the Moon, that brought tears to the eyes. It was so completely understanding and musically questioning.

The Floyd have always been innovators in Britain. The last time I saw them at their best was in Hyde Park in 1970 with orchestral and choral accompaniment. They did not need those embellishments as they proved last night. The great thing about them is their originality and pecularly they represent the ultimate in the British underground because they have sold out The Rainbow for four nights at 3,200 seats a house with scarcely an advertisement.

The Floyd are like that. You will never hear them on BBC‘s Radio One for all that matters and indeed rarely have a chance to even pay to see them. They appear as seldom as they wish to. An incredible harkbick to the late 1960s when really only the music mat- tered and not the hits. And yet in “Dark Side of the Moon” is their total musical statement with Dave Gilmour and Roger Waters’s guitars whining up into the abyss of this theatre whose sound system so often eludes lesser groups. Nick Mason reassures from his drums in the centre of the stage, Rick Wright nurses his kevboards and more poignantly his VCS 3.

Shrill shrieks, notes and even at one time the sepulchral tones of Malcolm Muggeridge reverberate around the hall. This is all part of the Floyd’s statement, they build their music, they are the last of the true originals. Over the years they have produced albums and even the soundtrack to the film Zabriski Point (sic) but for me never have they delivered a musical performance as truthful as last night.

Why truthful? Well, for one thing no one ever identified themselves and they forsook The Rainbow’s normal light show for their own smoky green blue and white lights which only heightened their smouldering performance and all the time there was this total committal, total originality. Gilmour’s guitar and Waters’s bass soared and re-echoed about us. The drums strode about them; if needed Wright added credible echoes. They are the first group, excepting perhaps The Who, who have come to terms with sound at The Rainbow. This is because with their promoter Peter Bowyer they took 24 hours to work on it.

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Auteur de la page : Wulfnoth (transcription), H2O (traduction).

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The Wind in the Willows

Le livre de Kenneth Grahame qui inspira Syd Barrett pour l'écriture du premier album de Pink Floyd, The Piper at the Gates of Dawn.


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