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The Man

(Auteurs : David Gilmour, Nick Mason, Roger Waters, Richard Wright)

Au cours de l’année 1969, les quatre musiciens de Pink Floyd ont l’idée de coller bout à bout des morceaux tirés de leur répertoire, d’en adjoindre d’autres inédites, et de présenter ainsi sur scène des suites conceptuelles autour d’une idée-force. Deux œuvres verront ainsi le jour : The Journey (« Le voyage »), et The Man (« L’Homme »), prémices des futures créations du groupe.

Lever du jour

The Man raconte la journée d’un homme ordinaire, dans tout son caractère archétypal. Cela commence par Daybreak (« Lever du jour ») qui sera le Grantchester Meadows d’Ummagumma. Par la suite, quand The Man sera abandonné, le même Grantchester Meadows (« Les prairies de Grantchester ») sera parfois suivi sans coupure par Astronomy Dominé, histoire de jouer les contrastes, avant que l’un et l’autre ne quitte définitivement le répertoire scénique du groupe.

Au boulot

Le mouvement suivant ne connaitra jamais de gravure officielle, et c’est vraiment dommage, car il montre la maîtrise musicale, ainsi que la capacité d’innovation des quatre musiciens. Intitulé Work , il évoque le travail humain. Un travail humain qui a quelque chose… d’inhumain dans son caractère froid et répétitif. Imaginons Gilmour clouant des planches que scie Waters, tandis que Wright dispense régulièrement une phrase très simple au vibraphone, l’ensemble étant soutenu par une rythmique sans faille de Mason. Tous les quatre sont au diapason les uns des autres, ce qui n’a rien d’évident à priori : essayez donc de jouer de l’égoïne en guise de contrebasse !

Après l'effort...

Notre homme rentre du turbin. En bon britannique, à peine dans ses pantoufles, il se sert un bon thé en écoutant la radio. Gilmour, Mason, Wright et Waters font de même, servis sur scène par un roadie ! C’est la séquence dont profitent les animateurs de radio pour présenter les membres du groupe, quand le concert est retransmis sur les ondes. Bien qu’elle soit assez représentative de l’humour (typically british, of course !) dont peut savoir faire preuve Pink Floyd, l’on comprendra aisément que l’on ait pas trop à regretter que cette séquence n’ait jamais connue de gravure officielle. Mais peut-être est-elle un peu à l’origine de la composition de Alan's Psychedelic Breakfast, sur Atom Heart Mother en 1970.

Galipettes Blues

La dernière gorgée de thé tout juste avalée, notre bonhomme se glisse dans les draps avec sa compagne pour « le faire », si l’on cherche à traduire littéralement le titre Doing It, qui illustre ce mouvement. De l’intro très blues au long solo final de guitare qui culmine en une explosion que, sans craindre la facilité, nous qualifions d’orgasmique, Doing It nous rappelle l’époque déjà lointaine où Pink Floyd était qualifié de groupe de rythm’n blues.
Doing It, sous le titre Biding My Time (« J’attends mon heure »), apparaitra officiellement sur la compilation Relics en 1971, composée en partie d’inédits et des premiers 45 tours du groupe.

Sommeil...

Notre homme s’endort vraisemblablement satisfait et repu. Sleep (« Sommeil ») rappelle la seconde partie de l’instrumental central de Set the Controls For the Heart of the Sun. Les glissendi de guitare et les vibratos de l’orgue, croisés avec d’autres sons jusqu’alors inconnus que Wright va chercher au fond des entrailles de ses machines électroniques, tissent une trame éthérée très évocatrice.

Un appareil spécialement conçu pour lui, l’Azimuth Coordinator, distribue les sons dans toutes les directions en alternance. Cet engin légendaire décevrait presque, quand on le découvre aujourd’hui : il a l’apparence gentiment débonnaire d’une grosse console de jeux vidéo avec deux manettes. Et pourtant, combien de milliers de spectateurs a-t-il transportés alors aux confins du monde musical connu ?

...agité

Mais le sommeil de notre ami, de moins en moins serein, se peuple de cauchemars. Nightmare n’est autre que le Cymbaline de More, dans une longue version que nous avons déjà évoquée dans le chapitre qui lui est consacré.

Avec cette pièce s’achève The Man, sorte d’esquisse des futurs albums conceptuels de Pink Floyd, qui contient déjà en germe quelques thèmes qui seront développés dans ceux-ci : l’aliénation, l’angoisse existentielle…

Discographie

The Man, qui sera joué du printemps 1969 jusqu’au tout début de 1970, ne figure in extenso sur aucun album officiel de Pink Floyd.


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Auteur de la page : Blue Berry.

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